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Le triangle secret, Tome 1 : Le testament du fou, de Didier Convard (scénario) et Gilles Chaillet, Denis Falque, Christian Gine et Pierre Wachs (dessin) – Glénat, 2000.

Mon très cher Didier, quand vous écouterez cette cassette, je ne serai sans doute plus de ce monde. Ceux qui me traquent vont bientôt me débusquer, et il me reste trop peu de temps pour relater les derniers événements qui m’ont conduit au seuil de la mort. Je veux vous préserver, mon ami. Je ne vous livrerai pas la vérité. Maudissez-moi, mais vous ne devez pas savoir ! Jamais ! Abandonnez notre quête, je vous en conjure ! Fermez tous vos livres, brûlez-les et soufflez leurs cendres au vent. Oubliez tout ce que je vous ai dit. Oubliez !

Si j’avais lu ce premier tome plus tôt, je l’aurais probablement bien plus apprécié. Je suis maintenant beaucoup moins attirée par des intrigues sur fond d’ésotérisme, de religion et de franc-maçonnerie. Ajoutez à cela des planches qui manquent sérieusement d’air, avec ces bulles écrites en pattes de mouche, et mon intérêt devient quasi inexistant. Voilà une série que je ne continuerai pas.

Persepolis (#1) : the Story of a Childhood, de Marjane Satrapi – Pantheon, 2003.

Wise, funny, and heartbreaking, Persepolis is Marjane Satrapi’s memoir of growing up in Iran during the Islamic Revolution. In powerful black-and-white comic strip images, Satrapi tells the story of her life in Tehran from ages six to fourteen, years that saw the overthrow of the Shah’s regime, the triumph of the Islamic Revolution, and the devastating effects of war with Iraq. The intelligent and outspoken only child of committed Marxists and the great-granddaughter of one of Iran’s last emperors, Marjane bears witness to a childhood uniquely entwined with the history of her country. Persepolis paints an unforgettable portrait of daily life in Iran and of the bewildering contradictions between home life and public life. Marjane’s child’s-eye view of dethroned emperors, state-sanctioned whippings, and heroes of the revolution allows us to learn as she does the history of this fascinating country and of her own extraordinary family. Intensely personal, profoundly political, and wholly original, Persepolis is at once a story of growing up and a reminder of the human cost of war and political repression. It shows how we carry on, with laughter and tears, in the face of absurdity. And, finally, it introduces us to an irresistible little girl with whom we cannot help but fall in love.

Ce roman graphique, racontant l’enfance de l’auteur dans un Iran violent et instable, est saisissant, intense, magnifique, touchant, mais aussi instructif. L’Histoire en planches noires et blanches ! Cette petite Marji est incroyable et forte. J’ai très envie de découvrir la suite de cette vie singulière.

Monster, tome 11 : L’Angle mort, de Naomi Urasawa – Big Kana, 2003.

 

Un appartement dans un vieil immeuble des bas quartiers de Prague avec une enseigne ornée de trois grenouilles… Une femme y vivait avec ses deux enfants, des jumeaux, il y a une dizaine d’années. C’est ce que Tenma apprend des voisins. Ils lui parlent également de la police secrète tchécoslovaque et d’un étrange incendie. Les jumeaux en question pourraient-ils être Johann et Anna ? Parallèlement, Suk, un jeune inspecteur de la police de Prague, tombe sous le charme d’une jolie fille qu’il a rencontrée dans un bar. Elle s’appelle Anna ! Lorsque Tenma et Suk se rencontrent, une nouvelle tragédie se prépare autour d’eux.

Encore un manga dont j’avais arrêté sans raison la lecture. J’avais lu le tome 10 en 2008, puis plus rien… J’ai retrouvé avec plaisir cette intrigue riche et complexe, et ses personnages, attachants pour certains et troublants pour d’autres. L’histoire était étrangement encore assez fraîche dans mon esprit, une bonne surprise !

La survie de l’espèce, de Paul Jorion et Grégory Maklès – Futuropolis, 2012.

Si l’on en croit Paul Jorion, l’économie est une chose trop sérieuse pour être laissée aux mains des seuls économistes ! Preuve en est faite avec « La Survie de l’espèce », un essai dessiné percutant, drôle, et pas complètement désespéré, mis en images par Grégory Maklès, connu jusqu’ici pour ses bandes dessinées de fantasy humoristique. En une succession de courts chapitre et d’analyses aussi pointues sur le fond, que délirantes dans la présentation, pimentées d’un brin de souvenirs personnels et d’un zeste d’actualité, Jorion brosse au vitriol un portrait érudit et rigolo de l’idéologie politique et de l’organisation de l’humanité actuelles, qui s’acheminent vers leur extinction naturelle, et il propose quelques idées pour l’éviter. Jouant des symboles connus de tous, Maklès vulgarise les écrits de Jorion, avec la volonté de faire sourire plutôt que de se laisser abattre. Cela commence avec le procès de monsieur x, trader et mercenaire zélé de la banque d’investissement Gloldman Sax, accusé d’avoir créé un produit financier à partir des créances les plus pourries du marché, qu’il a revendu sciemment à ses clients avant de parier sur l’effondrement de cette « camelote ». Pourquoi ? Parce que ces clients étaient faibles, et que le système dit M.A.F. (Mort Aux Faibles) ! Bien sûr, cela nous rappelle quelque chose… Comment a-t-on bien pu en arriver là ? C’est le postulat de départ des auteurs : comprendre. Alors, avec trois symboles simples (le Salarié, un petit jouet en plastique, le Patron, un général d’armée, et le Capital, un financier à haut de forme et gros cigare), Jorion et Maklès expliquent pourquoi et comment. Cyniquement, ironiquement et avec beaucoup d’humour (noir), ils décortiquent l’invention du travail, le partage des richesses, le management, la Bourse ou encore l’ultra libéralisme.

