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Bone 1 : Out from Boneville, de Jeff Smith – Scholastic, 2005.

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After being run out of Boneville, the three Bone cousins – Fone Bone, Phoney Bone, and Smiley Bone – are separated and lost in a vast, uncharted desert. One by one, they find their way into a deep, forested valley filled with wonderful and terrifying creatures. Eventually, the cousins are reunited at a farmstead run by tough Gran’Ma Ben and her spirited granddaughter, Thorn. But little do the Bones know, there are dark forces conspiring against them and their adventures are only just beginning!

Déjà adopté depuis longtemps par mes enfants, il me fallait découvrir l’univers de Bone et de ses amis. Un univers fantasy, un petit côté médiéval sympathique, un personnage tout en rondeur fort attachant, une intrigue qui se met bien en place dès le premier tome (j’aime beaucoup cela !), des dessins et une colorisation agréables, … Je valide ce premier tome, et j’ajoute une nouvelle série dans ma liste !

Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une, de Raphaëlle Giordano- Eyrolles, 2015.

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Camille, trente-huit ans et quart, a tout, semble-t-il, pour être heureuse. Alors pourquoi a-t-elle l’impression que le bonheur lui a glissé entre les doigts ? Tout ce qu’elle veut, c’est retrouver le chemin de la joie et de l’épanouissement. Quand Claude, routinologue, lui propose un accompagnement original pour l’y aider, elle n’hésite pas longtemps: elle fonce. À travers des expériences étonnantes, créatives et riches de sens, elle va, pas à pas, transformer sa vie et repartir à la conquête de ses rêves…

Je n’attendais pas grand chose de ce livre, je ne suis pas une adepte des feel good books (d’ailleurs, je me demande encore si celui-ci en est vraiment un ; plutôt du coaching déguisé pour moi), et encore moins des livres de pseudo-socio-philo-psychologie. Et pourtant, je me suis surprise moi-même à prendre des petites notes, par-ci, par-là. Je n’étais pas en désaccord avec toute cette psychologie bien pensante. Par contre, je ne suis pas sûre de revenir un jour sur ces notes pour les mettre en application… Un livre léger, simpliste et un peu fourre-tout, qui semble vouloir du bien à son lecteur.

Vous n’aurez pas ma haine, d’Antoine Leiris- Fayard, mars 2016.

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Antoine Leiris a perdu sa femme, Hélène Muyal-Leiris, le 13 novembre 2015, assassinée au Bataclan. Accablé par la perte, il n’a qu’une arme : sa plume. À l’image de la lueur d’espoir et de douceur que fut sa lettre « Vous n’aurez pas ma haine », publiée au lendemain des attentats, il nous raconte ici comment, malgré tout, la vie doit continuer. C’est ce quotidien, meurtri mais tendre, entre un père et son fils, qu’il nous offre. Un témoignage bouleversant. Ancien chroniqueur culturel à France Info et France Bleu, Antoine Leiris est journaliste. Vous n’aurez pas ma haine est son premier livre.

Un petit récit rempli d’amour dont je savais pertinemment que sa lecture allait me toucher, me bouleverser, me secouer… Un petit récit si complexe par son contexte et son contenu qu’il m’est impossible d’en écrire un avis. Les mots ne suffiraient pas. Il faut chercher ailleurs. Encore. Et ne pas oublier.

Le charme discret de l’intestin, de Giulia Enders – Actes Sud, 2015.

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Giulia Enders, jeune doctorante et nouvelle star allemande de la médecine, rend ici compte des dernières découvertes sur un organe sous-estimé. Elle explique le rôle que jouent notre «deuxième cerveau» et son microbiote (l’ensemble des organismes l’habitant) dans des problèmes tels que le surpoids, la dépression, la maladie de Parkinson, les allergies… Illustré avec beaucoup d’humour par la soeur de l’auteur, cet essai fait l’éloge d’un organe relégué dans le coin tabou de notre conscience. Avec enthousiasme, Giulia Enders invite à changer de comportement alimentaire, à éviter certains médicaments et à appliquer quelques règles très concrètes pour faire du bien à son ventre.

Je n’aurai jamais pensé lire un livre entier sur l’intestin, la digestion ou encore les bactéries. Bravo à Giulia Enders (et sa soeur Jill pour les dessins) pour ce très bon ouvrage de vulgarisation. J’ai appris énormément de choses, mieux compris d’autres, et consolidé des choix de vie avec certains points évoqués. Ce livre est intéressant, instructif, drôle parfois, et il se lit presque comme un roman.

On ne voyait que le bonheur, de Grégoire Delacourt – Le Livre de Poche, 2015.

