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Le théâtre du poulailler, de Helen Peters – Gallimard, Folio Junior, 2013.

Depuis qu’Hannah a perdu sa mère, son père fait de son mieux pour s’occuper de la famille. Mais leur ferme est en danger… Hannah garde le moral grâce à un projet fou : monter, avec son amie Lottie, une pièce qu’elle a écrite elle-même pour gagner un concours! Et elle peut compter sur la débrouillardise de ses frère et sœurs : la joyeuse petite troupe va se battre, car leur passion pour le théâtre pourrait bien sauver la maison et leurs chers animaux ! De jeunes héros optimistes et courageux. Une famille formidable, la ferme comme si on y était, et la magie du théâtre…

Un beau roman jeunesse qui parle de passion (celle d’Hannah pour le théâtre), de solidarité, de persévérance et de courage, mais aussi des difficultés du monde agricole. Face aux difficultés qui s’accumulent, Hannah et son entourage n’abandonnent pas, et ils iront au bout de leur rêve : créer une pièce de théâtre, un théâtre et présenter leur pièce. Une belle leçon de vie !

Vous n’aurez pas ma haine, d’Antoine Leiris- Fayard, mars 2016.

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Antoine Leiris a perdu sa femme, Hélène Muyal-Leiris, le 13 novembre 2015, assassinée au Bataclan. Accablé par la perte, il n’a qu’une arme : sa plume. À l’image de la lueur d’espoir et de douceur que fut sa lettre « Vous n’aurez pas ma haine », publiée au lendemain des attentats, il nous raconte ici comment, malgré tout, la vie doit continuer. C’est ce quotidien, meurtri mais tendre, entre un père et son fils, qu’il nous offre. Un témoignage bouleversant. Ancien chroniqueur culturel à France Info et France Bleu, Antoine Leiris est journaliste. Vous n’aurez pas ma haine est son premier livre.

Un petit récit rempli d’amour dont je savais pertinemment que sa lecture allait me toucher, me bouleverser, me secouer… Un petit récit si complexe par son contexte et son contenu qu’il m’est impossible d’en écrire un avis. Les mots ne suffiraient pas. Il faut chercher ailleurs. Encore. Et ne pas oublier.

La fille qui n’aimait pas les fins, de Yaël Hassan et Matt7ieu Radenac – Syros, 2013.

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Maya est une amoureuse des livres. Elle en a déjà cent trente-quatre ! Sa mère, qui ne peut pas lui acheter tous les livres de la terre, l’inscrit contre son gré à la bibliothèque. Dans ce lieu paisible et studieux, Maya va faire la rencontre d’un vieux monsieur plein de fantaisie, qui l’intrigue beaucoup et dont elle se sent proche. Qui est réellement le mystérieux Manuelo ? La plus belle des surprises est au bout de l’histoire…

Mon fils a lu ce livre pendant son année de CM2, sa classe participant au Prix des Incorruptibles 2014/2015. Il a tellement aimé ce roman, qu’il a voulu l’acheter pour le relire, et le relire encore. Comme il m’en a tant et si bien parlé, je ne pouvais pas passer à côté de cette lecture. Et, une fois de plus, je suis une maman heureuse de partager ces moments de lecture avec mon ado en devenir, et partager aussi des coups de coeur lecture ! Il y a tant de choses dans ce roman : des livres, une bibliothèque, des secrets, du mystère, des liens forts qui se créent entre deux personnages qui se retrouvent, l’évocation du deuil, la reconstruction, une petit dose de pardon, beaucoup d’humanité, des personnages attachants, … Une très belle histoire, une très belle écriture. Mon fils et moi vous recommandons vivement ce roman !

Lauréat du 26ème Prix des Incorruptibles (2014/2015).

Une autre vie, de S. J. Watson – Sonatine, 2015.

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Femme au foyer, Julia mène une vie bien rangée à Londres avec son mari et son fils. Lorsqu’elle apprend la mort de sa jeune sœur, Kate, victime d’une agression à Paris, près du canal de l’Ourcq, elle est sous le choc. Les deux sœurs, dont les relations n’ont jamais été faciles, s’étaient perdues de vue. Ne parvenant pas à faire son deuil, Julia décide d’aller à Paris afin d’en savoir plus sur la vie que menait Kate. Là, elle apprend que cette dernière fréquentait assidûment les sites de rencontre en ligne. Le doute s’insinue alors dans son esprit : et si la mort de sa sœur n’était pas due à une simple agression mais à une mauvaise rencontre ? Ne pouvant se débarrasser de cette idée obsédante, Julia décide de se faire passer pour Kate sur le site Internet d’escorts que celle-ci utilisait. Mais, à l’âge des bilans, des remises en question, des ambitions laissées derrière elle, Julia ne réalise pas qu’elle est en train de jouer un jeu dangereux à double titre. Si elle a en effet raison sur les circonstances de la mort de sa sœur, elle prend tous les risques. Et en goûtant à une autre vie, plus excitante, que va-t-il rester de la sienne ?

