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Mois

janvier 2015

Amulet #2: The Stonekeeper’s Curse, de Kazu Kibuishi – Scholastic, 2009.

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Emily and Navin head for Kanalis, a beautiful and mysterious city of waterfalls, where they hope to find the antidote for the poison that’s making their mother severely ill. That cure lies in the rare fruit of the trees that sit atop Demon’s Head Mountain.The kids’ archenemy, Trellis, is also headed there for his own reasons. It’s up to Emily to triumph over evil while controlling the Amulet’s power … without losing herself!

Rhô, que j’aime cette série. Ses dessins. Son intrigue. Ses personnages. L’histoire s’enrichit de nouveaux personnages (comme le renard Leon), et le pouvoir de la pierre s’avère de plus en plus difficile à maîtriser pour Emily. J’ai dévoré ce deuxième tome, et déjà hâte de plonger dans le troisième. A lire absolument !

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Le confident, de Hélène Grémillon – Folio, mars 2014.

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Camille vient de perdre sa mère. Parmi les lettres de condoléances, elle découvre un étrange courrier, non signé. Elle croit d’abord à une erreur mais les lettres continuent d’arriver, tissant le roman de deux amours impossibles, de quatre destins brisés. Peu à peu, Camille comprend qu’elle n’est pas étrangère au terrible secret que cette correspondance renferme.

Le Confident est pour moi le genre de livre dont il est difficile de parler de manière claire et tranchée. Ce genre de livre où je me retrouve vraiment dans un entre deux, une dualité entre j’aime/je n’aime pas.
Côté positif, ce roman aura eu le grand mérite de me réconcilier avec le style épistolaire (je faisais un blocage depuis ma lecture du Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates). Ensuite, l’intrigue est tellement énorme qu’elle a fini par me happer et me donner envie de terminer ce livre. Enfin, j’ai aimé ce traitement du thème de la maternité, qui conduit les personnages dans des destins très tourmentés, frisant la folie pour certains.
Côté négatif, l’écriture, principalement, qui cherche à être compliquée, mais sans y parvenir ; une écriture inégale tout au long du roman (parfois recherchée, parfois très simpliste), qui rend la lecture assez troublante ; de nombreux détails qui apportent une certaine lourdeur à l’intrigue ; un récit déconstruit qui donne la désagréable impression que l’auteur a commencé son écriture par la fin. Il y a aussi les personnages, bien trop fades malgré les thèmes abordés. Et pour finir, un dénouement si invraisemblable que j’ai bien du mal à y adhérer.
Impossible donc pour moi de trancher, et je n’aime pas cela…

Respire, de Anne-Sophie Brasme – Le Livre de Poche, octobre 2014.

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Charlène est une enfant comme les autres, qui vit sans trop se poser de questions, prend ce qu’on lui donne et ne demande rien. Elle habite un immense appartement à Paris avec ses parents, pas très aimants ni très amoureux. Charlène souffre : elle est asthmatique, se sent incomprise, mal aimée. Avec l’entrée au collège commencent de longs mois difficiles, de solitude et d’attente. Jusqu’à l’arrivée de Sarah, brillante, magnétique. Une amitié naît, qui pour Charlène est un don inespéré de la vie, un émerveillement. Avant les petites déceptions, les souffrances, la passion puis le désespoir. Un roman d’une vérité hallucinante écrit par une jeune fille de 17 ans.

Une histoire très puissante et violente, une atmosphère très lourde, avec une tension de plus en plus oppressante au fil des pages… Ce livre traite d’une manière particulière l’adolescence, car il s’agit ici d’une rencontre tragique entre deux adolescentes qui vont lier une amitié destructrice ; l’une (Charlène) sera la dominée, la victime qui fera de cette amitié une obsession, une dépendance à tout et surtout à l’affection ; l’autre (Sarah) prendra le rôle de la dominante, une perverse narcissique qui a choisi sa proie et qui s’emploie avec un plaisir écoeurant à la détruire. Dommage que l’on sache d’emblée la fin de l’histoire, puisque Charlène nous le dit dès les premières pages. Et pourtant, tout en sachant que cela se termine mal,  on est captivé par cette infernale descente aux enfers que rien ne semble pouvoir arrêter (pas même l’amour de Maxime), et une certaine curiosité malsaine pousse à en savoir plus. Un livre troublant, mais fort.

Le combat ordinaire (tome 1), de Manu Larcenet – Dargaud, 2011.

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Marco a quitté Vélizy pour la campagne. Il a quitté son psy parce qu’il trouve qu’il va mieux. Il a quitté son boulot de reporter parce qu’il en a marre de photographier des cadavres exotiques ou des gens en passe de le devenir. À part ça, tout va bien. Il a un frère complice (rigolades et gros pétards) qui l’appelle Georges et réciproquement. Il a des parents au bord de la mer. Un papa tout ratatiné qui oublie le présent mais se rappelle très bien la couleur de la robe de sa mère le jour de son mariage. Une maman qui s’inquiète pour lui, sa constipation, son avenir et le cancer du poumon qu’il va sûrement choper. Après une virée affectueuse (et éprouvante) chez les parents, il retrouve le silence de sa petite maison dans la verdure, et son chat (baptisé Adolf en raison d’un caractère affirmé), qui se fait charcuter par le gros chien d’un sale con de chasseur. À cette occasion, il rencontre Émilie, vétérinaire de son état, et un chouette petit vieux qui ramasse des mûres. Ça lui fait un amour et un ami. Mais voilà que tout se déglingue : Emilie se met à vouloir des choses angoissantes (partager avec lui une maison et un bébé), et le passé dégoûtant du gentil petit vieux émerge brutalement. Marco craque. Et puis, la cruauté et la connerie achevant de détruire son monde, il touche le fond. Ce qui lui permet de remonter…

 

J’ai enfin lu une BD !!! Cela faisait bien trop longtemps… Malheureusement, je n’ai pas choisi la BD la plus passionnante. Je ne suis pas déçue par ce premier tome du Combat ordinaire, mais je n’ai pas non plus été follement séduite. Le coup de crayon de Manu Larcenet ne m’a pas vraiment plu (je l’avais préféré dans le tome 1 de Blast). Mais le personnage de Marco est tout de même attachant, assez en tout cas pour avoir envie de prolonger l’aventure avec, au moins, le tome 2…

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Juste avant le bonheur, de Agnès Ledig – Albin Michel, 2013.

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Cela fait longtemps que Julie ne croit plus aux contes de fées. Caissière dans un supermarché, elle élève seule son petit Lulu, unique rayon de soleil d’une vie difficile. Pourtant, un jour particulièrement sombre, le destin va lui sourire. Ému par leur situation, un homme les invite dans sa maison du bord de mer, en Bretagne. Tant de générosité après des années de galère : Julie reste méfiante, elle n’a pas l’habitude. Mais pour Lulu, pour voir la mer et faire des châteaux de sable, elle pourrait bien saisir cette main qui se tend…

Merci beaucoup Christine pour ce nouveau prêt !

Dans Juste avant le bonheur, on se retrouve face à une histoire touchante, bouleversante, parfois triste, parfois difficile à lire, mais une histoire qui tend tout de même vers l’espoir. Cependant, mon bilan est ambivalent… J’ai été très touchée par l’intrigue, mais pas vraiment (et c’est étrange en y pensant) par les personnages, tous pourtant très bienveillants. Pour tenter de résumer mon ressenti à la fin de cette lecture, j’hésite entre le trop-de-bons-sentiments-pour-être-honnête-et-crédible, et le juste-bon-dosage-pour-émouvoir-sans-tomber-dans-la-mièvrerie. Etrange sentiment donc… Ce livre est presque un coup de coeur, si je n’avais pas lu d’autres livres de cet auteur avant…

Eleanor & Park, de Rainbow Rowell – Pocket Jeunesse, juin 2014.

park1986. Lorsque Eleanor, nouvelle au lycée, trop rousse, trop ronde, s’installe à côté de lui dans le bus scolaire, Park, garçon solitaire et secret, l’ignore poliment. Pourtant, peu à peu, les deux lycéens se rapprochent, liés par leur amour des comics et des Smiths… Et qu’importe si tout le monde au lycée harcèle Eleanor et si sa vie chez elle est un véritable enfer, Park est prêt à tout pour la sortir de là.

J’ai tourné les pages, avec un certain entrain avec le recul, pour savoir comment se terminerait cette histoire, mais je n’ai jamais vraiment été pleinement séduite par l’histoire, par les personnages et encore moins par l’écriture de l’auteur. J’ai trouvé cette histoire parfois un peu simpliste. J’ai souvent eu le sentiment de lire les pages d’un journal intime de mauvaise qualité et manquant de réalisme. Le personnage d’Eleanor, difficile à comprendre et peu attachante, est confus, avec des réactions très puériles suivies d’autres bien plus courageuses. Park, lui, pense bien trop au regard des autres, ses réactions vis à vis d’Eleanor sont parfois choquantes, et il passe bien vite du dégoût à l’amour. Mais on est ici au coeur même de l’adolescence, et ce livre en parle assez bien en fait. L’auteur dépeint d’une manière délicate, avec finesse et tendresse, ces relations compliquées au lycée entre deux adolescents, un peu perdus et marginaux, ainsi que les maladresses de leur premier émoi amoureux. Le reste, notamment les violences au sein de la sphère familiale d’Eleanor, est traité sans conviction ni profondeur. Dommage…

Mes coups de coeur 2014

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