charlotte

Ce roman retrace la vie de Charlotte Salomon, artiste peintre morte à vingt-six ans alors qu’elle était enceinte. Après une enfance à Berlin marquée par une tragédie familiale, Charlotte est exclue progressivement par les nazis de toutes les sphères de la société allemande. Elle vit une passion amoureuse fondatrice, avant de devoir tout quitter pour se réfugier en France. Exilée, elle entreprend la composition d’une œuvre picturale autobiographique d’une modernité fascinante. Se sachant en danger, elle confie ses dessins à son médecin en lui disant: « C’est toute ma vie. » Portrait saisissant d’une femme exceptionnelle, évocation d’un destin tragique, Charlotte est aussi le récit d’une quête. Celle d’un écrivain hanté par une artiste, et qui part à sa recherche.

En choisissant une forme originale d’écriture (une phrase courte par ligne), l’auteur a cru faire oublier au lecteur la pauvreté du fond. Car au final, Foenkinos n’a pas écrit grand-chose. Ni en quantité. Ni en qualité. L’idée de parler de Charlotte Salomon était très bonne, encore eut-il fallu parler réellement de sa peinture et de son oeuvre. L’auteur évoque souvent son émotion trop forte pour justifier le style d’écriture utilisé dans ce roman ; je trouve malheureusement que l’émotion fait cruellement défaut par son absence. Foenkinos de donne rien, n’explique rien. Et les nombreuses mentions de ses recherches n’apportent aucun intérêt au roman. Mais la courte vie de Charlotte Salomon étant ce qu’elle fût, je suis allée au bout de ce roman. Le livre est émouvant, certes, mais il le doit plus au sujet abordé qu’à la plume de l’auteur. Mon premier Foenkinos… Une première rencontre qui ne me donne pas vraiment envie de relire cet auteur dans l’immédiat.

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