Recherche

blogaëlle

Tag

drame

Thirteen Reasons Why, de Jay Asher – Razorbill, 2016.

You can’t stop the future. You can’t rewind the past. The only way to learn the secret. . . is to press play. Clay Jensen doesn’t want anything to do with the tapes Hannah Baker made. Hannah is dead. Her secrets should be buried with her. Then Hannah’s voice tells Clay that his name is on her tapes– and that he is, in some way, responsible for her death. All through the night, Clay keeps listening. He follows Hannah’s recorded words throughout his small town. . . and what he discovers changes his life forever.

Malgré toute la violence que contient ce roman, malgré la dureté des sujets évoqués, Thirteen Reasons Why entre pour moi dans la catégorie « livres incontournables sur l’adolescence ». Il montre avec précision et gravité l’importance des mots et des actions, l’effet que peuvent avoir les rumeurs, les bonnes ou mauvaises réputations, les conséquences lourdes d’une simple remarque, d’un petit geste.  A lire absolument !!!

L’orangeraie, de Larry Tremblay – La Table Ronde, 2015.

larry

«Quand Amed pleure, Aziz pleure aussi. Quand Aziz rit, Amed rit aussi.» Ces frères jumeaux auraient pu vivre paisiblement à l’ombre des orangers. Mais un obus traverse le ciel, tuant leurs grands-parents. La guerre s’empare de leur enfance et sépare leurs destins. Amed, à moins que ce ne soit Aziz, devra consentir au plus grand des sacrifices. Conte moral, fable politique, L’Orangeraie est un roman où la tension ne se relâche jamais. Un texte à la fois actuel et hors du temps qui possède la force brute des grandes tragédies et le lyrisme des légendes du désert.

Une lecture violente, dure, parfois insoutenable, qui étourdit, secoue, bouscule. L’écriture, sobre et délicate, parfois même poétique, contraste tant avec l’intrigue que cela en est déroutant. Je me demande encore comment j’ai pu aller au bout de ce roman… Accepter de lire l’inacceptable. Je crois que les mots m’ont porté, m’ont soutenu et aidé à supporter une telle violence. Un roman puissant et émouvant d’où émerge beaucoup de questionnements. Une histoire effrayante que je ne suis pas prête d’oublier. A lire absolument !

Livre lu dans le cadre de la Bibliothèque Orange 2016. Ma note : 4/5.

On ne voyait que le bonheur, de Grégoire Delacourt – Le Livre de Poche, 2015.

 bonheur

Antoine, la quarantaine, est expert en assurances. Depuis longtemps, trop longtemps, il estime, indemnise la vie des autres. Une nuit, il s’intéresse à la sienne, se demande ce qu elle vaut vraiment. Par une introspection sans concession, il nous entraîne alors au cSur de notre propre humanité, lui qui ne s est jamais remis de son enfance, ballotté entre faux bonheurs et réelles tragédies. Orchestré en trois mouvements, du nord de la France à la côte ouest du Mexique, On ne voyait que le bonheur explore aussi le pays de l’adolescence. Et montre que le pardon et la rédemption restent possibles en dépit de tout.

Exaspérée du début à la fin par Antoine, le personnage principal de ce roman, je n’avais qu’une envie : finir ce livre, passer à autre chose, et l’oublier. Heureusement, la troisième et dernière partie m’a presque réconciliée avec l’auteur, tout au moins elle m’a rattrapée sur le fil pour ne par fermer ce bouquin avant de l’avoir fini. J’ai été touchée par cette fin relativement bouleversante, qui sauve tout pour moi. Mais pour le reste, j’ai le sentiment d’avoir lu une histoire qui tendait toujours vers l’excès du tout moche, du tout triste, du tout noir, du tout sombre. Trop pour moi.

Un endroit où se cacher, de Joyce Carol Oates- Albin Michel, collection Wiz, 2010.

endroit

Avant, j’étais une fille normale, j’avais une vie normale. Après, il y a eu l’accident. En me réveillant, j’ai tout vu en bleu. J’étais dans le coton. Un monde douillet et bleu. Mais maintenant, le bleu s’efface, le douillet s’envole. Et je suis seule à nouveau. En colère. Contre moi. Contre l’univers tout entier. Je cherche un endroit où me cacher.

Jamais vraiment entrée dans cette histoire, je garderai peu de souvenirs de cette lecture, juste un petit nuage (bleu), un peu invisible, parfois transparent, comme un roman moyennement bien écrit, avec des personnages peu attachants, une intrigue au sujet intéressant mais dont le traitement ne m’a pas du tout séduite. Dommage.

