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avril 2016

Amulet #5 : Prince of the Elves, de Kazu Kibuishi – Scholastic, 2012.

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Emily survived the chaos of the Guardian Academy, but Max Griffin has stolen the Mother Stone. With it, the Elf King forges new Amulets that will give him the power to invade and destroy the nation of Windsor. Emily and her friends lead the soldiers of the Cielis Guard in a fight to stop him, but Max stands in their way. And when she seeks information from the Voice of her Amulet, she discovers that the Voice is much more sinister than she ever could have imagined.

Les choses se compliquent. Max, un personnage ambigu, sorte d’anti-héros, a choisi le camp ennemi, plus par dépit et tristesse que par réelle adhésion. On le suit en parallèle d’Emily et de son groupe. Ce tome nous dévoile aussi une partie du côté obscur des amulettes. Quant aux magnifiques dessins, ils nous montrent une fois de plus le grand talent de Kazu Kibuishi. A lire absolument !

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Ce qui nous lie, de Samantha Bailly – Milady, 2014.

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Alice a un don. Les liens entre les individus lui apparaissent sous forme de fils lumineux. Un phénomène inexplicable qu’elle met à profit pour démasquer les hommes infidèles. Mais au fond, Alice n’aspire qu’à retrouver une vie «normale», celle du bureau, des collègues et des relations simples. Son nouveau poste dans un cabinet de recrutement semble lui offrir tout cela, et plus encore. Parmi les personnalités variées qui cohabitent dans l’open space, elle rencontre l’inaccessible Raphaël, qui ne la laisse pas indifférente. Le seul dont Alice n’arrive pas à percevoir les liens.

Gros coup de coeur pour ce livre tout doux. Peut-être même au-delà du coup de coeur ! J’avais un léger à priori en commençant cette lecture, que je classais d’avance dans la catégorie « romance », catégorie peu gratifiante pour moi. Mais Ce qui nous lie est une histoire pleine de magie et d’espoir que j’ai dévoré et que je ne voulais pas finir, pour rester encore quelques instants avec ces personnages si attachants. J’ai suivi avec bonheur et plaisir Alice dans ses questionnements, dans sa quête du bonheur, dans ses émotions. J’ai été transportée par cette lecture, par l’écriture, par les mots de l’auteur ; j’étais ailleurs, complètement absorbée par ce bouquin, qu’il me fallait lire, lire, lire. Je viens de découvrir Samantha Bailly, et d’une belle manière ; je sais déjà que d’autres livres de cet auteur vont bientôt rejoindre ma PAL. Une lecture haletante, hypnotique que je vous conseille vivement. Un roman à lire absolument !

Soudain, seuls, d’Isabelle Autissier- Stock, 2015.

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Un couple de trentenaires partis faire le tour du monde. Une île déserte, entre la Patagonie et le cap Horn. Une nature rêvée, sauvage, qui vire au cauchemar. Un homme et une femme amoureux, qui se retrouvent, soudain, seuls. Leurs nouveaux compagnons : des manchots, des otaries, des éléphants de mer et des rats. Comment lutter contre la faim et l’épuisement ? Et si on survit, comment revenir chez les hommes ? Un roman où l’on voyage dans des conditions extrêmes, où l’on frissonne pour ces deux Robinson modernes. Une histoire bouleversante.

J’ai dévoré ce livre. Vraiment dévoré. Mais quelle histoire !!! Je connaissais Isabelle Autissier pour ses exploits de navigatrice. Je viens de découvrir sa plume. Et j’avoue avoir été très agréablement surprise. L’écriture est fluide et soignée, minimaliste et précise. L’intrigue, qui m’a captivé, emporté dès les toutes premières pages, renferme un puissant suspense. Les descriptions des paysages, de la nature, de cette île hostile sont magnifiques, les émotions des personnages bouleversantes, la tension psychologique haletante. Il paraît que ses récits de voyage décrivant la réalité sont encore meilleurs. J’en prends bonne note ! Soudain, seuls : une histoire saisissante à lire absolument ! Un très gros coup de coeur !

Livre lu dans le cadre de la Bibliothèque Orange 2016. Ma note : 5/5.

Le voyant, de Jérôme Garcin – Gallimard, 2015.

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Le visage en sang, Jacques hurle: « Mes yeux! Où sont mes yeux? » Il vient de les perdre à jamais. En ce jour d’azur, de lilas et de muguet, il entre dans l’obscurité où seuls, désormais, les parfums, les sons et les formes auront des couleurs. Né en 1924, aveugle à huit ans, résistant à dix-sept, membre du mouvement Défense de la France, Jacques Lusseyran est arrêté en 1943 par la Gestapo, incarcéré à Fresnes puis déporté à Buchenwald. Libéré après un an et demi de captivité, il écrit Et la lumière fut et part enseigner la littérature aux États-Unis, où il devient «The Blind Hero of the French Resistance». Il meurt, en 1971, dans un accident de voiture. Il avait quarante-sept ans. Vingt ans après Pour Jean Prévost (prix Médicis essai 1994), Jérôme Garcin fait le portrait d’un autre écrivain-résistant que la France a négligé et que l’Histoire a oublié.

Je ne connaissais pas du tout ce grand homme que fut Jacques Lusseyran. Ce livre m’aura permis d’en apprendre beaucoup sur lui et sur sa vie, riche, dure, et si touchante. Un homme fort, avec sa part d’ombre, mais dont le courage est impressionnant. Une belle et émouvante leçon de vie ! Petits bémols : l’écriture trop pompeuse de l’auteur, et le sentiment que ce dernier transpose dans son livre plus l’image de son père idolatré que celle de ce réel héros de notre Histoire.

Livre lu dans le cadre de la Bibliothèque Orange 2016. Ma note : 3/5.

Morceau choisi

« Ainsi donc, du camp de Buchenwald, un homme sans regard, si maigre qu’il semble flotter dans sa tenue rayée et puis s’y noyer, a pu écrire :  » J’ai appris ici à aimer la vie. » Même si l’on en comprends le sens – il a appris ici à refuser de mourir, à se battre pour survivre -, cette phrase n’a pas d’équivalent dans toute la littérature concentrationnaire. Elle explose, comme une bombe, à la tête de tous les bourreaux. Elle les tue. » (p.108)

Avant toi, de Jojo Moyes – Milady, 2013.

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Lou est une fille ordinaire qui mène une vie monotone dans un trou paumé de l’Angleterre dont elle n’est jamais sortie. Quand elle se retrouve au chômage, elle accepte un contrat de six mois pour tenir compagnie à un handicapé. Malgré l’accueil glacial qu’il lui réserve, Lou va découvrir en lui un jeune homme exceptionnel, brillant dans les affaires, accro aux sensations fortes et voyageur invétéré. Mais depuis l’accident qui l’a rendu tétraplégique, Will veut mettre fin à ses jours. Lou n’a que quelques mois pour le faire changer d’avis.

Ce livre est certes une romance, mais il parle aussi bien, très bien, du handicap. Ce thème est abordé selon plusieurs points de vue : celui de Will, jeune tétraplégique ; celui de sa famille et ses amis ; et celui du corps médical, plus particulièrement Lou et Nathan, qui s’occupent de lui quotidiennement. On s’attend assez vite (et c’est ma petite déception) à ce qu’il se passe quelque chose entre Lou et Will, leur rapprochement inéluctable ira de l’amitié à des sentiments plus profonds. Puis l’histoire va très loin pour aboutir au lourd sujet de l’aide au suicide. Une romance, mais une romance tout de même bouleversante grâce aux lourds sujets évoqués.

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