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Mes lectures inachevées #13

Voici les livre que j’ai refermés définitivement avant la fin ce mois-ci, mais dont j’ai tout de même envie de garder une petite trace…

Bretagne, 1914. La guerre menace. Une nuit, la charrette de la mort s’arrête devant la maison de Gwen le Tousseux, le jeune orphelin. C’est lui que vient chercher l’Ankou, pour l’emmener au pays dont on ne revient jamais… Quand Gwen se réveille, il est passé de l’autre côté, dans un monde comme surgi du passé. Dans ce pays étrange, effrayant mais fascinant, dominé par la douane volante, il va vivre des aventures extraordinaires. Gwen l’Egaré parviendra-t-il à retrouver sa terre natale ou son destin sera-t-il à jamais lié à Jorn, le redoutable officier de la douane volante? Une fresque magnifique, entre roman fantastique et récit initiatique, dans laquelle François Place révèle toute la dimension de son talent d’écrivain. Avec Gwen le Tousseux, laissez-vous emporter au-delà des frontières du réel et du temps.

Lu : 103/334 pages

 

Ce roman se passe à Paris. Et pourtant on y croise des crocodiles.
Ce roman parle des hommes. Et des femmes. Celles que nous sommes, celles que nous voudrions être, celles que nous ne serons jamais, celles que nous deviendrons peut-être.
Ce roman est l’histoire d’un mensonge. Mais aussi une histoire d’amours, d’amitiés, de trahisons, d’argent, de rêves.
Ce roman est plein de rires et de larmes. Ce roman, c’est la vie.

Lu : 107/661 pages

 

As de l’informatique, vice-présidente de la toute-puissante Banque mondiale, Verity Banks est à la tête du service de Transferts Electroniques de Fonds de l’établissement. Un poste prestigieux qui n’empêche pas la jolie banquière de relever le pari insensé que vient de lui lancer son sulfureux mentor. Afin de prouver les failles du réseau informatique bancaire, il lui propose de détourner un milliard de dollars, l’investir pendant trois mois puis le restituer sans que personne ne s’en aperçoive… À l’image du grand Nathan Rothschild révolutionnant les fondements de la banque moderne, Verity ne va pas hésiter à user de son flair et de ses réseaux pour mener à bien son audacieux projet. Quitte à se retrouver impliquée dans un complot financier d’une tout autre envergure…

Lu : abandonné très vite, avant les fameuses 100 premières pages…

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Everything, everything, de Nicola Yoon – Ember, mars 2017.

My disease is as rare as it is famous. Basically, I’m allergic to the world. I don’t leave my house, have not left my house in seventeen years. The only people I ever see are my mom and my nurse, Carla. But then one day, a moving truck arrives next door. I look out my window, and I see him. He’s tall, lean and wearing all black—black T-shirt, black jeans, black sneakers, and a black knit cap that covers his hair completely. He catches me looking and stares at me. I stare right back. His name is Olly. Maybe we can’t predict the future, but we can predict some things. For example, I am certainly going to fall in love with Olly. It’s almost certainly going to be a disaster.

Autant j’avais beaucoup apprécié The Sun is Also a Star, autant ce roman ne m’a pas emporté. Je me suis attachée à aucun des personnages, et l’histoire ne m’a pas ému plus que ça. Je suis restée à côté de cette histoire, à côté de cette rencontre, à côté de cette romance, à côté de cette folle envie de se sentir vivante ressentie par Maddy. La fin, avec son énorme rebondissement, m’a tout de fois bien surprise, je ne l’avais pas vu venir. Mais ce fut une lecture trop mitigée, trop inégale pour l’apprécier pleinement.

Sur la route d’Indianapolis, de Sébastien Gendron – Magnard, 2016.

