Sous les bombardements, dans Berlin assiégé, la femme la plus puissante du IIIe Reich se terre avec ses six enfants dans le dernier refuge des dignitaires de l’Allemagne nazie. L’ambitieuse s’est hissée jusqu’aux plus hautes marches du pouvoir sans jamais se retourner sur ceux qu’elle a sacrifiés. Aux dernières heures du funeste régime, Magda s’enfonce dans l’abîme, avec ses secrets. Au même moment, des centaines de femmes et d’hommes avancent sur un chemin poussiéreux, s’accrochant à ce qu’il leur reste de vie. Parmi ces survivants de l’enfer des camps, marche une enfant frêle et silencieuse. Ava est la dépositaire d’une tragique mémoire : dans un rouleau de cuir, elle tient cachées les lettres d’un père. Richard Friedländer, raflé parmi les premiers juifs, fut condamné par la folie d’un homme et le silence d’une femme : sa fille. Elle aurait pu le sauver. Elle s’appelle Magda Goebbels.

Je n’avais pas vraiment envie de lire un livre évoquant le nazisme, Magda Goebbels, et les terribles camps de concentration. Mais la curiosité m’a piqué, et je voulais moi aussi découvrir ce premier roman. Ce fut une lecture intéressant sur la Seconde Guerre Mondiale, car cette période tragique est ici abordée d’une manière différente : par un roman qui rend vivante l’Histoire. Mais au-delà de ça, je n’ai que moyennement apprécié cette lecture. En fait, son côté romancé de l’Histoire fût pour moi un point fort et un point faible. Quelle est la part de réel ? Celle imaginé par l’auteur ? Le fait d’alterner les points de vue entre la situation dans les camps (puis la fuite) et celle dans le bunker à Berlin devenait de plus en plus troublant, dérangeant pour moi au fil des pages. Le contraste est si saisissant entre les deux. J’avais le sentiment d’étouffer, partout. Comme un mal être grandissant. Et les derniers chapitres n’ont rien arrangé. Cette lecture m’a trop dérangé pour l’apprécier pleinement.

Publicités