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Antoine, la quarantaine, est expert en assurances. Depuis longtemps, trop longtemps, il estime, indemnise la vie des autres. Une nuit, il s’intéresse à la sienne, se demande ce qu elle vaut vraiment. Par une introspection sans concession, il nous entraîne alors au cSur de notre propre humanité, lui qui ne s est jamais remis de son enfance, ballotté entre faux bonheurs et réelles tragédies. Orchestré en trois mouvements, du nord de la France à la côte ouest du Mexique, On ne voyait que le bonheur explore aussi le pays de l’adolescence. Et montre que le pardon et la rédemption restent possibles en dépit de tout.

Exaspérée du début à la fin par Antoine, le personnage principal de ce roman, je n’avais qu’une envie : finir ce livre, passer à autre chose, et l’oublier. Heureusement, la troisième et dernière partie m’a presque réconciliée avec l’auteur, tout au moins elle m’a rattrapée sur le fil pour ne par fermer ce bouquin avant de l’avoir fini. J’ai été touchée par cette fin relativement bouleversante, qui sauve tout pour moi. Mais pour le reste, j’ai le sentiment d’avoir lu une histoire qui tendait toujours vers l’excès du tout moche, du tout triste, du tout noir, du tout sombre. Trop pour moi.

La fille qui n’aimait pas les fins, de Yaël Hassan et Matt7ieu Radenac – Syros, 2013.

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Maya est une amoureuse des livres. Elle en a déjà cent trente-quatre ! Sa mère, qui ne peut pas lui acheter tous les livres de la terre, l’inscrit contre son gré à la bibliothèque. Dans ce lieu paisible et studieux, Maya va faire la rencontre d’un vieux monsieur plein de fantaisie, qui l’intrigue beaucoup et dont elle se sent proche. Qui est réellement le mystérieux Manuelo ? La plus belle des surprises est au bout de l’histoire…

Mon fils a lu ce livre pendant son année de CM2, sa classe participant au Prix des Incorruptibles 2014/2015. Il a tellement aimé ce roman, qu’il a voulu l’acheter pour le relire, et le relire encore. Comme il m’en a tant et si bien parlé, je ne pouvais pas passer à côté de cette lecture. Et, une fois de plus, je suis une maman heureuse de partager ces moments de lecture avec mon ado en devenir, et partager aussi des coups de coeur lecture ! Il y a tant de choses dans ce roman : des livres, une bibliothèque, des secrets, du mystère, des liens forts qui se créent entre deux personnages qui se retrouvent, l’évocation du deuil, la reconstruction, une petit dose de pardon, beaucoup d’humanité, des personnages attachants, … Une très belle histoire, une très belle écriture. Mon fils et moi vous recommandons vivement ce roman !

La fille qui n’aimait pas les fins a été le lauréat du 26ème Prix des Incorruptibles.

Une autre vie, de S. J. Watson – Sonatine, 2015.

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Femme au foyer, Julia mène une vie bien rangée à Londres avec son mari et son fils. Lorsqu’elle apprend la mort de sa jeune sœur, Kate, victime d’une agression à Paris, près du canal de l’Ourcq, elle est sous le choc. Les deux sœurs, dont les relations n’ont jamais été faciles, s’étaient perdues de vue. Ne parvenant pas à faire son deuil, Julia décide d’aller à Paris afin d’en savoir plus sur la vie que menait Kate. Là, elle apprend que cette dernière fréquentait assidûment les sites de rencontre en ligne. Le doute s’insinue alors dans son esprit : et si la mort de sa sœur n’était pas due à une simple agression mais à une mauvaise rencontre ? Ne pouvant se débarrasser de cette idée obsédante, Julia décide de se faire passer pour Kate sur le site Internet d’escorts que celle-ci utilisait. Mais, à l’âge des bilans, des remises en question, des ambitions laissées derrière elle, Julia ne réalise pas qu’elle est en train de jouer un jeu dangereux à double titre. Si elle a en effet raison sur les circonstances de la mort de sa sœur, elle prend tous les risques. Et en goûtant à une autre vie, plus excitante, que va-t-il rester de la sienne ?

Quand on a découvert et adoré un auteur après la lecture de son premier roman, on ne peut pas ne pas lire son deuxième roman. Mais on est tiraillé entre l’envie de s’y plonger et la peur d’être déçu par ce nouvel opus. J’ai lu Avant aller dormir il y a quatre ans, et j’en garde encore un très bon et vif souvenir, même bien plus qu’un souvenir. Si j’ai mis un petit moment avant d’ouvrir et commencer à lire les pages de ce roman, Une autre vie, c’est que je voulais rester sur cette bonne impression, sur cette sensation si particulière. Pourtant, ma curiosité a été plus forte. Et, comme je le craignais et m’y attendais un peu, mais sans aller jusqu’à la déception et encore moins l’ennui, ce deuxième roman est pour moi un peu en-dessous du premier. J’y ai retrouvé le même mécanisme du thriller psychologique typique de cet auteur, mais la surprise ne fut pas au rendez-vous. Un thriller efficace mais sans trop de saveur, avec une fin décevante, voire bâclée.

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