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juillet 2012

Seuls dans la ville entre 9h et 10h30

Seuls dans la ville entre 9h et 10h30 d’Yves Grevet – Syros, 2011.

Présentation de l’éditeur : Tout commence par une expérience littéraire proposée par un professeur de français à sa classe : Postez-vous seul(e) à un endroit du centre-ville entre 9h et 10h30 et écrivez ce que vous voyez ou ce que cela vous inspire. La forme est libre : description, fiction, poésie… Or, ce matin du 23 mars, maître Marideau, le notaire de la ville, est assassiné et son corps retrouvé à l’arrière d’une Mercedes bleue, sur l’île aux Chiens. Alors que l’enquête de la police piétine, Erwan décide de récupérer les copies de ses camarades afin de traquer le moindre indice susceptible de conduire au coupable.

Mon avis : séduite par la quatrième de couverture (et l’auteur aussi), ce livre est arrivé dans ma PAL. Je trouvais l’idée de mener une enquête, dite policière, à partir de ces copies de lycéens très originale. Mais le rythme du roman s’essouffle très vite et rend la lecture presque ennuyeuse. La découverte du complot sur la fin relève un peu tout cela heureusement.

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L’invisible

L’invisible de Robert Pobi – Sonatine, mai 2012.

Présentation de l’éditeur : Montauk, Nouvelle-Angleterre. Jack Cole revient pour la première fois depuis près de trente ans dans la maison où il a grandi. Son père, Jacob Coleridge, un peintre reconnu et célébré dans tout le pays à l’égal de Jackson Pollock, y vit reclus depuis des années, souffrant de la maladie d’Alzheimer. Son état a récemment empiré et une crise de démence l’a conduit à l’hôpital. Si ses jours ne sont pas en danger, ses moments de lucidité sont rares. Jack, qui a le corps entièrement tatoué d’un chant de L’Enfer de Dante, souvenir d’une jeunesse perturbée, est lui aussi un artiste en son genre. Travaillant en indépendant pour le FBI, il possède un don unique pour lire les scènes de crime et entrer dans l’esprit des psychopathes. Alors qu’un terrible ouragan s’approche des côtes, Dan Hauser, le shérif de la ville, profite de la présence de Jack pour lui demander de l’aider à résoudre un double assassinat, celui d’une femme et d’un enfant dont on ignore les identités. Devant la méthode employée par le tueur, Jack ne peut s’empêcher de faire le lien avec un autre crime, jamais résolu, le meurtre de sa mère lorsqu’il avait 12 ans. Alors que le village est bientôt coupé du monde par la tempête, les meurtres se succèdent et Jack est bientôt convaincu que son père connaît l’identité de l’assassin. La clé réside-t-elle dans les 5 000 mystérieux tableaux qu’il a peints inlassablement ces dernières années et qui semblent constituer une sorte d’étrange puzzle ? C’est dans l’esprit de son père que Jack va cette fois devoir entrer, comme il entre d’habitude dans celui des criminels, pour trouver une vérité complètement inattendue.
Dans ce premier roman impressionnant, Robert Pobi s’intéresse à un trait commun que partagent artistes, médecins et policiers, celui d’interroger obsessionnellement les apparences afin d’atteindre, peut-être, la vérité qui se cache derrière. Avec une efficacité et une maîtrise dignes des plus grands auteurs de thrillers, il tient le lecteur en haleine de la première à la dernière page, au fil d’une intrigue machiavélique, jusqu’au coup de théâtre final, qui place le livre au niveau des plus grandes réussites du genre.

Mon avis : décidément, les éditions Sonatine excellent dans la publication de premiers romans époustouflants. Comme récemment avec Avant d’aller dormir, je suis une fois de plus bluffée en achevant cette lecture. Je n’ai rien vu venir, rien soupçonné avant les dernières pages. Et quand un auteur me piège ainsi, j’adore, et je dis « Bravo » ! La surprise est un ingrédient des plus appréciable dans la lecture…

Les chevaux du vent

Les chevaux du vent (première partie), de Jean-Claude Fournier (dessins) et Christian Lax (scénario) – Dupuis, collection Aire Libre, octobre 2008.

