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septembre 2012

Zone blanche

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Zone blanche, de Jean-Claude Denis – Futuropolis, aout 2012.

Présentation de l’éditeur : Dans une forêt, un coup de feu trouble les émois d’un couple d’amoureux. Les jeunes gens découvrent au pied d’un arbre un homme gisant dans son sang. Tué sur le coup, apparemment. Qui est cet homme ? Serge Guérin, un quinquagénaire vivant seul, à Paris, avec son chat Mikado. Il souffre d’un mal qui le dévore et lui rend sa vie quotidienne insupportable : troubles de la concentration, de la mémoire, insomnies, irritabilité, migraines, il est électro-sensible. Et le monde actuel est parcouru de champs électromagnétiques, produits par les téléphones portables, ordinateurs et autres antennes relais, télévisions… C’est un soir de panne générale d’électricité dans son quartier, que le destin de Serge Guérin bascule. Ne pouvant rentrer chez lui — le digicode ne fonctionne plus —, il trouve refuge dans un hôtel. Pour la première fois depuis une éternité, il se sent bien ! Sa tête fonctionne à nouveau normalement. Il fait la connaissance d’une jeune femme, Claire, une autre réfugiée de la panne d’électricité…

Mon avis : avec ses planches bien travaillées entre ombre et lumière, qui alternent flashbacks et  moment présent, l’auteur nous emporte dans un scénario savoureusement tortueux et surprenant. Une intrigue digne d’un bon polar, avec un soupçon de psychologie.

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Aya de Yopougon 1

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Aya de Yopougon, tome 1, de Marguerite Abouet (scénario) et Clément Oubrerie (dessin) – Gallimard, collection Bayou, 2005.

Présentation de l’éditeur : «Dans les années 1970, la vie était douce en Côte d’Ivoire. Il y avait du travail, les hôpitaux étaient équipés et l’école était obligatoire. J’ai eu la chance de connaître cette époque insouciante, où les jeunes n’avaient pas à choisir leur camp trop vite, et ne se préoccupaient que de la vie courante: les études, les parents, les amours… Et c’est cela que je veux raconter dans « Aya », cette Afrique qui subsiste malgré tout car, comme on dit chez nous, «la vie continue»…» (Marguerite Abouet).

Mon avis : je me rappelle l’engouement qu’avait connu cette série. Pourtant, après avoir achevé ce premier tome, je n’adhère pas vraiment. Les couleurs sont chaleureuses, le trait agréable, mais le scenario … ennuyeux. Je tenterai le tome 2 plus tard, on ne sait jamais, mais je doute fort que cette lecture soit une révélation.

Top Ten Tuesday #9

Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini.
Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français par Iani.

Le thème de cette semaine est :

Les 10 livres qui vous ont fait réfléchir, à propos du monde, des gens, de la société, de la vie, etc…

Les doigts rouges

Les doigts rouges, de Marc Villard – Syros, collection Mini Syros Polar, 2007.

Présentation de l’éditeur : Que feriez-vous si vous soupçonniez votre grand frère chéri d’avoir commis un crime horrible ? Ricky est rongé par le doute.

Mon avis : un petit polar sympathique qui se lit bien : l’idée de la fausse piste est savoureuse jusqu’au dénouement, et le suspense au rendez-vous.

Les années douces

Les années douces (tomes 1 et 2), de Jirô Taniguchi, d’après le roman de Hiromi Kawakami  – Casterman, collection Écritures, 2010 et 2011.

Présentation de l’éditeur : Dans le café où elle a ses habitudes, une trentenaire, Tsukiko, fait la connaissance d’un homme solitaire et élégant, de plus de trente ans son aîné. Elle réalise qu’elle le connaît : il fut autrefois son professeur de japonais. Elle est célibataire, il est veuf. Complices, ils prennent l’habitude de se revoir dans le même café, au hasard de leur emploi du temps, puis, bientôt, d’improviser des sorties ensemble. Insensiblement, à petites touches légères, une connivence s’établit, puis une véritable affection.

Mon avis : j’ai retrouvé avec bonheur le trait et les planches de Taniguchi. Mais que c’est difficile d’écrire cette critique… Car, après avoir plus qu’aimé Quartier lointain, qui m’a permis de découvrir cet auteur, je pensais sincèrement ne JAMAIS être déçue en le lisant. Et pourtant… Ces Années douces sont si ennuyeuses, si lentes, ses personnages si insipides,… Il manque ce petit truc de Taniguchi qui transforme le moindre événement banal en quelque chose de magique.


Droit devant, pour un peu, c’est toute une aventure

Droit devant, pour un peu, c’est toute une aventure de Thomas Scotto – Éditions Thierry Magnier, collection Petite Poche, 2011.

...Achevé d'imprimer debout...

Quatrième de couverture : À la naissance de sa petite soeur, Alex se découvre une âme de poète et clame son amour au bébé en alexandrins. Même si son registre est très particulier, le nombre de pieds et les rimes sont à leur place. On peut tout dire en poésie !

Mon avis : l’amour que porte Alex pour sa petite sœur est touchant, ainsi que sa volonté de voir ses parents réunis de nouveau. Mais ce sera tout pour moi…

L’homme qui m’aimait tout bas

L’homme qui m’aimait tout bas, d’Éric Fottorino  – Gallimard, 2009.

Présentation de l’éditeur : Mon père s’est tué d’une balle dans la bouche le 11 mars 2008. Il avait soixante-dix ans passés. J’ai calculé qu’il m’avait adopté trente-huit ans plus tôt, un jour enneigé de février 1970. Toutes ces années, nous nous sommes aimés jusque dans nos différences. Il m’a donné son nom, m’a transmis sa joie de vivre, ses histoires de soleil, beaucoup de sa force et aussi une longue nostalgie de sa Tunisie natale. En exerçant son métier de kinésithérapeute, il travaillait  » à l’ancienne « , ne s’exprimait qu’avec les mains, au besoin par le regard. Il était courageux, volontaire, mais secret : il préféra toujours le silence aux paroles, y compris à l’instant ultime où s’affirma sa liberté, sans explication.  » Ce sont les mots qu’ils n’ont pas dits qui font les morts si lourds dans leur cercueil « , écrivit un jour Montherlant. Mais il me laissa quand même mes mots à moi, son fils vivant, et ces quelques pages pour lui dire combien je reste encore avec lui.

Mon avis : un bel hommage de l’auteur à son père, mais je me suis trop souvent ennuyée. L’évocation de ses souvenirs familiaux et autres anecdotes, plus ou moins ordinaires et souvent inintéressants, ne m’ont pas vraiment touchée ou émue ; c’est comme si je ne voulais pas « rentrer » dans leur vie, ou, si ce n’est pas une question de volonté, on ne m’en a pas donné les clefs. Là où j’ai le plus décroché, c’est à la lecture des nombreuses citations des romans précédents de l’auteur ; je comprends très bien le besoin de vouloir retrouver ce père perdu dans les lignes autrefois écrites, mais ce fut hélas bien pénible à lire. Et puis, dès le départ, ce livre était comme une erreur de « casting » pour moi. Je ne comprends toujours pas pourquoi ni comment, mais je croyais que ce livre était l’hommage d’une femme à son père défunt. C’est, avec le titre, ce qui m’avait donné envie de le lire…

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