Recherche

blogaëlle

Entre terre et mer, tome 1 : Le jeune saisonnier, de Pascal Bresson (scénario) et Erwan Le Saëc (dessin) – Soleil, 2015.

Printemps 1920, Pierre Abgrall vient de perdre sa mère. Plus rien ne le retient chez lui, pas même l’amour que lui porte la jeune Léa Cloarec. Il décide alors de tout quitter, de partir comme saisonnier sur la côte Malouine. Homme de la terre, c’est la première fois qu’il découvre la mer. Embauché sur le littoral fertile, il loue ses bras à la ferme de Jeanne. Là-bas, les femmes vivent seules, cultivent la terre ou labourent les flots en priant pour le retour de leurs hommes partis en mer. Marins de père en fils, ceux que l’on surnomme les «Terre-Neuvas» s’en vont pêcher la morue sur le «Grand Banc» de Terre-Neuve à bord d’une goélette morutière Malouine «La Charmeuse». Tous les jours, Marie la lavandière, face au large, guette le retour de son promis embarqué pour une campagne de pêche. Dès le premier regard, Pierre s’éprend d’elle et oublie Léa restée à la ferme. Peu à peu, la curiosité du jeune homme se tourne vers la mer, malgré le danger et surtout pour les beaux yeux de Marie, qui n’a de fascination que pour les marins. Qui sont ces hommes pour qui le coeur des femmes bat si fort ? Ces aventuriers qui affrontent brumes et tempêtes pour nourrir leurs familles, ces «forçats de la mer» qui contemplent toutes les beautés de Terre-Neuve, qui vivent tous les malheurs et survivent grâce à une très forte amitié ? Avec Pierre, nous vivons au jour le jour leur existence, leur quotidien. Avec Marie, Jeanne et les autres, nous connaissons l’angoisse de ceux qui restent à terre.

Une BD aux belles planches qui parle bien de la Bretagne, celle des terres et celle de la mer. La vie des marins est éprouvante, celle de ceux restés à terre aussi. L’attente est pesante. Le travail ne manque pas. Une histoire touchante qui donne envie de lire la suite.

 

Publicités

La passe-miroir, tome 1 : Les fiancés de l’hiver, de Christelle Dabos – Gallimard Jeunesse, 2013.

Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel. Une héroïne inoubliable, un univers riche et foisonnant, une intrigue implacable. Découvrez le premier livre d’une grande saga fantastique et le talent d’un nouvel auteur à l’imaginaire saisissant.

Je viens (enfin) de découvrir le (trop ?) riche univers de Christelle Dabos. Il m’a fallu une centaine de pages avant de commencer à entrer véritablement dans cette histoire. C’est un premier tome très fourni, dense, qui pose beaucoup de choses, ce qui ralentit parfois le rythme de l’intrigue. Un premier tome prometteur, mais une lecture alourdie par la longue mise en place d’un univers foisonnant. J’espère que le deuxième tome sera plus captivant !

Lady S, tome 8 : Raison d’état, de Philippe Aymond (dessin) et Jean Van Hamme (scénario) – Dupuis, 2012.

Jetée en prison à l’issue de la désastreuse mission que lui avait imposée le Colonel, Lady S attend son procès pour mettre en cause les vrais coupables du drame. Le « sort » en décide autrement : à la stupéfaction de tous, Lady S se tue à la veille de comparaître. Officiellement morte, elle se réveille pourtant en un lieu inconnu Un piège terrible s’est refermé sur elle. Parviendra-t-elle à le briser ? Ce nouvel album confirme le virage plus sombre opéré dans le précédent opus. L’ombre du Colonel, patron d’un service occulte de l’État, se précise au point qu’il devient un des personnages-clé du destin de Lady S.

Je pense que c’est avec ce tome 8 que s’arrêtera pour moi la saga de Lady S. J’ai relativement apprécié la lecture de ce tome, mais la série ne m’intéresse plus assez pour la continuer.

 

Fish Girl, de David Wiesner (texte et dessin) et Donna Jo Napoli (texte) – Clarion Books, 2017.

Who is Fish Girl? What is Fish Girl? She lives in a tank in a boardwalk aquarium. She is the main attraction, though visitors never get more than a glimpse of her. She has a tail. She can’t walk. She can’t speak. But she can make friends with Livia, an ordinary girl, and yearn for a life that includes yoga and pizza. She can grow stronger and braver. With determination, a touch of magic, and the help of a loyal octopus, she can do anything.

Mettez-moi un livre de David Wiesner entre les mains et je suis déjà ailleurs, loin, loin, très loin. C’est toujours un voyage particulier. Cet auteur/illustrateur a une telle imagination ! J’ai été totalement emportée par cette fabuleuse histoire, par cette soif de liberté et d’indépendance qui grandit chaque jour en Mira. A lire absolument !

Drama, de Raina Telgemeier – Scholastic, 2012.

 

Callie loves theater. And while she would totally try out for her middle school’s production of Moon Over Mississippi, she can’t really sing. Instead she’s the set designer for the drama department stage crew, and this year she’s determined to create a set worthy of Broadway on a middle-school budget. But how can she, when she doesn’t know much about carpentry, ticket sales are down, and the crew members are having trouble working together? Not to mention the onstage AND offstage drama that occurs once the actors are chosen. And when two cute brothers enter the picture, things get even crazier!

J’ai retrouvé avec plaisir le dessin de Raina Telgemeier. L’intrigue est sympathique, les personnages assez attachants, et on suit avec un certain plaisir la création de cette pièce de théâtre.

L’explosion du petit pois, d’Alex Cousseau – Editions du Rouergue, collection dacodac, 2013.

Les parents de Violette voient d’un mauvais œil sa relation avec Mona, son amie secrète, un double qu’elle s’est inventée et qui la suit comme son ombre. Ils préféreraient qu’elle se fasse de « vrais » amis. Alors Violette cherche de nouvelles rencontres. Dans son immeuble, elle fait la connaissance du peintre Adreas. Il vient de Norvège et lui raconte comment, avec ses pinceaux, il cherche à capter le moment où les choses se transforment, le moment où le petit pois explose. Il lui raconte aussi son pays, et son envie de partir y rejoindre l’amour de sa vie. Elle rencontre aussi Amos, un garçon de son âge qui habite le même étage qu’Andreas. Un nouvel ami peut-être ? Alex Cousseau peint avec beaucoup de justesse et de tendresse le portrait d’une petite fille. Il rend la richesse des relations qui font le sel de la vie.

Un beau texte qui condense beaucoup de choses fortes en peu de pages. Une lecture touchante pour les jeunes et les moins jeunes.

Le cabaret des ombres (Une aventure des Spectaculaires, tome 1), de Régis Hautière (scénario) et Arnaud Poitevin (dessin) – Rue de Sèvres, 2016.

Qu’ils soient hercule de foire, homme volant, lanceur de couteaux ou lycanthrope, les membres de la joyeuse troupe du Cabaret des Ombres ont tous un talent certain… pour le trucage et l’illusion. Hélas, à l’heure où le Tout-Paris ne jure plus que par le cinématographe, leurs tours de passe-passe ne suffisent plus pour émouvoir les foules. Aussi, quand l’inénarrable professeur Pipolet leur propose de sauver le monde, ils se disent que le moment est venu pour eux de se montrer vraiment… spectaculaires.

Cette BD jeunesse au rythme fou ne manque pas de rebondissements, ni d’humour. L’ambiance est rétro, burlesque, et le contexte historique intéressant. J’ai savouré cette histoire servie par des planches aux couleurs chaudes, vivantes, et un décor somptueux. La couverture annonçait la couleur et je n’ai pas été déçue !

 

 

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :