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Etats-Unis

Sur la route d’Indianapolis, de Sébastien Gendron – Magnard, 2016.

Lilian, un collégien français, passe quelques jours à Chicago chez son oncle et sa tante avant de partir rejoindre son père à Indianapolis. Mais le voyage en car Greyhound va se révéler rocambolesque et… cauchemardesque ! Pourquoi le chauffeur repart-il sans attendre Lilian alors qu’il est descendu avec une envie pressante ? Qui est cet étrange M. Kaplan, parlant français, descendu au même arrêt que lui au bord de la route 41 ? Que fait cet avion au milieu de nulle part et pourquoi tire-t-il sur Kaplan ? Comment Lilian va-t-il se sortir de cette succession de dangereuses mésaventures ?

Lecture commune avec ma fille (et lecture au programme de sixième cette année), Sur la route d’Indianapolis est un petit roman aux multiples rebondissements. Ces derniers sont trop nombreux à mon goût, et plus on avance dans l’histoire et plus ce scénario devient improbable. Ma fille et moi on n’y croyait plus. Mais j’ai aimé ce road trip rocambolesque en bus, en voiture, en moto, en hélicoptère ! Le personnage de Lilian est attachant et l’histoire finie bien !

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Gaijin : American Prisoner of War, de Matt Faulkner – Hyperion Books, 2014.

With a white mother and a Japanese father, Koji Miyamoto quickly learns that his home is no longer a welcoming one. Streetcars won’t stop for Koji, and his classmates accuse him of being an enemy spy. When a letter arrives from the government notifying him that he must go to a relocation center for Japanese Americans, he and his mother are forced to leave everything they know behind. Once there, Koji soon discovers that being half white in the internment camp is just as difficult as being half Japanese in San Francisco. Koji’s story, based on true events, is brought to life by Matt Faulkner’s cinematic illustrations, which reveal Koji struggling to find his place in a tumultuous world—one where he is a prisoner of war in his own country.

Nous avons visité le Manzanar National Historic Site l’année dernière. Du coup, quand je suis tombée sur ce livre à la librairie, j’ai eu envie de le lire. C’est un moment sombre de l’Histoire américaine qui est évoqué ici ; celui pendant lequel un très grand nombre de Japonais, ou de personnes ayant des origines japonaises, ont dû tout quitter, après l’attaque de Pearl Harbor, pour intégrer de force des camps d’internement (comme celui de Manzanar en Californie). Certains y sont restés des années. L’histoire de Gaijin est celle de Koji, un adolescent américain, dont le père est japonais. Il va devoir intégrer un camp, avec sa mère qui ne peut se résoudre à l’abandonner. Un roman graphique émouvant doté d’une très belle colorisation.

  

Sweets : Meurtres à la Nouvelle Orléans, de Kody Chamberlain – Delcourt, 2012.

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Un tueur en série terrorise les habitants de la Nouvelle Orléans, et bafoue les forces de police de la ville, d’ores et déjà bien occupées à préparer l’arrivée de l’ouragan Katrina. L’Inspecteur Curt Delatte vient tout juste d’enterrer sa fille. Autant dire qu’il n’est pas vraiment en état d’assumer son rôle de flic. Mais lorsque les cadavres commencent à s’empiler dans les ruelles sombres et humides de The Big Easy, son supérieur lui ordonne de reprendre du service. La tempête va alors se déchaîner…

Une intrigue moyenne, une jolie colorisation, mais un coup de crayon peu apprécié. Une lecture sans saveur particulière que je vais rapidement oublier…

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Madame Solitude, de Bill Pronzini – Folio Policier, 2015.

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« Elle était la personne la plus triste, la plus solitaire qu’il avait jamais rencontrée : elle était la solitude incarnée, la mélancolie même. » Dès que Jim Messenger croise cette jeune femme dans un café de San Francisco, il est bouleversé par l’impression de solitude qui se dégage d’elle. Elle a beau l’avoir éconduit, il ne peut s’empêcher de l’observer et de la suivre de loin. Jusqu’au jour où elle ne vient pas au café. Inquiet, il se rend chez elle et découvre qu’elle s’est donné la mort. Obsédé par cette femme, Jim décide de découvrir qui était vraiment celle qu’il surnommait Mademoiselle Solitude.

