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octobre 2017

Mes lectures inachevées #12

Voici le livre que j’ai refermé définitivement avant la fin ce mois-ci, mais dont j’ai tout de même envie de garder une petite trace…

Tout cela, il fallait le brader. Tout. Une lampe de chevet qui avait du style au début des années 80, un cadre rouge en bois peint, une pile de magazines de cinéma, un cendrier en métal doré, un dictionnaire d’espagnol, un service à thé imitation japonais, des assiettes dépareillées, un bob bleu rayé de blanc, un gant de base-ball rapporté des États-Unis et même une paire de boucles d’oreilles, un robot ménager, un stylo plume à fines dorures et une couverture en laine jaune. Une douzaine de cartons de tailles diverses. Lorsque le mouvement s’est arrêté, j’étais en sueur, la tête me tournait, mes mains étaient grises et mes jambes cotonneuses. Il était trois heures du matin. Dans l’air, des particules de poussière restaient indécises, en suspension. Je ne me souvenais même plus des derniers objets que j’avais rangés – à un moment donné, j’avais perdu le contrôle, cette envie d’en découdre et de couper tous les ponts. J’ai jeté un coup d’oeil aux cartons empilés devant la montée d’escalier – mon minuscule inventaire. Un dimanche en province, lors d’un vide-grenier. Sur le stand 111, des objets changent de main. Et se mettent à raconter l’histoire de celui qui les vend, de ceux qui les prennent – une histoire qui nous ressemble.

Lu : 115/273 pages

 

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Ikigami, tome 7, de Motorô Mase – Kazé éditions, 2010.

 

Quand les Services sociaux envoient une inspectrice évaluer le travail de Fujimoto, le jeune fonctionnaire sent soudain sur ses épaules le poids de la suspicion étatique. Difficile alors pour lui d’être d’un quelconque secours aux deux jeunes hommes qui reçoivent cette fois l’Ikigami. Pour accepter leur destin amputé, ils vont devoir trouver la paix dans leur passion, face au regard des autres et malgré le temps qui passe trop vite… Que feriez-vous de vos dernières 24 heures ?

Je reprends cette série Ikigami après l’avoir « abandonné » au tome 6 en 2010… Les évènements sont toujours un peu redondants malheureusement, et l’intrigue principale avance bien trop lentement. Cependant, le thème du regret, largement abordé dans ce tome 7, est bien traité, et les deux personnages qui reçoivent le fameux ikigami sont touchants. J’irai peut-être au bout de cette série. Encore trois tomes…

 

Forbidden, de Tabitha Suzuma – Simon Pulse, 2010.

Seventeen-year-old Lochan and sixteen-year-old Maya have always felt more like friends than siblings. Together they have stepped in for their alcoholic, wayward mother to take care of their three younger siblings. As defacto parents to the little ones, Lochan and Maya have had to grow up fast. And the stress of their lives—and the way they understand each other so completely—has also brought them closer than two siblings would ordinarily be. So close, in fact, that they have fallen in love. Their clandestine romance quickly blooms into deep, desperate love. They know their relationship is wrong and cannot possibly continue. And yet, they cannot stop what feels so incredibly right.

Quel CLAQUE ce roman… Jamais encore je n’avais achevé une lecture dans un tel état… Je suis encore à terre… Je cherche par où commencer, quoi dire, quoi écrire, quoi penser… Je suis totalement perdue face à cette histoire… Les émotions ressenties sont très nombreuses, très fortes, si fortes… Jamais un roman ne m’a fait affronter une telle situation, une telle intrigue, un dilemme pareil… Aller jusqu’à accepter l’inacceptable ? … Tout est chamboulé…  Un livre qui me hantera bien longtemps c’est certain. Mais un livre à lire absolument (en VO) !

Point cardinal, de Léonor de Récondo – Sabine Wespieser Editeur, août 2017.

Sur le parking d’un supermarché, dans une petite ville de province, une femme se démaquille. Enlever sa perruque, sa robe de soie, rouler ses bas sur ses chevilles : ses gestes ressemblent à un arrachement. Bientôt, celle qui, à peine une heure auparavant, dansait à corps perdu sera devenue méconnaissable. Laurent, en tenue de sport, a remis de l’ordre dans sa voiture. Il s’apprête à rejoindre femme et enfants pour le dîner. Avec Solange, rencontrée au lycée, la complicité a été immédiate. Laurent s’est longtemps abandonné à leur bonheur calme. Sa vie bascule quand, à la faveur de trois jours solitaires, il se travestit pour la première fois dans le foyer qu’ils ont bâti ensemble. À son retour, Solange trouve un cheveu blond… Léonor de Récondo va alors suivre ses personnages sur le chemin d’une transformation radicale. Car la découverte de Solange conforte Laurent dans sa certitude : il est une femme. Reste à convaincre ceux qu’il aime de l’accepter. La détermination de Laurent, le désarroi de Solange, les réactions contrastées des enfants – Claire a treize ans, Thomas seize –, l’incrédulité des collègues de travail : l’écrivain accompagne au plus près de leurs émotions ceux dont la vie est bouleversée. Avec des phrases limpides et d’une poignante justesse, elle trace le difficile parcours d’un être dont toute l’énergie est tendue vers la lumière. Par-delà le sujet singulier du changement de sexe, Léonor de Récondo écrit un grand roman sur le courage d’être soi.

J’attendais avec impatience la parution du dernier roman de Léonor de Récondo. J’ai découvert cette auteur avec Amours, une révélation. J’ai lu il y a peu Pietra viva, une petite déception. Mais voilà, avec Point cardinal, Léonor de Récondo fait sa grande entrée dans MES auteurs préférés, ceux dont je suis toutes les parutions, ceux dont je veux tout lire. Après seulement trois romans. Et donc deux gros coups de coeur. Car oui, Point cardinal est un coup de coeur. Tout comme Amours, il m’est assez difficile d’en parler ; je sais d’avance que mes mots ne seront jamais à la hauteur de ce que j’ai ressenti pendant cette lecture. L’écriture est tellement parfaite et pleine de finesse. Les mots sont si délicats, justes, tous posés au bon endroit, au bon moment. Il n’y a rien de trop, ni rien qui manque, c’est un dosage parfait, minutieux. L’histoire de Laurent et sa famille est très émouvante, forte, et tellement pleine d’humanité. J’ai quitté tous ses personnages avec regret. Un très beau roman. Un grand merci à vous, Léonor de Récondo.

Autre-monde, Tome 1 : L’alliance des Trois, de Maxime Chattam – Albin Michel, 2008.

Personne ne l’a vue venir. La Grande Tempête : un ouragan de vent et de neige qui plonge le pays dans l’obscurité et l’effroi. D’étranges éclairs bleus rampent le long des immeubles, à la recherche de leurs proies, qu’ils tuent ou transforment… Après leur passage, Matt et Tobias se retrouvent sur une Terre ravagée, différente. Désormais seuls, ils vont devoir s’organiser. Pour comprendre. Pour survivre… à cet Autre-Monde.

Et bien, je préfère plus la plume de Maxime Chattam quand il écrit pour les adultes, que celle pour la littérature jeunesse / ado ! Ce roman fut loin d’être agréable à lire. Côté intrigue, j’ai eu la désagréable et forte impression, dès le début (et elle ne m’a plus lâché), de lire une bien pâle copie (voire un plagiat…) de la bd Seuls, notamment, mais pas seulement, tant on retrouve dans ce tome 1 des événements, des postures, des intrigues déjà lus ailleurs. De quoi être bien déçue en fermant ce roman une fois la lecture achevée (oui, quand même).

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