Présentation de l’éditeur : Les chevaux du vent, ce sont ces drapeaux de prière multicolores reliés par un même fil qui ondulent sous la brise, claquent sous la tempête, se délavent sous le soleil et la mousson, se déchirent sous la marche du temps, mais qui ne cessent d’illuminer les esprits. La vie des êtres humains n’est-elle pas à l’image de ces morceaux d’étoffe ? C’est la question que posent Lax et Fournier en conviant leurs lecteurs à rejoindre dans leur intimité une famille de la haute vallée du Gange à la fin du XIXe siècle. Deux frères amoureux de la même femme, il n’en faut pas plus pour rompre l’équilibre d’une famille, pour lancer ses protagonistes sur les routes de l’aventure. Ainsi, le père qui pour reconstruire sa famille se lance dans l’espionnage au profit des anglais. Sur fond de colonisation et de conquête victorienne, ce sont tous les mouvements de la tragédie classique qui se jouent à l’ombre des cimes enneigées de l’Himalaya.

 

Les chevaux du vent (seconde partie), de Jean-Claude Fournier (dessins) et Christian Lax (scénario) – Dupuis, collection Aire Libre, mai 2012.

Présentation de l’éditeur : Après un périple long, dangereux et épuisant, Calay, embauché par les anglais comme espion cartographe, est enfin parvenu à rejoindre le monastère de Garphu où vit depuis quinze ans son plus jeune fils. Mais à l’heure des retrouvailles, il est arrêté par Kansa, un policier spécialisé dans la traque et la capture des espions. Vieux, épuisé, malade, le voilà sous les verrous à des semaines de marche de son foyer. Quand Resham, le fils aîné de Calay, engagé dans l’armée anglaise, apprend que son père a entrepris ce dangereux voyage au Mustang, il choisit de déserter pour partir à sa recherche. À peine arrivé dans ce royaume interdit après un voyage mouvementé, il découvre que son père a été arrêté. Aidé d’un Amchi, un médecin népalais qu’il a sauvé des griffes d’une bande de brigands sur la route, il décide de le faire évader. S’évader de prison est une chose ; sortir du Mustang en est une autre…

Mon avis : voici une BD qui comble son lecteur, de part son histoire, tragique, bouleversante, mais attachante, et surtout ses dessins magnifiques, qui font voyager dès la première planche. Les paysages représentés ici sont à couper le souffle, tels des cartes postales qui nous auraient été envoyées. Merci au duo Fournier / Lax pour ce merveilleux voyage au Népal.

Ça s’est passé là / La maîtresse a pleuré trois fois / Ce soir-là / Le goût de la tomate

Ça s’est passé là d’Emmanuel Bourdier – Éditions Thierry Magnier, collection Petite Poche, 2010.

...Achevé d'imprimer à quatorze heures tapantes...

Quatrième de couverture : Il est 13h23. Sur le trottoir, la foule regarde le bâtiment E de la cité Marcel Pagnol. Au fil des minutes qui s’écoulent, chacun des spectateurs nous dit quelque chose de sa vie dans ce bâtiment, petit souvenir ou grand, des moments d’émotion impartageable. Et à 14 heures ! C’est le boum.

Mon avis : de 13h23 à 13h30, chaque personnage se remémore avec émotion un souvenir, ce qui le rattache à cette « barre » qui ne sera plus dans quelques minutes. Pour Saâdi, c’est son premier baiser à Fatoumata ; pour Lou, la perte de son doudou ; pour Prune, un accouchement ; pour Roland, l’attente du marchand de glaces ; pour Élisa, une mosaïque ; pour Louisette, le souvenir d’en avoir été la première gardienne. Un petit roman plein d’émotions.

La maitresse a pleuré trois fois de Murielle Szac – Éditions Thierry Magnier, collection Petite Poche, 2010.

