blondel« Changer. C’est ce qu’ils veulent tous. Il faut que j’arrête de poser des problèmes aux adultes. Que je cesse d’être dans leur ligne de vision, de mire, de tir. Que je bouge de là. C’est ce que je voudrais, oui. À l’intérieur, je bous. J’aimerais être loin. Loin, genre à l’autre bout du monde. Me réinventer une existence avec un début moins pourri. » Quentin, nouveau dans son lycée, est enrôlé dans un cours de théâtre pour jouer dans la pièce de Tennessee Williams « La Ménagerie de verre ». Comme le personnage qu’il interprète, le garçon est tiraillé entre l’envie de tout plaquer pour voir le monde et celle de se battre. D’affronter. Les parents. Les profs. Les spectateurs. L’avenir.

Le dernier roman de Jean-Philippe Blondel que j’ai lu était 06H41, et j’avais été un peu déçue par cette lecture (et très surprise de l’être !). Pour ne pas rester sur une note (légèrement) négative, je devais lire un autre livre de cet auteur. Je viens donc de terminer Double jeu. Et le verdict est sans appel : me voici pleinement sous le charme de cet auteur, pour sa plume (comme toujours, je suis une inconditionnelle) et pour l’histoire (de nouveau !). Je suis très sensible à cette écriture précise et intimiste qui émane des romans de Jean-Philippe Blondel. J’ai adoré suivre l’évolution du personnage de Quentin dans une phase complexe de sa vie, avec ses doutes, ses hésitations, ses tourments, son courage et sa lâcheté, ses échecs et ses réussites… L’auteur nous dresse encore un portrait émouvant et très juste de l’adolescence. Les mots sont percutants et touchants, ils peignent une vérité et décrivent si bien cette étape importante de la vie. A lire absolument !

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