Lilian, un collégien français, passe quelques jours à Chicago chez son oncle et sa tante avant de partir rejoindre son père à Indianapolis. Mais le voyage en car Greyhound va se révéler rocambolesque et… cauchemardesque ! Pourquoi le chauffeur repart-il sans attendre Lilian alors qu’il est descendu avec une envie pressante ? Qui est cet étrange M. Kaplan, parlant français, descendu au même arrêt que lui au bord de la route 41 ? Que fait cet avion au milieu de nulle part et pourquoi tire-t-il sur Kaplan ? Comment Lilian va-t-il se sortir de cette succession de dangereuses mésaventures ?

Lecture commune avec ma fille (et lecture au programme de sixième cette année), Sur la route d’Indianapolis est un petit roman aux multiples rebondissements. Ces derniers sont trop nombreux à mon goût, et plus on avance dans l’histoire et plus ce scénario devient improbable. Ma fille et moi on n’y croyait plus. Mais j’ai aimé ce road trip rocambolesque en bus, en voiture, en moto, en hélicoptère ! Le personnage de Lilian est attachant et l’histoire finie bien !

Wrinkles, de Paco Roca – Fantagraphics Books, 2016.

Retired bank manager Emilio, suffering from Alzheimer’s, is taken to an assisted living home by his son. Confused and disoriented by his new surroundings, he finds unexpected support in his roommate Miguel, a brash rogue and overconfident ladies’ man. Together, they employ clever tricks to keep the doctors from noticing Emilio’s ongoing deterioration — and keep him from being transferred to the dreaded confinement of the top floor of the facility. (“Better to die than to end up there.”) Their determination to stay active as individuals and maintain their dignity culminates in a nighttime escape and joyride and adds a dash of adventure to their otherwise tedious day-to-day routine. While for some residents, the home is a place to wind down their lives, for Emilio and Miguel it becomes, in a quirky way, a new beginning. With echoes of One Flew Over the Cuckoo’s Nest and Cocoon, Paco Roca squarely addresses the fears of growing old and isolated in a work infused with remarkable humor, humanity, and sensitivity. Wrinkles was adapted into an award-winning international animated film in 2011, with Martin Sheen and Matthew Modine voicing the main characters in the English version. Wrinkles swept all the top Spanish comics awards, including the National Comics Award and Best Spanish Comic Strip and won Italy’s Gran Guinigi Award. Paco Roca won the Goya Award for his screenplay adaptation for the animated film, in addition to other international awards for his work as a comics artist.

Un roman graphique très émouvant sur la maladie d’Alzheimer, sur la vieillesse et la solitude aussi. On suit l’évolution de cette terrible maladie à travers le personnage d’Emilio, qui intègre un jour la maison de retraite, alors qu’il se croit encore en activité. La dure réalité va le rattraper, petit à petit, avec des moments douloureux de clairvoyance parfois. Il est entouré et soutenu par Miguel, résident et camarade de chambrée. Tous deux refusent de se laisser aller, et cherchent la moindre occasion pour avoir le sentiment d’être encore vivants et surtout présents. Les planches et les dessins de Paco Roca reflètent une certaine douceur, comme un signe de respect envers nos anciens. A lire absolument !

  

Tokyo underground (Otaku Blue 1), de Richard Marazano (scénario) et Malo Kerfriden (dessin) – Dargaud, 2012.

Tokyo. Aujourd’hui. Asami est étudiante en sociologie. Son sujet : les otaku, ces Japonais vivant pour ou par une passion unique. Elle les rencontre, les interviewe, elle dissèque leurs comportements… Au même moment, Kioshi Arakawa, inspecteur de la police métropolitaine, démarre une enquête sur des meurtres rituels de prostituées. Le tueur tranche et emporte à chaque fois une partie du corps de ses victimes… Otaku Blue une enquête double au plus profond des obsessions japonaises, en deux albums.

