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mai 2013

Marina

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Marina, de Carlos Ruiz Zafón – Pocket Jeunesse, 2011.

Au fil d’une promenade dans les vieilles rues de Barcelone, Oscar rencontre la jolie et mystérieuse Marina. Liés par un amour de plus en plus fort, les adolescents n’ont peur de rien, pas même de suivre une femme au comportement bizarre… Qui est-elle ? Pourquoi se rend-elle sur une tombe gravée d’un papillon noir ? Voilà Oscar et Marina lancés dans une aventure inoubliable à travers la ville, pour élucider une énigme vieille de plus de trente ans…

Voulant découvrir la plume de Carlos Ruiz Zafón, j’ai choisi de commencer par Marina, qui semble (selon les critiques que j’avais pu lire) en dessous des autres, mais qui permet cependant de bien s’imprégner de l’ambiance si particulière des romans de cet auteur. Et bien, je crois avoir particulièrement bien apprécié cette atmosphère. Il y avait quelque chose de singulier dans ces pages qui me donnait à voir un film, sombre, en noir et blanc, intriguant, vaporeux. Côté intrigue, l’histoire virant au fantastique m’a un peu déroutée, mais j’ai beaucoup aimé la rencontre entre Oscar et Marina, le lien étrange qui les lia aussitôt, ainsi que l’évolution de leur relation. Je lirai volontiers un autre roman de Carlos Ruiz Zafón, et je pense que je commencerai par L’Ombre du vent

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Lettre à mon ravisseur

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Lettre à mon ravisseur, de Lucy Christopher – Gallimard, collection Scripto, 2010.

Ça s’est passé comme çà. J’ai été volée dans un aéroport. Enlevée à tout ce que je connaissais, tout ce qui était ma vie. Parachutée dans le sable et la chaleur. Tu me voulais pour longtemps. Et tu voulais que je t’aime.
Ceci est mon histoire. Une histoire de survie. Une lettre de nulle part.

On entre très rapidement dans ce roman. Un aéroport. Une jeune fille (Gemma) rencontre un jeune homme (Ty). Un verre offert. Puis c’est le flou, et le grand départ vers nulle part. Gemma se réveille au milieu du bush australien, seule avec son kidnappeur. Commence alors un étrange huis clos, qui mêle confinement et séquestration avec l’immensité désertique ; la promiscuité entre une victime et son agresseur avec les grands espaces ; l’obscurité de l’intérieure de la maison (pour se protéger du soleil) avec les couleurs chaudes, rougeâtres du désert australien et de la peinture de Ty. J’ai été gênée au début par le côté épistolaire de ce roman, et par tous ces « je » et « tu ». Mais l’absence de chapitre m’a fait tourner ces pages de plus en plus vite, et tout comme Gemma, j’ai eu le sentiment d’avoir été frappée par le syndrome de Stockholm en m’attachant à ce personnage envoutant qu’est Ty. C’est un livre étrange, troublant, très troublant.

La liste 66 (tome 2) / BD du mercredi #12

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La liste 66, tome 2 : Missouri, d’Éric Stalner – Dargaud, 2007.

États-Unis, 1960. Après leur départ précipité de l’Illinois, Alex et son fils trouvent refuge dans la petite ville de Newton, dans l’État du Missouri. C’est là qu’Alex a décidé de prendre une nouvelle identité et d’attendre patiemment son heure.

Nouvel état, nouvelle ville, et nouvelles identités pour Alex et Rob. Mais le but d’Alex est toujours le même : protéger la liste pour se protéger lui et son fils. Ce n’est pas chose facile, le FBI et le KGB ne le lâchent pas. Et le clown continue de suivre sa mission, jamais bien loin d’Alex. Dans ce deuxième tome, on comprend que des espions se font éliminer les uns après les autres par ce fameux Clown. Déjà six victimes au début de ce tome, combien seront-elles à la fin ? J’ai apprécié retrouver ces personnages et en découvrir d’autres, mais je regrette que l’auteur ne soit pas plus généreux en informations. On apprend peu de choses. La fin du tome 2 est bien ficelée. La fuite continue pour Alex et son fils…

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Pome

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Pome, de Marie Desplechin – École des Loisirs, collection Neuf, 2007.

Souvenez-vous. Nous avions laissé Verte, l’apprentie sorcière rebelle, rayonnante. Entourée de femmes, comme depuis toujours : sa mère Ursule et sa grand-mère Anastabotte. Mais aussi c’était nouveau pour elle, d’hommes : Soufi. le garçon de sa classe grâce à qui elle avait retrouvé son père, et celui-ci, Gérard, l’entraîneur de foot. Les choses pourraient être simples désormais. Bien sûr, elles ne le seront pas. Car Soufi déménage et Gérard a un père, lui aussi : Raymond, un ancien commissaire de police. Verte pleure, Verte rit, Verte est très entourée soudain, et pourtant elle se sent seule. Heureusement, une fille vient d’emménager avec sa mère dans le bâtiment B. C’est Pome. Verte se dit que c’est un nom parfait pour une alter ego, une future meilleure amie, une pareille en tout. En tout ? Même en sorcellerie ?