...Achevé d'imprimer les yeux au ciel...

Quatrième de couverture : Le nouveau copain d’Hugo s’appelle Martin. Il vient d’arriver de Chine et ne parle pas bien français. Un jour, à l’école, sa chaise reste vide. Ce jour-là, la maîtresse fond en larmes. Qu’est-il arrivé à Martin ? Hugo, aidé par sa maman, va remuer ciel et terre pour son ami.

Mon avis : une histoire très touchante et poignante sur l’expulsion d’un enfant, évoquée à travers le regard d’un autre enfant. J’ai rarement lu un livre si court plein d’une telle intensité. Ce fut une lecture bouleversante…

Ce soir-là d’Agnès Lacor– Éditions Thierry Magnier, collection Petite Poche, 2010.

...Achevé d'imprimer à l'heure...

Quatrième de couverture : Benjamin rentre seul à la maison après l’école, seul il fait ses devoirs après avoir goûté. Quelquefois Sebastian, l’étudiant d’à côté, passe le voir ; ça fait un peu de compagnie en attendant le retour de maman. Mais ce soir Caroline est en retard, et Benjamin commence à avoir peur qu’elle ne revienne jamais…

Mon avis : difficile d’attendre le retour de sa maman tous les soirs. L’attente et l’inquiétude sont toujours là, malgré la routine et les petites occupations pour passer le temps. Mais ce soir, Sébastien est très inquiet, car les minutes passent et sa mère n’est toujours pas rentrée. Une petite histoire très intense sur l’attente de l’être cher.

Le goût de la tomate de Christophe Léon – Éditions Thierry Magnier, collection Petite Poche, 2011.

...Achevé d'imprimer en rougissant...

Quatrième de couverture : Dans ce monde-là, on ne mange plus que de l’artificiel, les jardins ont disparu : il est interdit de cultiver, cueillir, récolter. Clovis et son père Marius font pousser en grand secret un plant de tomates. Une fois au moins, Clovis goûtera un produit frais, au goût de liberté.

Mon avis : cette histoire peut appartenir à notre futur proche, hélas. Le thème me paraissait intéressant, mais finalement, ce petit roman d’anticipation ne m’a pas emporté plus que ça… Dommage.

Prune et la colo d’enfer

Prune et la colo d’enfer (tome 3) de Severine Vidal (texte) et Kris Di Giacomo (illustrations) – Frimousse, 7 juin 2012.

Présentation de l’éditeur : C’est une première pour Prune, ses parents ont décidé de l’envoyer en colo. Elle ne voit pas du tout ça d’un bon œil : la colo c’est beurk. Elle va devoir se passer de ses deux  » zanimaux « , de ses copains, elle a la trouille des bruits, la nuit (mais chut !, ça, elle ne l’a dit à personne)… Bref, ce départ, c’est un cauchemar. Finalement, son chat Tastrof’ et Bernie le poisson rouge seront du voyage, Myrtille deviendra une nouvelle copine avec d’autres encore (Camille, Louna, Boris, Yanis et Matthieu), et les fantômes du manoir breton feront passer de supers moments à Prune et ses copains. Cet enfer de colo a finit par devenir une colo d’enfer ! Vivement l’année prochaine !

Mon avis : un petit bijou de roman pour jeunes lecteurs, avec ce trio de choc : Séverine Vidal pour l’histoire, Kris Di Giacomo pour les illustrations (que j’adore), et le tout paru aux éditions Frimousse. Le bonheur ! On sourit et on rit (même si comme moi vous n’avez jamais été en colo) grâce à un humour savoureux, et on en prend plein les yeux avec des pages pétillantes et colorées. Je viens de découvrir Prune avec ce tome 3. Je vais patienter avec les tomes 1 et 2 en attendant la parution du tome 4 en septembre…

     

Avant d’aller dormir

Avant d’aller dormir, de S.J. Watson – Sonatine, 2011.