Il ne se passe pas grand chose dans ce premier tome. Les dessins ne sont pas époustouflants, pourtant la couverture avait fait son effet. En achevant ce tome 1, je ne ressens pas une énorme envie de connaître l’identité de ce Buntaro, et/ou celle du tueur en série. Je ne suis donc pas plus pressée que cela de me procurer le tome 2.

 

Gaijin : American Prisoner of War, de Matt Faulkner – Hyperion Books, 2014.

With a white mother and a Japanese father, Koji Miyamoto quickly learns that his home is no longer a welcoming one. Streetcars won’t stop for Koji, and his classmates accuse him of being an enemy spy. When a letter arrives from the government notifying him that he must go to a relocation center for Japanese Americans, he and his mother are forced to leave everything they know behind. Once there, Koji soon discovers that being half white in the internment camp is just as difficult as being half Japanese in San Francisco. Koji’s story, based on true events, is brought to life by Matt Faulkner’s cinematic illustrations, which reveal Koji struggling to find his place in a tumultuous world—one where he is a prisoner of war in his own country.

Nous avons visité le Manzanar National Historic Site l’année dernière. Du coup, quand je suis tombée sur ce livre à la librairie, j’ai eu envie de le lire. C’est un moment sombre de l’Histoire américaine qui est évoqué ici ; celui pendant lequel un très grand nombre de Japonais, ou de personnes ayant des origines japonaises, ont dû tout quitter, après l’attaque de Pearl Harbor, pour intégrer de force des camps d’internement (comme celui de Manzanar en Californie). Certains y sont restés des années. L’histoire de Gaijin est celle de Koji, un adolescent américain, dont le père est japonais. Il va devoir intégrer un camp, avec sa mère qui ne peut se résoudre à l’abandonner. Un roman graphique émouvant doté d’une très belle colorisation.

  

Ces rêves qu’on piétine, de Sébastien Spitzer – Les Editions de l’Observatoire, août 2017.

Sous les bombardements, dans Berlin assiégé, la femme la plus puissante du IIIe Reich se terre avec ses six enfants dans le dernier refuge des dignitaires de l’Allemagne nazie. L’ambitieuse s’est hissée jusqu’aux plus hautes marches du pouvoir sans jamais se retourner sur ceux qu’elle a sacrifiés. Aux dernières heures du funeste régime, Magda s’enfonce dans l’abîme, avec ses secrets. Au même moment, des centaines de femmes et d’hommes avancent sur un chemin poussiéreux, s’accrochant à ce qu’il leur reste de vie. Parmi ces survivants de l’enfer des camps, marche une enfant frêle et silencieuse. Ava est la dépositaire d’une tragique mémoire : dans un rouleau de cuir, elle tient cachées les lettres d’un père. Richard Friedländer, raflé parmi les premiers juifs, fut condamné par la folie d’un homme et le silence d’une femme : sa fille. Elle aurait pu le sauver. Elle s’appelle Magda Goebbels.

Je n’avais pas vraiment envie de lire un livre évoquant le nazisme, Magda Goebbels, et les terribles camps de concentration. Mais la curiosité m’a piqué, et je voulais moi aussi découvrir ce premier roman. Ce fut une lecture intéressant sur la Seconde Guerre Mondiale, car cette période tragique est ici abordée d’une manière différente : par un roman qui rend vivante l’Histoire. Mais au-delà de ça, je n’ai que moyennement apprécié cette lecture. En fait, son côté romancé de l’Histoire fût pour moi un point fort et un point faible. Quelle est la part de réel ? Celle imaginé par l’auteur ? Le fait d’alterner les points de vue entre la situation dans les camps (puis la fuite) et celle dans le bunker à Berlin devenait de plus en plus troublant, dérangeant pour moi au fil des pages. Le contraste est si saisissant entre les deux. J’avais le sentiment d’étouffer, partout. Comme un mal être grandissant. Et les derniers chapitres n’ont rien arrangé. Cette lecture m’a trop dérangé pour l’apprécier pleinement.

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