La magie ayant bien fonctionné pour moi avec Verte, je ne pouvais pas être de nouveau surprise avec Pome, que j’ai trouvé bien plus fade, d’autant plus que les ingrédients sont les mêmes, et qu’il ne se passe pas grand chose… Alors oui, je suis déçue par cette suite qui n’apporte pas grand chose.

La liste 66 (tome 1) / BD du mercredi #11

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La liste 66, tome 1 : Illinois, d’Éric Stalner – Dargaud, 2009.

J.F. Kennedy et Marilyn Monroe sont les icônes d’une Amérique conquérante. Mais les tensions entre les deux blocs sont au paroxysme d’un monde trouble, celui de la guerre froide. Un citoyen américain, Alex, semble à l’écart de tout cela. Et pourtant il détient une liste qui va mettre sa vie – et celle de son fils – en péril. Une liste sur laquelle des noms apparaissent et qui inquiète au plus haut point le FBI et le KGB…

Ce premier tome pose l’intrigue et les personnages. Nous sommes dans les années 60, en pleine guerre froide ; Alex, dont la femme est morte dans d’étranges circonstances, s’enfui un soir avec son fils, et récupère au milieu de nulle part une liste de noms. A cela se mêle un meurtrier, appelé le Clown. C’est un peu confus sans l’être, je pense que les liens entre les personnages seront plus clairs grâce aux tomes suivants…

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Verte

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Verte, de Marie Desplechin – École des Loisirs, collection Neuf, 2008.

A onze ans, la petite Verte ne montre toujours aucun talent pour la sorcellerie. Pire que cela, elle dit qu’elle veut être quelqu’un de normal et se marier. Elle semble aussi s’intéresser aux garçons de sa classe et ne cache pas son dégoût lorsqu’elle voit mijoter un brouet destiné à empoisonner le chien des voisins. Sa mère, Ursule, est consternée. C’est si important pour une sorcière de transmettre le métier à sa fille. En dernier ressort, elle décide de confier Verte une journée par semaine à sa grand-mère, Anastabotte. Puisqu’elles ont l’air de si bien s’entendre. Dès la première séance, les résultats sont excellents. On peut même dire qu’ils dépassent les espérances d’Ursule. Un peu trop, peut-être.

Dans son roman, Marie Desplechin nous raconte bien des choses (sur l’affirmation de soi, les tracas de l’adolescence, la relation mère-fille…), et ne nous parle pas seulement ici de sorcellerie ! Ce qui m’a plu, c’est de découvrir cette histoire à travers les différents regards des personnages sur les événements, qui à aucun moment tendent vers une répétition, bien au contraire, car on avance un peu plus à chaque fois dans l’histoire. Un livre qui plait aussi bien aux enfants qu’aux adultes, et c’est magique ! Je me plonge immédiatement dans Pome, la suite de Verte

No et moi

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No et moi, de Delphine de Vigan– J.-C. Lattès, 2007.

Lou Bertignac a 13 ans, un QI de 160 et des questions plein la tête. Les yeux grand ouverts, elle observe les gens, collectionne les mots, se livre à des expériences domestiques et dévore les encyclopédies. Enfant unique d’une famille en déséquilibre, entre une mère brisée et un père champion de la bonne humeur feinte, dans l’obscurité d’un appartement dont les rideaux restent tirés, Lou invente des théories pour apprivoiser le monde. A la gare d’Austerlitz, elle rencontre No, une jeune fille SDF à peine plus âgée qu’elle. No, son visage fatigué, ses vêtements sales, son silence. No, privée d’amour, rebelle, sauvage. No dont l’errance et la solitude questionnent le monde. Des hommes et des femmes dorment dans la rue, font la queue pour un repas chaud, marchent pour ne pas mourir de froid. « Les choses sont ce qu’elles sont ». Voilà ce dont il faudrait se contenter pour expliquer la violence qui nous entoure. Ce qu’il faudrait admettre. Mais Lou voudrait que les choses soient autrement. Que la terre change de sens, que la réalité ressemble aux affiches du métro, que chacun trouve sa place. Alors elle décide de sauver No, de lui donner un toit, une famille, se lance dans une expérience de grande envergure menée contre le destin. Envers et contre tous. Roman d’apprentissage, No et moi est un rêve d’adolescence soumis à l’épreuve du réel. Un regard d’enfant précoce, naïf et lucide, posé sur la misère du monde. Un regard de petite fille grandie trop vite, sombre et fantaisiste.Un regard sur ce qui nous porte et ce qui nous manque, à jamais.

Que dire de plus sur ce livre qui n’a pas encore été dit ? Rien. Sinon que j’ai moi aussi beaucoup aimé ce roman : bouleversant, émouvant, percutant aussi, à la fois idéaliste et réaliste, No et moi est de ces romans « à lire ».  J’apprécie de plus en plus la plume de Delphine de Vigan, qui sait toujours trouver les mots qu’il faut pour me toucher.

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