Très loin d’avoir apprécié les planches de cette bd et le sujet économique +++ ; le contenu est décrit avec un humour pinçant sur notre société actuelle et ses aberrations. Intéressant, mais parfois trop cynique pour moi.

 

Un drôle de père (tome 4), de Yumi Unita – Delcourt, 2009.

Daikichi, trente ans, célibataire, n’est pas ce qu’on peut appeler un Don Juan. Pas très à l’aise avec les femmes, encore moins avec les enfants, cet homme on ne peut plus ordinaire va, du jour au lendemain, décider de devenir le tuteur légal de la fille cachée de… son défunt grand-père. Mais comment élever une jeune enfant quand on a déjà du mal à s’assumer soi-même? Un drôle de père est la première série à succès de Yumi Unita, une des auteures issues de la nouvelle vague du manga pour femmes. Elle aborde dans cette œuvre, avec beaucoup d’humanité, des thèmes aussi fondamentaux que l’amour familial, l’éducation, ou plus généralement la responsabilité individuelle. Face à l’égoïsme de la société, Daikichi fera en effet passer les intérêts de la petite Rin avant les siens. Et si le bonheur passait par le don de soi ?

Dans ce tome 4, l’auteur évoque encore et toujours comment élever seul(e) son enfant au Japon et comment cela est perçu par la société. Il parle aussi du statut de la femme, allant même jusqu’à évoquer la question du divorce dans ce tome. Intéressant. Mais je me lasse doucement de cette série, pas assez rythmée à mon goût…

Autres tomes lus : Tome 1, Tome 2, Tome 3.

A contretemps, de Jean-Philippe Blondel – Pocket, 2010.

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Hugo n’a qu’une passion : les livres. Et qu’une envie : fuir au plus vite le cocon familial. Bac en poche, le voici donc à Paris, jeune étudiant en lettres, se rêvant libre et ambitieux comme un personnage de roman. Mais il doit rapidement déchanter : son existence est loin d’être aussi trépidante qu’il l’imaginait. Pire, il doit s’accommoder d’une cohabitation pesante avec son logeur, un homme taciturne et distant. Heureusement, sa boulimie de lecture l’aide à surmonter ces débuts difficiles. Et grâce aux fils mystérieux que tissent les livres entre les êtres, elle va même lui apporter un peu plus : l’amitié, l’amour, et la redécouverte d’un écrivain oublié…

Ce n’est pas mon roman préféré de Jean-Philippe Blondel, mais j’y ai retrouvé ce que j’aime tant dans l’écriture de cet auteur, simple et sensible. A contretemps parle de la vie, des gens, des vrais gens, des choix de vie, des chemins que l’on pense prendre ou que l’on pense devoir prendre, et ceux que l’on décide de suivre finalement. Ce roman raconte de manière très touchante la belle rencontre entre un homme, un vieil écrivain vite oublié, et un jeune adulte étudiant qui se cherche, avec en toile de fond les livres, les lecteurs, les auteurs, l’écriture et le monde de l’édition.

Autre romans déjà lus :
Double jeu
06H41
Brise glace
(Re)play!
G229
Le baby-sitter
Blog
Au rebond

Lecture inachevée :
Passage du gué

L’étrangère, de Valérie Toranian – Flammarion, 2015.

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« Elle tricote. Je sors mon carnet. – Raconte-moi précisément ce qui s’est passé dans les convois… – Plus tard… Je rêve de recueillir cette histoire qui est aussi la mienne et elle s’y oppose comme une gamine butée. – Quand plus tard ? – Quand tu auras eu ton bébé. » Aravni garde farouchement le silence sur son passé. Sa petite-fille, Valérie, aimerait pourtant qu’elle lui raconte son histoire, l’Arménie, Alep, Constantinople et Marseille. Dans ce récit qui traverse le siècle, elle écrit le roman de la vie, ou plutôt des vies d’Aravni : de la toute jeune fille fuyant le génocide arménien en 1915 jusqu’à la grand-mère aussi aimante qu’intransigeante qu’elle est devenue, elle donne à son existence percutée par l’Histoire une dimension universelle et rend hommage à cette grand-mère « étrangère » de la plus belle façon qui soit.

Une écriture forte et courageuse pour évoquer un moment tragique de l’Histoire.
Un très bel hommage d’une femme à sa grand-mère.
Une lecture bouleversante.
Une alternance habile des chapitres entre le passé d’Aravni et son présent.

Livre lu dans le cadre de la Bibliothèque Orange 2016. Ma note : 3/5.

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