nox

Miles Halter a seize ans et n’a pas l’impression d’avoir vécu. Assoiffé d’expériences, il décide de quitter le petit cocon familial pour partir loin, en Alabama au pensionnat de Culver Creek. Ce sera le lieu de tous les possibles. Et de toutes les premières fois. C’est là aussi, qu’il rencontre Alaska. La troublante, l’insaisissableinsoumise, drôle, intelligente et follement sexy, Alaska Young.


Dans une ville basse enveloppée d’un brouillard opaque – la nox –, les hommes sont contraints de pédaler ou de marcher sans cesse pour produire leur lumière. Comme l’espérance de vie y est courte, la loi impose aux adolescents de se marier et d’avoir un enfant dès l’âge de dix-sept ans. Lucen a peur de perdre celle qu’il aime, la rebelle Firmie, qui refuse de se plier à la règle. Il sent aussi ses meilleurs amis s’éloigner de lui. L’un d’eux, Gerges, s’apprête à rejoindre la milice qui terrorise les habitants, un autre, Maurce, un groupe hors-la-loi. C’est l’heure pour Lucen de faire des choix qui détermineront toute son existence. Au même moment, dans des territoires épargnés par la nox, la jeune Ludmilla ne se résigne pas au départ forcé de Martha, la gouvernante qui l’a élevée, injustement renvoyée par son père. Elle décide de tout tenter pour la retrouver.

J’ai mis du temps à entrer dans ce premier tome, dont le rythme est souvent un peu lent. Les trois personnages principaux prennent alternativement la parole et la voix du « Je », ce qui est un peu déroutant au début, il me fallait parfois revenir en arrière pour être sûre de savoir qui « parlait ». Mais très vite, la plume de l’auteur nous permet de reconnaitre rapidement qui parle. Nox évoque certes une certaine opposition entre les riches et les pauvres, un thème déjà vu et lu ailleurs, mais la richesse des personnages et les choix qu’ils ont à faire, si jeunes dans cet univers si sombre, rend ce roman captivant. L’évocation de l’énergie, avec ces êtres humains condamnés à marcher ou pédaler pour produire de la lumière, semble étrangement nous emmener à la fois dans le passé et le futur. Ce monde imaginé par Yves Grevet est assez effrayant, mais peut-être pas si éloigné de notre monde actuel…