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La rivière noire, d’Arnaldur Indridason – Métailié, 2011.

Dans un appartement à proximité du centre-ville, un jeune homme gît, mort, dans un bain de sang. Pas le moindre signe d’effraction ou de lutte, aucune arme du crime, rien que cette entaille en travers de la gorge de la victime, entaille que le légiste qualifie de douce, presque féminine. Dans la poche de sa veste, des cachets de Rohypnol, la drogue du viol… Il semblerait que Runolfur ait agressé une femme et que celle-ci se soit ensuite vengée. Un châle pourpre trouvé sous le lit dégage un parfum puissant et inhabituel d’épices, qui va mettre Elinborg, l’adjointe d’Erlendur et cuisinière émérite, sur la piste d’une jeune femme. Mais celle-ci ne se souvient de rien, et bien qu’elle soit persuadée d’avoir commis ce meurtre rien ne permet vraiment de le prouver. Des indices orientent les inspecteurs vers d’autres sévices soigneusement tenus secrets. En l’absence du commissaire Erlendur, parti en vacances, toute l’équipe va s’employer à comprendre le fonctionnement de la violence sexuelle, de la souffrance devant des injustices qui ne seront jamais entièrement réparées, et découvrir la rivière noire qui coule au fond de chacun.

Même si j’ai regretté l’absence d’Erlendur dans ce roman (je ne me suis pas du tout attachée au personnage féminin d’Elinborg), j’ai retrouvé avec un certain plaisir l’auteur d’Hypothermie. L’intrigue est bonne, précise, et tout comme son chef Erlendur, Elinborg ne lâche rien. J’aime cette manière qu’a l’auteur de nous faire progresser dans l’enquête, tout en nous donnant petit à petit un peu plus sur ces personnages qui composent l’intrigue. Il y a certes une certaine lenteur, mais je mets toujours cela sur le dos du froid régnant dans ce pays qu’est l’Islande ! La rivière noire n’est pas le dernier roman d’Indridason que je lirai.

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