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Mission M’Other, de Pierre Bordage, Melanÿn et Coriat – Soleil, collection Snoop Book, 2011.

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En 2026, Lia, 15 ans, seule survivante de la Mission M’Other, revient sur terre dans une capsule de détresse. elle se rend vite compte que toute la population a disparu, laissant derrière elle les vestiges de notre civilisation. elle va donc entamer un périple à travers la France pour retrouver les hommes, comprendre ce qui s’est passé, étudiant sur sa route les moindres indices qu’elle pourra glaner : messages, photos, plans, carte d’accès… Lui permettront-ils de découvrir à temps le rôle qu’elle a à jouer ? Et vous, saurez-vous découvrir ce qui est arrivé à l’humanité ? Ce roman interactif contient 15 indices à examiner.

Un petit roman au final, si on lui enlève tous les documents glissés dans ses pages sous forme d’indices. J’ai aimé suivre le périple de Lia et découvrir au fur et à mesure ses dessins, ses photos, et surtout tous ces petits indices rangés dans les poches noires au fil des pages. C’est ce qui rend cette lecture originale. Mais pas inoubliable…

La terre brûlée (tome 2 : L’épreuve), de James Dashner – Pocket Jeunesse, 2013.

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Thomas en était sûr, la sortie du labyrinthe marquerait la fin de l’épreuve. Mais, à l’extérieur, il découvre un monde ravagé. La terre est dépeuplée, brûlée par un climat ardent. Plus de gouvernement, plus d’ordre… Et des hordes de gens infectés, en proie à une folie meurtrière, errent dans les villes en ruines. Au lieu de la liberté espérée, Thomas se trouve confronté à un nouveau défi démoniaque. Au coeur de cette terre brûlée, parviendra-t-il à trouver la paix… et un peu d’amour ?

En lisant ce tome 2, j’ai eu le sentiment que l’auteur ne savait pas où il voulait aller. On apprend et on comprend certaines choses, mais pas assez à mon goût. Tout en étant relativement palpitante, j’ai aussi trouvé l’intrigue de ce tome assez lente parfois, notamment lors des nombreuses fois où Thomas raconte aux autres personnages ce qui s’est passé et que le lecteur vient tout juste de lire. Ces répétitions alourdissent inutilement l’intrigue et c’est dommage. Je suis lassée des dystopies et je crois que je m’arrêterai à ce tome 2 de la trilogie de James Dashner (mais je regarderai les adaptations cinématographiques par curiosité).

Le Labyrinthe (tome 1 : L’Epreuve), de James Dashner – Pocket Jeunesse, 2012.

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Quand Thomas reprend connaissance, sa mémoire est vide, seul son nom lui est familier… Il se retrouve entouré d’adolescents dans un lieu étrange, à l’ombre de murs infranchissables. Quatre portes gigantesques, qui se referment le soir, ouvrent sur un labyrinthe peuplé de monstres d’acier. Chaque nuit, le plan en est modifié. Thomas comprend qu’une terrible épreuve les attend tous. Comment s’échapper par le labyrinthe maudit sans risquer sa vie ? Si seulement il parvenait à exhumer les sombres secrets enfouis au plus profond de sa mémoire…