Quand on a découvert et adoré un auteur après la lecture de son premier roman, on ne peut pas ne pas lire son deuxième roman. Mais on est tiraillé entre l’envie de s’y plonger et la peur d’être déçu par ce nouvel opus. J’ai lu Avant aller dormir il y a quatre ans, et j’en garde encore un très bon et vif souvenir, même bien plus qu’un souvenir. Si j’ai mis un petit moment avant d’ouvrir et commencer à lire les pages de ce roman, Une autre vie, c’est que je voulais rester sur cette bonne impression, sur cette sensation si particulière. Pourtant, ma curiosité a été plus forte. Et, comme je le craignais et m’y attendais un peu, mais sans aller jusqu’à la déception et encore moins l’ennui, ce deuxième roman est pour moi un peu en-dessous du premier. J’y ai retrouvé le même mécanisme du thriller psychologique typique de cet auteur, mais la surprise ne fut pas au rendez-vous. Un thriller efficace mais sans trop de saveur, avec une fin décevante, voire bâclée.

Géant, de Jo Hoestlandt – Magnard Jeunesse, 2014.

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Cette histoire commence dans les marais, entre la terre et l’eau. Montés sur des échasses, Louis et Martin, son père, sont bergers. Tels les derniers géants, ils veillent sur leur troupeau. Mais à la mort de Martin, Louis et sa mère s’installent en ville. Il faut gagner de l’argent, aller à l’école, se faire de nouveaux copains, apprendre la bagarre et comprendre les filles, en particulier : Sofia. Elle vit avec son père et sa petite sœur Maria, qui ne parle pas. Et cette fille-là, elle est spéciale et spécialement drôle. Coup de chance, c’est sa voisine !

Un petit roman sur le deuil, donc un peu triste et mélancolique, mais avec une légère note poétique et surtout un fil d’espoir qui grandit au fil des pages. L’avenir de Louis, bien sombre à ses yeux au début, après la mort brutale de son père, s’éclaircit en rencontrant ses voisins et l’amitié, l’humour, le théâtre ! La colère et la tristesse font progressivement place à la reconstruction, à la joie de vivre, au bonheur tout simplement. Une jolie leçon de vie !

Un endroit où se cacher, de Joyce Carol Oates- Albin Michel, collection Wiz, 2010.

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Avant, j’étais une fille normale, j’avais une vie normale. Après, il y a eu l’accident. En me réveillant, j’ai tout vu en bleu. J’étais dans le coton. Un monde douillet et bleu. Mais maintenant, le bleu s’efface, le douillet s’envole. Et je suis seule à nouveau. En colère. Contre moi. Contre l’univers tout entier. Je cherche un endroit où me cacher.

Jamais vraiment entrée dans cette histoire, je garderai peu de souvenirs de cette lecture, juste un petit nuage (bleu), un peu invisible, parfois transparent, comme un roman moyennement bien écrit, avec des personnages peu attachants, une intrigue au sujet intéressant mais dont le traitement ne m’a pas du tout séduite. Dommage.

Réparer les vivants, de Maylis de Kerangal – Folio, 2014.

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« Le coeur de Simon migrait dans un autre endroit du pays, ses reins, son foie et ses poumons gagnaient d’autres provinces, ils filaient vers d’autres corps ». « Réparer les vivants » est le roman d’une transplantation cardiaque. Telle une chanson de gestes, il tisse les présences et les espaces, les voix et les actes qui vont se relayer en vingt-quatre heures exactement. Roman de tension et de patience, d’accélérations paniques et de pauses méditatives, il trace une aventure métaphysique, à la fois collective et intime, où le coeur, au-delà de sa fonction organique, demeure le siège des affects et le symbole de l’amour.

Lire ce roman fut pour moi très pénible. L’intrigue et le sujet sont servis par une écriture si difficile à lire, avec ces phrases longues, si longues (jusqu’à une page entière tout de même), que j’ai eu la désagréable impression de lire ce roman à bout de souffle, comme si je manquais d’air ; arrivé au point final de la phase, parfois on ne sait plus comment elle a commencé. Et à force de devoir supporter ces longueurs, ces descriptions à n’en plus finir, l’intérêt pour l’intrigue finit par s’effilocher, on s’éloigne du sujet principal. Et c’est bien dommage. On ressent parfois une certaine émotion. Mais le trop plein de descriptions médicales et techniques atténue cette émotivité. Encore un livre dont je ne comprends pas le succès…

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