Soudain, seuls, d’Isabelle Autissier- Stock, 2015.

seuls

Un couple de trentenaires partis faire le tour du monde. Une île déserte, entre la Patagonie et le cap Horn. Une nature rêvée, sauvage, qui vire au cauchemar. Un homme et une femme amoureux, qui se retrouvent, soudain, seuls. Leurs nouveaux compagnons : des manchots, des otaries, des éléphants de mer et des rats. Comment lutter contre la faim et l’épuisement ? Et si on survit, comment revenir chez les hommes ? Un roman où l’on voyage dans des conditions extrêmes, où l’on frissonne pour ces deux Robinson modernes. Une histoire bouleversante.

J’ai dévoré ce livre. Vraiment dévoré. Mais quelle histoire !!! Je connaissais Isabelle Autissier pour ses exploits de navigatrice. Je viens de découvrir sa plume. Et j’avoue avoir été très agréablement surprise. L’écriture est fluide et soignée, minimaliste et précise. L’intrigue, qui m’a captivé, emporté dès les toutes premières pages, renferme un puissant suspense. Les descriptions des paysages, de la nature, de cette île hostile sont magnifiques, les émotions des personnages bouleversantes, la tension psychologique haletante. Il paraît que ses récits de voyage décrivant la réalité sont encore meilleurs. J’en prends bonne note ! Soudain, seuls : une histoire saisissante à lire absolument ! Un très gros coup de coeur !

Livre lu dans le cadre de la Bibliothèque Orange 2016. Ma note : 5/5.

Avant toi, de Jojo Moyes – Milady, 2013.

avant

Lou est une fille ordinaire qui mène une vie monotone dans un trou paumé de l’Angleterre dont elle n’est jamais sortie. Quand elle se retrouve au chômage, elle accepte un contrat de six mois pour tenir compagnie à un handicapé. Malgré l’accueil glacial qu’il lui réserve, Lou va découvrir en lui un jeune homme exceptionnel, brillant dans les affaires, accro aux sensations fortes et voyageur invétéré. Mais depuis l’accident qui l’a rendu tétraplégique, Will veut mettre fin à ses jours. Lou n’a que quelques mois pour le faire changer d’avis.

Ce livre est certes une romance, mais il parle aussi bien, très bien, du handicap. Ce thème est abordé selon plusieurs points de vue : celui de Will, jeune tétraplégique ; celui de sa famille et ses amis ; et celui du corps médical, plus particulièrement Lou et Nathan, qui s’occupent de lui quotidiennement. On s’attend assez vite (et c’est ma petite déception) à ce qu’il se passe quelque chose entre Lou et Will, leur rapprochement inéluctable ira de l’amitié à des sentiments plus profonds. Puis l’histoire va très loin pour aboutir au lourd sujet de l’aide au suicide. Une romance, mais une romance tout de même bouleversante grâce aux lourds sujets évoqués.

Madame Solitude, de Bill Pronzini – Folio Policier, 2015.

65814507_13704181

« Elle était la personne la plus triste, la plus solitaire qu’il avait jamais rencontrée : elle était la solitude incarnée, la mélancolie même. » Dès que Jim Messenger croise cette jeune femme dans un café de San Francisco, il est bouleversé par l’impression de solitude qui se dégage d’elle. Elle a beau l’avoir éconduit, il ne peut s’empêcher de l’observer et de la suivre de loin. Jusqu’au jour où elle ne vient pas au café. Inquiet, il se rend chez elle et découvre qu’elle s’est donné la mort. Obsédé par cette femme, Jim décide de découvrir qui était vraiment celle qu’il surnommait Mademoiselle Solitude.

Je me suis abonnée pour 6 mois à Livre-moi(s), et Madame Solitude est le premier livre que j’ai reçu début décembre. J’ai eu beaucoup de mal à entrer dans cette intrigue (même si les premiers chapitres se déroulent à San Francisco où je vis actuellement, et ce fût la petite surprise agréable). Trop de lenteur et la solitude du personnage féminin qui intrigue tant Jim Messenger en sont peut-être les principales causes. L’envie de lire ce livre (et de le finir aussi) est apparue vers la moitié. Les personnages sont attachants, les lieux sont décrits de telle manière que l’on s’y croit vraiment, au point de sentir la poussière sur notre peau parfois. L’intrigue s’accélère et s’étoffe un peu dans les derniers chapitres. Mais la lecture de ce petit polar aura été trop marquée par l’ennui pour moi. Dommage…

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :