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mars 2014

Je l’aimais, d’Anna Gavalda – J’ai lu, 2003.

Je l’aimais Anna Gavalda«On biaise, on s’arrange, on a notre petite lâcheté dans les pattes comme un animal familier. On la caresse, on la dresse, on s’y attache. C’est la vie. Il y a les courageux et puis ceux qui s’accommodent. C’est tellement moins fatigant de s’accommoder…» A-t-on le droit de tout quitter, femme et enfants, simplement parce que l’on se rend compte – un peu tard – que l’on s’est peut-être trompé? Adrien est parti. Chloé et leurs deux filles sont sous le choc. Le père d’Adrien apporte à la jeune femme son réconfort. À sa manière: plutôt que d’accabler son fils, il semble lui porter une certaine admiration. Son geste est égoïste, certes, mais courageux. Lui n’en a pas été capable. Tout au long d’une émouvante confidence, il raconte à sa belle-fille comment, jadis, en voulant lâchement préserver sa vie, il a tout gâché.

J’avais tellement aimé « Ensemble, c’est tout », que je savais, avant même de commencer ce roman, qu’il me décevrait. Et je ne me suis pas trompée, malheureusement. L’histoire, le style, les personnages… rien ne m’a plu. Le récit est lent et lourd. Bref, cette lecture fut dépourvue du moindre intérêt pour moi.
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Le petit Gus, de Claudine Desmarteau – Albin Michel, 2010.

gus
 » Moi c’est Gus. En fait, je m’appelle Gustave, tout ça parce que les vieux prénoms moches étaient à la mode le jour où je suis né. J’aurais préféré m’appeler Brad, Bob ou même Brian, mais je suis bien obligé de me coltiner Gustave. Le prénom, c’est vraiment important, je trouve ça injuste qu’on n’ait pas le droit de choisir de s’appeler Brad alors qu’on sait que c’est précisément LE prénom qui vous va comme un gant.  » Ainsi commence le récit de Gus, 10 ans, qui n’a pas la langue dans sa poche. Tous en prennent pour leur grade : sa sœur qui ne jure que par Nirvana ; son frère qui se fait larguer par SMS et porte de ridicules pantalons slims ; les patrons, le réchauffement climatique… Autant de tranches de vies, découpées à même le quotidien, sur lesquelles il pose un regard acéré pais pourtant pas dénué de tendresse. Un hommage résolument moderne au Petit Nicolas de Sempé et Goscinny.

Un petit roman plein d’ironie et de tendresse, qui peint avec brio la société actuelle. On sourit et l’on rit souvent, les nombreux thèmes évoqués portent un regard critique, mais juste, du monde contemporain. Gus, c’est un petit Nicolas savoureux des temps modernes !

Coraline, de Neil Gaiman – Albin Michel, collection Wiz, 2009.

coralineCoraline vient d’emménager dans une étrange maison et, comme ses parents n’ont pas le temps de s’occuper d’elle, elle décide de jouer les exploratrices. Ouvrant une porte condamnée, elle pénètre dans un appartement identique au sien. Identique, et pourtant…

Au début de ce roman, tout se passe bien. on est comme dans un doux rêve. Puis, peu à peu, les choses se compliquent pour coraline, et au fil des pages on passe doucement du rêve au cauchemar. L’atmosphère se trouble et s’assombrit, la peur du noir, celle de l’abandon apparaissent, et l’on se met alors à osciller entre l’étrange et le merveilleux. Mais Coraline c’est aussi Un petit livre qui relève du conte initiatique, où l’on apprend à apprécier ce que l’on a sous les yeux, sans vouloir chercher toujours mieux ailleurs.

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