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Persepolis (#1) : the Story of a Childhood, de Marjane Satrapi – Pantheon, 2003.

Wise, funny, and heartbreaking, Persepolis is Marjane Satrapi’s memoir of growing up in Iran during the Islamic Revolution. In powerful black-and-white comic strip images, Satrapi tells the story of her life in Tehran from ages six to fourteen, years that saw the overthrow of the Shah’s regime, the triumph of the Islamic Revolution, and the devastating effects of war with Iraq. The intelligent and outspoken only child of committed Marxists and the great-granddaughter of one of Iran’s last emperors, Marjane bears witness to a childhood uniquely entwined with the history of her country. Persepolis paints an unforgettable portrait of daily life in Iran and of the bewildering contradictions between home life and public life. Marjane’s child’s-eye view of dethroned emperors, state-sanctioned whippings, and heroes of the revolution allows us to learn as she does the history of this fascinating country and of her own extraordinary family. Intensely personal, profoundly political, and wholly original, Persepolis is at once a story of growing up and a reminder of the human cost of war and political repression. It shows how we carry on, with laughter and tears, in the face of absurdity. And, finally, it introduces us to an irresistible little girl with whom we cannot help but fall in love.

Ce roman graphique, racontant l’enfance de l’auteur dans un Iran violent et instable, est saisissant, intense, magnifique, touchant, mais aussi instructif. L’Histoire en planches noires et blanches ! Cette petite Marji est incroyable et forte. J’ai très envie de découvrir la suite de cette vie singulière.

L’étrangère, de Valérie Toranian – Flammarion, 2015.

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« Elle tricote. Je sors mon carnet. – Raconte-moi précisément ce qui s’est passé dans les convois… – Plus tard… Je rêve de recueillir cette histoire qui est aussi la mienne et elle s’y oppose comme une gamine butée. – Quand plus tard ? – Quand tu auras eu ton bébé. » Aravni garde farouchement le silence sur son passé. Sa petite-fille, Valérie, aimerait pourtant qu’elle lui raconte son histoire, l’Arménie, Alep, Constantinople et Marseille. Dans ce récit qui traverse le siècle, elle écrit le roman de la vie, ou plutôt des vies d’Aravni : de la toute jeune fille fuyant le génocide arménien en 1915 jusqu’à la grand-mère aussi aimante qu’intransigeante qu’elle est devenue, elle donne à son existence percutée par l’Histoire une dimension universelle et rend hommage à cette grand-mère « étrangère » de la plus belle façon qui soit.

Une écriture forte et courageuse pour évoquer un moment tragique de l’Histoire.
Un très bel hommage d’une femme à sa grand-mère.
Une lecture bouleversante.
Une alternance habile des chapitres entre le passé d’Aravni et son présent.

Livre lu dans le cadre de la Bibliothèque Orange 2016. Ma note : 3/5.

D’après une histoire vraie, de Delphine de Vigan – JC Lattès, 2015.

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« Ce livre est le récit de ma rencontre avec L. L. est le cauchemar de tout écrivain. Ou plutôt le genre de personne qu’un écrivain ne devrait jamais croiser. »
Dans ce roman aux allures de thriller psychologique, Delphine de Vigan s’aventure en équilibriste sur la ligne de crête qui sépare le réel de la fiction. Ce livre est aussi une plongée au cœur d’une époque fascinée par le Vrai.

Autobiographie ou pure fiction ? Pour moi l’intérêt de cette lecture fut ailleurs. Car c’est avant tout un roman très fort et très riche sur l’emprise psychologique (très bien traitée), l’écriture et les rapports entre l’auteur et ses lecteurs. La tension est rapidement présente, elle augmente ensuite au fil des pages, jusqu’à éprouver un sentiment d’oppression et d’inquiétude assez fort. J’aime beaucoup l’écriture de Delphine de Vigan qui, une fois de plus, m’a emportée.

Autres romans lus : Les heures souterraines, Rien ne s’oppose à la nuit, No et moi

Livre lu dans le cadre de la Bibliothèque Orange 2016. Ma note : 4/5.

Sans la télé, de Guillaume Guéraud – Editions du Rouergue, Collection doAdo, 2011.