Je me suis abonnée pour 6 mois à Livre-moi(s), et Madame Solitude est le premier livre que j’ai reçu début décembre. J’ai eu beaucoup de mal à entrer dans cette intrigue (même si les premiers chapitres se déroulent à San Francisco où je vis actuellement, et ce fût la petite surprise agréable). Trop de lenteur et la solitude du personnage féminin qui intrigue tant Jim Messenger en sont peut-être les principales causes. L’envie de lire ce livre (et de le finir aussi) est apparue vers la moitié. Les personnages sont attachants, les lieux sont décrits de telle manière que l’on s’y croit vraiment, au point de sentir la poussière sur notre peau parfois. L’intrigue s’accélère et s’étoffe un peu dans les derniers chapitres. Mais la lecture de ce petit polar aura été trop marquée par l’ennui pour moi. Dommage…

Sherman (tome 6)

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Sherman, tome 6 : Le pardon. Jeannie, scénario de Stephen Desberg, dessin de Griffo – Éditions du Lombard, collection Troisième vague, 2012.

C’est la fin du parcours que le mystérieux ennemi de Jay Sherman a prévu pour lui ! Il a perdu ses biens, sa maison et son fils, et la dernière sur la liste est Jeannie, sa fille. Jeannie qu’il n’a plus revue depuis la seconde guerre mondiale, après qu’elle a disparu au sein des services secrets, outrée par les malversations de Jay. Et pourtant, ce dernier n’avait agi que pour la protéger. Aura-t-elle compris ce dernier point ? Viendra-t-elle sauver un père repentant dont elle incarne le dernier espoir… ?

Belle surprise que ce dénouement de la série Sherman ! J’ai retrouvé avec plaisir le personnage de Jeannie (mon préféré !), qui joue un rôle important dans la fin de l’intrigue ; mais la surprise fut ailleurs : dans la découverte de celui qui menaçait Jay Sherman. Un bon scénario et de beaux dessins, cela donne une bonne série qui tient en haleine le lecteur !

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Sherman (tome 5)

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Sherman, tome 5 : Les ruines. Berlin, scénario de Stephen Desberg, dessin de Griffo – Éditions du Lombard, collection Troisième vague, 2012.

Dans l’Amérique des années 50, Jay Sherman est l’incarnation du rêve. Fils d’un clochard, il a gravi les échelons jusqu’à devenir un homme d’affaires en vue. Et, aujourd’hui, son fils semblait promis au bureau ovale… avant qu’une balle ne mette un terme provisoire à cette success story familiale ! Qu’a bien pu faire un homme si respectable pour susciter une telle haine… ? La vérité apparaît enfin alors qu’approche la fin de l’histoire.

Dans cet avant dernier tome de la série Sherman, on alterne toujours entre l’enquête du FBI et les nombreux flashbacks dans le passé de Sherman. On se retrouve ainsi au cœur de la Seconde Guerre Mondiale, de l’horreur du nazisme élaborant ses camps de concentration et les effroyables chambres à gaz. La collaboration de Sherman avec les forces allemandes n’est plus à prouver ; c’est un coup dur pour Sherman, qui semblait ignorer sa participation financière au projet allemand. J’ai regretté (comme dans les tomes précédents) les trop nombreux rappels du fameux appel téléphonique menaçant Jay Sherman, dont tout est parti ; j’ai également été parfois un peu perdue entre deux cases, ne sachant plus dans quelle période de l’histoire je me situais. Mais pour le reste, rien à redire. Et je ne vois vraiment pas comment va finir cette série !

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Sherman (tome 4)

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Sherman, tome 4 : Le piège. Bayreuth, scénario de Stephen Desberg, dessin de Griffo – Éditions du Lombard, collection Troisième vague, 2011.

L’inconnu du téléphone a été très clair : Jay Sherman va payer pour ce qu’il a fait ! Dont acte. Depuis la mort de son fils, le magnat de la finance est en train de tout perdre, pièce par pièce. Et, à présent, « ils » tiennent sa fille, Jeannie, dont il n’a plus de nouvelles depuis des années. Un lourd secret de plus dans le passé d’un homme qui semble n’avoir vécu que pour accumuler les ennemis. S’il veut sauver sa fille, Jay n’a plus le choix : il va lui falloir avouer les pages les plus controversées de son histoire, de New York au Berlin des années 30. Et surtout, se souvenir de cette funeste voix… qu’il ne connaît que trop bien !

Ce tome 4 nous transporte dans une partie noire de notre Histoire, avec les liens dangereusement étroits qu’entretenait indirectement (ou pas…) Sherman avec le nazisme montant de l’époque, et le pouvoir grandissant du IIIème Reich. Finance et politique se mêlent sur fond de guerre. On découvre aussi la fille de Sherman, Jeannie, qui prend une place de plus en plus importante dans l’intrigue. J’ai trouvé ce tome bien plus sombre que les précédents, et pas seulement du fait du contexte historique. Mais l’intrigue se précise et je suis impatiente d’en connaitre le dénouement !

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