Présentation de l’éditeur : À la suite d’un accident survenu une vingtaine d’années plus tôt, Christine est aujourd’hui affectée d’un cas très rare d’amnésie : chaque matin, elle se réveille en croyant être une jeune femme célibataire ayant la vie devant elle, avant de découvrir qu’elle a en fait 47 ans et qu’elle est mariée depuis vingt ans. Son dernier espoir réside dans son nouveau médecin, Ed Nash. Celui-ci lui a conseillé de tenir un journal intime afin qu’elle puisse se souvenir de ce qui lui arrive au quotidien et ainsi reconstituer peu à peu son existence. Quand elle commence à constater de curieuses incohérences entre son journal, ce que lui dit son entourage et ses rares souvenirs, Christine est loin de se douter dans quel engrenage elle va basculer. Très vite elle va devoir remettre en question ses rares certitudes afin de faire la vérité sur son passé… et sur son présent.

Mon avis : lire ce livre était pour moi une évidence, encore fallait-il prendre le temps de le faire… C’est chose faite, et j’ai pris une belle claque. Je suis entrée toute de suite dans cette intrigue, brillante, et j’ai vraiment dévoré ce pavé. Je ne sais pas quoi, mais j’aurais voulu en lire encore plus. Le seul petit bémol serait ce semblant de répétition, l’amnésie de Christine rendant les débuts de chapitre presque identiques à quelques nuances près, mais de part l’intrigue cela me semble inévitable. Premier roman de cet auteur. Et déjà des initiales et un nom à ne pas oublier. L’expression « un livre qu’on ne peut pas lâcher », trop souvent injustement utilisée, prend ici toute sa valeur. Bref, un livre à lire absolument !

Murena 1 : La pourpre et l’or

Murena 1 : La pourpre et l’or, de Jean Dufaux (scénario) et Philippe Delaby (dessins) – Dargaud, 2001.

Présentation de l’éditeur : Mai 54, Rome, midi. Il fait une chaleur torride sur l’arène et les quelques gladiateurs survivants qui essaient encore de s’entretuer n’amusent plus personne, sauf l’empereur Claude, affalé dans les gradins déserts, avide d’entendre le dernier râle du dernier combattant. En dehors de l’arène, la vie est aussi féroce. Tout le monde veut le pouvoir, tout le monde est prêt à tuer pour l’obtenir. Agrippine, par exemple, seconde femme de Claude et mère de Néron, est en train de faire fabriquer un poison pour son cher époux : maintenant qu’il a reconnu son fils, il peut disparaître et lui laisser le trône. D’ailleurs, il faut faire vite : Claude parle de la répudier et d’épouser la femme qu’il aime, Lolia Paulina, mère de Lucius Murena. Evidemment, dans le colimateur d’Agrippine, la pauvre Lolia n’a aucune chance. Quant à Claude, il mourra empoisonné et son fils Britannicus sera écarté du pouvoir au profit de Néron. Voilà l’histoire de Rome telle qu’on nous la raconte dans les manuels scolaires, à ceci près qu’elle prend ici un relief surprenant : sanglante et crapuleuse, elle n’est que superstitions, trahisons, terreur et violence.

Mon avis : je voulais commencer cette série depuis longtemps, mais j’ai préféré attendre que le cycle 2 s’achève pour pouvoir lire les 8 tomes sans une interruption trop longue. Je ne sais pas pourquoi Murena m’a toujours attiré de prime abord, car je ne suis pas une passionnée d’Histoire. Et pourtant, après avoir lu ce premier tome du cycle 1, je ne bouderai pas mon plaisir à poursuivre cette série. Dans La pourpre et l’or, une fois les personnages principaux posés, on entre très vite dans le vif du sujet, à savoir le pouvoir : comment le garder, ou comment le gagner. Les dessins sont riches, mais parfois un peu trop ternes, et au début j’ai eu quelques difficultés à distinguer des personnages un peu trop ressemblants. Toutefois, avec une belle trame historique et de bons rebondissements, cette série bien fournie en précisions historiques promet d’être passionnante. A suivre donc !

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