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Tous ses camarades ont la télévision. Pas lui. A cause de sa mère et de son oncle qui jurent que « la télé est un poison qui rend con ». Il est le seul de son école et de son quartier à ne pas connaître Goldorak et Dallas. Alors, il va au cinéma. Il y voit un rat blanc aux yeux rouges. Il y voit une femme à poil cracher du sang. Il y voir des samouraïs et des cow-boys et des extraterrestres. De M le maudit à Scarface, de Federico Fellni à Francis Ford Coppola, de Berlin à Chinatown, Guillaume Guéraud raconte dans cette autobiographie les images qui l’ont fait basculer de l’enfance à l’adolescence. Et qui ont nourri tous ses romans précédents.

Un petit récit autobiographique d’un enfant, puis d’un adolescent, qui a grandi sans télévision dans le salon familial. Mais alors que ses camarades d’école lui parlent de dessins animés et de séries qu’il ne connaît pas, Guillaume découvre avec plaisir les salles de cinéma, et les films, les vrais ! Une passion est née. J’ai lu avec délectation les nombreuses évocations à tant de films, lus des passages de scénarios de films cultes (ou pas). Je me suis replongée dans une partie de mon enfance/adolescence avec bonheur ! Merci Guillaume Guéraud !

Vous n’aurez pas ma haine, d’Antoine Leiris- Fayard, mars 2016.

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Antoine Leiris a perdu sa femme, Hélène Muyal-Leiris, le 13 novembre 2015, assassinée au Bataclan. Accablé par la perte, il n’a qu’une arme : sa plume. À l’image de la lueur d’espoir et de douceur que fut sa lettre « Vous n’aurez pas ma haine », publiée au lendemain des attentats, il nous raconte ici comment, malgré tout, la vie doit continuer. C’est ce quotidien, meurtri mais tendre, entre un père et son fils, qu’il nous offre. Un témoignage bouleversant. Ancien chroniqueur culturel à France Info et France Bleu, Antoine Leiris est journaliste. Vous n’aurez pas ma haine est son premier livre.

Un petit récit rempli d’amour dont je savais pertinemment que sa lecture allait me toucher, me bouleverser, me secouer… Un petit récit si complexe par son contexte et son contenu qu’il m’est impossible d’en écrire un avis. Les mots ne suffiraient pas. Il faut chercher ailleurs. Encore. Et ne pas oublier.

El Deafo, de Cece Bell – Amulet Books, 2014.

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Starting at a new school is scary, even more so with a giant hearing aid strapped to your chest! At her old school, everyone in Cece’s class was deaf. Here she is different. She is sure the kids are staring at the Phonic Ear, the powerful aid that will help her hear her teacher. Too bad it also seems certain to repel potential friends. Then Cece makes a startling discovery. With the Phonic Ear she can hear her teacher not just in the classroom, but anywhere her teacher is in school–in the hallway…in the teacher’s lounge…in the bathroom! This is power. Maybe even superpower! Cece is on her way to becoming El Deafo, Listener for All. But the funny thing about being a superhero is that it’s just another way of feeling different… and lonely. Can Cece channel her powers into finding the thing she wants most, a true friend? This funny perceptive graphic novel memoir about growing up hearing impaired is also an unforgettable book about growing up, and all the super and super embarrassing moments along the way.

Très, très bon roman graphique (et autobiographique) sur le thème de la surdité. Suivre Cece à travers son difficile parcours (mais toujours avec une petite pointe d’humour) m’a beaucoup touchée. Dans cette « histoire », il y a des hauts et des bas, des personnes bienveillantes et d’autres un peu moins, des moments plein d’espoir et de grosses déceptions,… A lire absolument !

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Le retour à la terre (tome 1 : La vraie vie), de Jean-Yves Ferri (scénario) et Manu Larcenet (dessin) – Dargaud, 2011.

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Que se passe-t-il lorsqu’un natif de Juvisy, riante bourgade de la banlieue parisienne, part s’installer à la campagne au milieu des veaux, vaches, cochons ? Au minimum, un énorme choc culturel. Il faut apprendre à parler le patois, découvrir les effets de l’alcool local et surtout se désintoxiquer du périf.

 

Ne voulant pas rester sur un avis un peu négatif après avoir lu le tome 1 du Combat ordinaire, je viens de lire une nouvelle BD dessinée par Manu Larcenet. Ce tome 1 m’a plu. J’ai aimé le thème (quitter la ville pour aller habiter à la campagne) et ces petites scènettes du nouveau quotidien de Manu et Mariette fraîchement installés. On sourit et on rit souvent, les personnages (surtout ceux du village !) sont loufoques.

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