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Je m’appelle Raphaël, j’ai passé quatorze ans de ma vie derrière les barreaux. Avec mon frère, William, nous venons de dérober trente millions d’euros de bijoux. Ç’aurait dû être le coup du siècle, ce fut un bain de sang. Deux morts, un blessé grave. Le blessé, c’est mon frère. Alors, je dois chercher une planque sûre où il pourra reprendre des forces. Je m’appelle Sandra. Je suis morte, il y a longtemps, dans une chambre sordide. Ou plutôt, quelque chose est né ce jour-là… Je croyais avoir trouvé le refuge idéal. Je viens de mettre les pieds en enfer. Quelque chose qui marche et qui parle à ma place. Et son sourire est le plus abominable qui soit…

Plonger dans un roman de Karine Giebel, c’est plonger dans un univers sombre, très sombre. Connaissant l’auteur, je n’ai pas été surprise. Mais ce qui m’a déroutée dans ce roman, c’est de voir comment chaque chapitre est devenu une surenchère dans la cruauté, la barbarie, le sordide et le glauque, au point d’en alourdir l’intrigue et de me dire souvent : « C’est trop ! ». Trop de violence et de tortures injustifiées, qui rendent l’intrigue improbable ; je ne pense pas que l’être humain puisse supporter de telles souffrances. Et je ne comprends pas, surtout, comment l’auteur arrive à imaginer une telle histoire. Alors oui, l’intrigue une fois posée donne envie de tourner les pages, pour enfin connaître le dénouement, et le vivre comme une délivrance. Mais il arrive un moment où cette lecture devient trop lourde, où je ne me sentais pas bien en lisant ces pages de plus en plus glauques. Et quelque part, je ressens comme une culpabilité d’avoir tenu jusqu’à la dernière page. Beaucoup trop d’horreur pour moi, cela m’a écœuré, dérangé. Un huis clos bien trop long, répétitif, dont je me suis lassée.

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