Spontanément, après avoir tout juste achevé la lecture de cette dystopie, je dirais que j’ai aimé ce premier tome. Intrigue (facile, mais) prenante. Suspense à (presque) tous les (courts) chapitres. (Après un début de lecture un peu lent), j’ai (finalement) dévoré les pages. Bref, j’aime les dystopies, donc j’ai apprécié. Mais en réfléchissant à ce que j’allais écrire, mon opinion est de plus en plus nuancée. L’intrigue n’a rien de novatrice dans le fond, rien de nouveau ici par rapport à d’autres séries comme Hunger Games, Divergente ou encore la série d’Allie Condie, pour ne citer qu’elles, sauf peut-être l’idée de prendre un héros masculin… Je ne me suis pas beaucoup attachée aux personnages. Thomas est agaçant avec son air du mec qui ne comprend rien mais qui finalement s’adapte très vite, prend les bonnes décisions et finit par sauver tous ces blocards qui tournaient en « rond » dans ce labyrinthe. Mais ce qui m’a le plus dérangé, c’est le personnage de Teresa, la touche « romance » de l’histoire, comme s’il en fallait forcément une. J’imagine déjà ce qu’un tel personnage apportera dans la suite de la série… Je mise donc sur la lecture du tome 2 (que je lirai, bien sûr !)  pour mieux comprendre cet aspect « intrigue facile », en espérant qu’il m’apportera les réponses à mes questions. Et je tiens à préciser que, malgré tout ce que j’ai écrit plus haut, ce roman ado est à lire absolument, si toutefois vous aimez les dystopies !

Divergente (tome 1), de Veronica Roth – Nathan, 2011.

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Tris vit dans un monde post-apocalyptique où la société est divisée en cinq factions. À 16 ans elle doit choisir sa nouvelle appartenance pour le reste de sa vie. Cas rarissime, son test d’aptitudes n’est pas concluant. Elle est divergente. Ce secret peut la sauver… ou la tuer.

Une fois de plus, qui dit lecture tardive, dit déception. Avec cette fois une petite nuance. Ma déception se fonde en partie sur le manque de profondeur des personnages et, surtout, sur le peu d’originalité dans l’intrigue. J’ai déjà lu d’autres romans utilisant les mêmes ficelles, et les retrouver ici ne m’a pas surprise et donc plutôt déçue. Rien de nouveau donc ! Mais si j’avais lu ce livre avant tous les autres, je sais que ce serait peut-être un coup de cœur. Car tout est présent dans ces pages pour emporter le lecteur jusqu’au bout. Lira ou lira pas le tome 2 ? Je ne sais pas encore…

Nox (tome 1 Ici-bas), d’Yves Grevet – Syros, 2012.

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Miles Halter a seize ans et n’a pas l’impression d’avoir vécu. Assoiffé d’expériences, il décide de quitter le petit cocon familial pour partir loin, en Alabama au pensionnat de Culver Creek. Ce sera le lieu de tous les possibles. Et de toutes les premières fois. C’est là aussi, qu’il rencontre Alaska. La troublante, l’insaisissableinsoumise, drôle, intelligente et follement sexy, Alaska Young.


Dans une ville basse enveloppée d’un brouillard opaque – la nox –, les hommes sont contraints de pédaler ou de marcher sans cesse pour produire leur lumière. Comme l’espérance de vie y est courte, la loi impose aux adolescents de se marier et d’avoir un enfant dès l’âge de dix-sept ans. Lucen a peur de perdre celle qu’il aime, la rebelle Firmie, qui refuse de se plier à la règle. Il sent aussi ses meilleurs amis s’éloigner de lui. L’un d’eux, Gerges, s’apprête à rejoindre la milice qui terrorise les habitants, un autre, Maurce, un groupe hors-la-loi. C’est l’heure pour Lucen de faire des choix qui détermineront toute son existence. Au même moment, dans des territoires épargnés par la nox, la jeune Ludmilla ne se résigne pas au départ forcé de Martha, la gouvernante qui l’a élevée, injustement renvoyée par son père. Elle décide de tout tenter pour la retrouver.

J’ai mis du temps à entrer dans ce premier tome, dont le rythme est souvent un peu lent. Les trois personnages principaux prennent alternativement la parole et la voix du « Je », ce qui est un peu déroutant au début, il me fallait parfois revenir en arrière pour être sûre de savoir qui « parlait ». Mais très vite, la plume de l’auteur nous permet de reconnaitre rapidement qui parle. Nox évoque certes une certaine opposition entre les riches et les pauvres, un thème déjà vu et lu ailleurs, mais la richesse des personnages et les choix qu’ils ont à faire, si jeunes dans cet univers si sombre, rend ce roman captivant. L’évocation de l’énergie, avec ces êtres humains condamnés à marcher ou pédaler pour produire de la lumière, semble étrangement nous emmener à la fois dans le passé et le futur. Ce monde imaginé par Yves Grevet est assez effrayant, mais peut-être pas si éloigné de notre monde actuel…

Le passeur

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Le Passeur, de Lois Lowry – L’Ecole des loisirs, collection Medium, 1994.

