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août 2012

La randonnée

La randonnée de Christophe Léon – Thierry Magnier, février 2012.

...Achevé d'imprimer face au grizzli...

Présentation de l’éditeur : Quoi de mieux pour réconcilier cinq adolescents en rupture avec la vie qu’une rando en montagne avec Jeff, un éducateur bienveillant ? Le projet est alléchant pour Jennifer, Lisa, Mariam, Damien et Lukas qui semblent presque enthousiastes. Il faut marcher, camper, faire à manger, se laver dans les torrents glacés… bref! être ensemble 24 h/24. Mais quand Jeff disparaît, et que les ados partent à sa recherche, ils découvrent le cadavre d’une ourse tuée par balle… La montagne est habitée, ils ne sont pas seuls… Mais où est Jeff ?

Mon avis : au départ de cette rando, ce n’est pas l’osmose dans ce petit groupe, bien au contraire. D’un côté l’éducateur, qui essaye tant bien que mal de motiver ces jeunes ; de l’autre les garçons et les filles, qui se cherchent et s’insultent à la moindre occasion. Puis, à mesure que les tensions au sein du groupe s’effacent, la nature semble elle de plus en plus hostile, l’inquiétude de ce qui pourrait l’entourer monte dans l’esprit du groupe. Dans les dernières pages, où tout s’enchaîne très vite, la tension est palpable, on sent que le pire peut arriver… et il arrive. La fin est malheureusement bien trop rapide, ce qui m’a laissé un petit gout d’inachevé pas très agréable en fermant ce petit roman.

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Lucille

Lucille de Ludovic Debeurme  – Futuropolis, 2006.

Présentation de l’éditeur : Enfant, Lucille était une petite grosse. Une petite fille moche, délaissée par les garçons, et qui s’accrochait, fascinée, à sa poupée mannequin, Linda. Elle était si belle Linda, tellement jolie, tellement mince. Quand Lucille a rangé sa poupée au fond d’une malle, c’est qu’elle était enfin devenue Linda, mince comme un fil. La beauté en moins. Arthur aime son père. Petit, il restait des heures au bistrot avec lui, à l’attendre en comptant les verres vides, pour tromper l’ennui. Il est marin, son père. Pas un marin au long cours, non, un pêcheur. Pas un patron-pêcheur, un employé sur un petit chalut. Arthur supporte tout de son père, l’alcool, les bagarres, le port, l’odeur des moteurs, la mer. Le père d’Arthur, c’est Vladimir. Il s’appelle Vladimir comme son père, comme Arthur plus tard quand lui, il aura cassé sa pipe. Les hommes, les aînés, ils s’appellent tous Vladimir, c’est la tradition. Une croix de plus à porter pour Arthur… Et puis un hasard, une rencontre : Arthur et Lucille s’aiment au premier regard. Alors ils s’enfuient. Ensemble, ils partent pour Paris, puis l’Italie. Elle fuit sa mère. Lui, le fantôme de son père. Loin du chagrin et des souffrances, c’est avec la simplicité, la naïveté et l’enthousiasme de leur jeunesse qu’ils vivent leur amour. C’est magnifique, la Toscane. Tout va changer. Oui, c’est ça. Une autre vie va commencer, loin du passé…

Mon avis : Lucille, c’est un pavé de 500 pages qui ne laisse pas indifférent. La narration nous fait entrer dans le plus intime des personnages, tout en le faisant avec pudeur et non sans émotion. Le dessin, fait uniquement de noir et de blanc, de courbes légères, et très minimaliste, rend ce roman graphique assez particulier mais si attachant. En lisant la dernière page et ces derniers mots « Fin de la première partie », je me suis hélas souvenue trop tard que Lucille avait une suite … que je n’ai pas dans ma PAL actuellement. Il me la faut !

Coupures irlandaises

Coupures irlandaises, de Kris (scenario) et Vincent Bailly (dessin et couleur)  – Futuropolis, collection Agora, 2008.

Présentation de l’éditeur : à l’occasion d’un voyage linguistique à Belfast, deux jeunes bretons, Nicolas et Chris, découvrent la dure réalité du conflit Nord Irlandais. Le voyage est long pour les apprentis polyglottes et l’arrivée en Ulster les surprend. Pluie, grisaille, douaniers nerveux, pluie, militaires, barrages, pluie… Autre déconvenue : nos deux amis n’habiteront pas sous le même toit, Nicolas restera dans une famille ouvrière catholique alors que Chris doit se rendre chez une famille protestante nettement plus aisée. Chris se sent peu d’affinités avec eux. Trop gentils pour être honnêtes. Mais pour les deux jeunes gens, la découverte de l’Irlande passera également par la découverte des filles… Un dossier de 16 pages complète ce récit avec la participation d’historiens spécialistes de l’Irlande du nord, mais aussi de différents acteurs du récit et du conflit.

Mon avis : une BD qui relate de manière intéressante le conflit en Irlande du Nord à travers le regard de deux adolescents. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en lisant cette BD, et j’avoue avoir été agréablement surprise. J’apprécie de plus en plus les BD qui évoquent des passages de notre Histoire. Et le dessin de Coupures irlandaises m’a séduite, non pas par son trait, mais par le choix des couleurs, qui collent très bien aux événements.

La mémoire de l’eau

La mémoire de l’eau, première partie, de Valérie Vernay (dessins) et Mathieu Reynès (scénario) – Dupuis, avril 2012.

Présentation de l’éditeur : le jour où Marion emménage avec sa mère dans la maison de famille dont elles ont hérité, une nouvelle vie commence pour la petite fille. Fini la vie citadine, les voilà installées au bord de la mer, dans le village où ses grands-parents ont vécus plus de trente ans auparavant. L’endroit est magique : une vue imprenable, la plage au pied du jardin… Au village, les plus anciens se souviennent du grand-père de Marion, disparu en mer bien avant sa naissance ; c’est l’occasion pour elle d’en apprendre un peu plus sur l’histoire de sa famille, dont elle ne sait presque rien. Et puis, il y a ces rochers sculptés, sur la lande, dont les anciens du village disent qu’ils sont une trace de légendes oubliées… Mais alors dans ce cas, pourquoi déchiffre-t-elle sur l’un d’entre eux les initiales et la date de disparition de son grand-père ? Et pourquoi le gardien de phare, leur plus proche voisin, leur paraît-il si hostile, alors qu’il a été l’ami de son grand-père du temps de sa jeunesse ? Un récit fantastique sur fond de secret de famille et de légendes maritimes, qui met en scène une petite fille d’aujourd’hui.

La mémoire de l’eau, seconde partie, de Valérie Vernay (dessins) et Mathieu Reynès (scénario) – Dupuis, juin 2012.

Présentation de l’éditeur : Marion en est désormais certaine, les rochers sculptés un peu partout dans le village ne sont pas là uniquement pour le folklore. Autrement, pourquoi l’un d’entre eux porterait les initiales et la date de la disparition de son grand-père ? Malgré les mises en garde des gens du village, elle décide d’interroger le gardien du phare. Quitte à prendre tous les risques…

Mon avis : cette BD nous emmène en Bretagne, dans un petit village où se mêlent légendes et réalité. Le monde de la mer, les secrets de famille, et une petite touche de fantastique nous sont distillés au fil des pages, à mesure que l’on suit la jeune Marion dans ses recherches. Les planches sont belles, et le scénario bien ficelé avec un suspense et une tension grandissants. Une très bonne BD !

      

Mon chat le plus bête du monde

Mon chat le plus bête du monde, de Gilles Bachelet – Seuil Jeunesse, juin 2012.

Présentation de l’éditeur : comme beaucoup de chats, mon chat passe son temps à dormir ou manger ou dormir. Il piétine mon travail et fait ses besoins à côté de sa litière. Ce qui est étrange, c’est qu’il ne retombe jamais sur ses pattes et craint les souris. C’est vraiment mon chat le plus bête du monde ! À moins que ce ne soit pas un chat ? Un album très coloré qui met en scène les tribulations d’un chat vraiment pas comme les autres.

Une édition limitée conçue spécialement pour les 20 ans du Seuil jeunesse : couverture toilée et sérigraphiée, tiré-à-part numéroté.

Mon avis : rires garantis, aussi bien pour les jeunes que pour les adultes, avec cet album de Gilles Bachelet, que je redécouvre dans cette édition limitée. Les situations, toutes plus cocasses les unes que les autres, rencontrent un grand succès auprès de mes enfants.

       

Vivre dessous

Vivre dessous, de Thomas Cadène /collectif  – Manolosanctis, collection Agora, 2011.

Présentation de l’éditeur : Apparu il y a dix ans, à 5 000 mètres d’altitude, ce qui n’était qu’un petit nuage est devenu aujourd’hui un voile rouge qui couvre le cinquième de la planète. Les perturbations qu’il provoque, les questions qu’il pose quant à son devenir deviennent l’obsession majeure d’une humanité qui se résout soudain à faire face à sa probable fin prochaine. Comment accepter cette lente avancée vers la fin ? Et surtout, comment vivre avec ? Autour d’un récit de Thomas Cadène, une réunion de vingt micro-récits, au style personnel, mais qui s’harmonisent en une histoire unique et forte.

Mon avis : spécialiste des ouvrages collectifs, on retrouve ici Thomas Cadène avec, à mon goût, un trop grand nombre d’auteurs, pour la réalisation d’une BD sur fond de fin du monde. Trop grand nombre car, contrairement à par exemple Les autres gens, Vivre dessous propose du bon et du moins bon, que ce soit au niveau du scénario que du dessin. Pour ma part, je ne trouve pas l’ensemble très harmonieux au final.

     

Entre chiens et loups

Entre chiens et loups de Malorie Blackman – Milan, collection Macadam, 2005.

Présentation de l’éditeur : Callum m’a regardée. Je ne savais pas, avant cela, à quel point un regard pouvait être physique. Callum m’a caressé les joues, puis sa main a touché mes lèvres et mon nez et mon front. J’ai fermé les yeux et je l’ai senti effleurer mes paupières. Puis ses lèvres ont pris le relais et ont à leur tour exploré mon visage. Nous allions faire durer ce moment. Le faire durer une éternité. Callum avait raison : nous étions ici et maintenant. C’était tout ce qui comptait. Je me suis laissée aller, prête à suivre Callumpartout où il voudrait m’emmener. Au paradis. Ou en enfer.
Imaginez un monde. Un monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est noir est riche, puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé. Un monde où les communautés s’affrontent à coups de lois racistes et de bombes. C’est un monde où Callum et Sephy n’ont pas le droit de s’aimer. Car elle est noire et fille de ministre. Et lui blanc et fils d’un rebelle clandestin…
Et s’ils changeaient ce monde ?

Mon avis : la fin de ce premier tome, en plus de m’avoir complètement bouleversé, m’a surtout réconcilié avec tout le reste du roman. Je ne savais quoi penser avant, pendant la lecture. L’intrigue, le contexte, les personnages, l’originalité et la force de la narration…, bien des ingrédients sont présents pour apprécier pleinement ce livre. Mais je n’y étais pas entièrement. Les dernières pages m’ont apporté ce petit quelque chose qui me manquait pour pouvoir fermer ce roman avec un autre regard. Pourtant, je ne sais toujours pas si l’envie sera assez grande pour lire la suite de cette trilogie (qui n’en est plus).

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