Lucille de Ludovic Debeurme  – Futuropolis, 2006.

Présentation de l’éditeur : Enfant, Lucille était une petite grosse. Une petite fille moche, délaissée par les garçons, et qui s’accrochait, fascinée, à sa poupée mannequin, Linda. Elle était si belle Linda, tellement jolie, tellement mince. Quand Lucille a rangé sa poupée au fond d’une malle, c’est qu’elle était enfin devenue Linda, mince comme un fil. La beauté en moins. Arthur aime son père. Petit, il restait des heures au bistrot avec lui, à l’attendre en comptant les verres vides, pour tromper l’ennui. Il est marin, son père. Pas un marin au long cours, non, un pêcheur. Pas un patron-pêcheur, un employé sur un petit chalut. Arthur supporte tout de son père, l’alcool, les bagarres, le port, l’odeur des moteurs, la mer. Le père d’Arthur, c’est Vladimir. Il s’appelle Vladimir comme son père, comme Arthur plus tard quand lui, il aura cassé sa pipe. Les hommes, les aînés, ils s’appellent tous Vladimir, c’est la tradition. Une croix de plus à porter pour Arthur… Et puis un hasard, une rencontre : Arthur et Lucille s’aiment au premier regard. Alors ils s’enfuient. Ensemble, ils partent pour Paris, puis l’Italie. Elle fuit sa mère. Lui, le fantôme de son père. Loin du chagrin et des souffrances, c’est avec la simplicité, la naïveté et l’enthousiasme de leur jeunesse qu’ils vivent leur amour. C’est magnifique, la Toscane. Tout va changer. Oui, c’est ça. Une autre vie va commencer, loin du passé…

Mon avis : Lucille, c’est un pavé de 500 pages qui ne laisse pas indifférent. La narration nous fait entrer dans le plus intime des personnages, tout en le faisant avec pudeur et non sans émotion. Le dessin, fait uniquement de noir et de blanc, de courbes légères, et très minimaliste, rend ce roman graphique assez particulier mais si attachant. En lisant la dernière page et ces derniers mots « Fin de la première partie », je me suis hélas souvenue trop tard que Lucille avait une suite … que je n’ai pas dans ma PAL actuellement. Il me la faut !

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