Dans le monde où vit Jonas, la guerre, la pauvreté, le chômage, le divorce n’existent pas. Les inégalités n’existent pas. la désobéissance et la révolte n’existent pas. L’harmonie règne dans les cellules familiales constituées avec soin par le comité des sages. Les personnes trop âgées, ainsi que les nouveaux-nés inaptes sont « élargis », personne ne sait exactement ce que cela veut dire. Dans la communauté, une seule personne détient véritablement le savoir : c’est le dépositaire de la mémoire. Lui seul sait comment était le monde, des générations plus tôt, quand il y avait encore des animaux, quand l’œil humain pouvait encore voir les couleurs, quand les gens tombaient amoureux. Dans quelques jours, Jonas aura douze ans. Au cours d’une grande cérémonie, il se verra attribuer, comme tous les enfants de son âge, sa future fonction dans la communauté. Jonas ne sait pas encore qu’il est unique. Un destin extraordinaire l’attend. Un destin qui peut le détruire.

Ce livre a reçu la Newberry Medal 1994, le Prix « Tam Tam »décerné par le salon du Livre de Jeunesse de Montreuil en 1994, le Prix « Lecture Jeunesse » en 1995, le « Prix des Jeunes Lecteurs organisé par la bibliothèque Municipale de Thorigny 1996 et le « Prix Farniente » 2001 (Belgique).

Jonas, en passe de devenir celui qui saura tout sur sa communauté et le monde qui l’entoure, semble au début accepter son « rôle », celui de devenir le prochain dépositaire de la mémoire. Mais au fil de son apprentissage, ce qu’il apprend grâce au passeur le trouble de plus en plus. Et le regard qu’il porte sur cette communauté va alors radicalement changer. Il a dorénavant tous les éléments pour se faire sa propre opinion, et prendre son destin en main. Ce qu’il fera est une grande preuve de courage mais aussi d’envie de liberté. Un très bon roman sur la transmission du savoir, et surtout ce qu’on en fait ensuite. C’est aussi un excellent roman d’anticipation, qui nous dépeint une société effrayante, aseptisée, sans couleurs, dénuée de toute liberté, dans laquelle ses habitants « vivent » dans la plus grande ignorance. A lire absolument (si ce n’est pas déjà fait !).

Vivre dessous

Vivre dessous, de Thomas Cadène /collectif  – Manolosanctis, collection Agora, 2011.

Présentation de l’éditeur : Apparu il y a dix ans, à 5 000 mètres d’altitude, ce qui n’était qu’un petit nuage est devenu aujourd’hui un voile rouge qui couvre le cinquième de la planète. Les perturbations qu’il provoque, les questions qu’il pose quant à son devenir deviennent l’obsession majeure d’une humanité qui se résout soudain à faire face à sa probable fin prochaine. Comment accepter cette lente avancée vers la fin ? Et surtout, comment vivre avec ? Autour d’un récit de Thomas Cadène, une réunion de vingt micro-récits, au style personnel, mais qui s’harmonisent en une histoire unique et forte.

Mon avis : spécialiste des ouvrages collectifs, on retrouve ici Thomas Cadène avec, à mon goût, un trop grand nombre d’auteurs, pour la réalisation d’une BD sur fond de fin du monde. Trop grand nombre car, contrairement à par exemple Les autres gens, Vivre dessous propose du bon et du moins bon, que ce soit au niveau du scénario que du dessin. Pour ma part, je ne trouve pas l’ensemble très harmonieux au final.

     

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