Recherche

blogaëlle

Tag

Histoire

Gaijin : American Prisoner of War, de Matt Faulkner – Hyperion Books, 2014.

With a white mother and a Japanese father, Koji Miyamoto quickly learns that his home is no longer a welcoming one. Streetcars won’t stop for Koji, and his classmates accuse him of being an enemy spy. When a letter arrives from the government notifying him that he must go to a relocation center for Japanese Americans, he and his mother are forced to leave everything they know behind. Once there, Koji soon discovers that being half white in the internment camp is just as difficult as being half Japanese in San Francisco. Koji’s story, based on true events, is brought to life by Matt Faulkner’s cinematic illustrations, which reveal Koji struggling to find his place in a tumultuous world—one where he is a prisoner of war in his own country.

Nous avons visité le Manzanar National Historic Site l’année dernière. Du coup, quand je suis tombée sur ce livre à la librairie, j’ai eu envie de le lire. C’est un moment sombre de l’Histoire américaine qui est évoqué ici ; celui pendant lequel un très grand nombre de Japonais, ou de personnes ayant des origines japonaises, ont dû tout quitter, après l’attaque de Pearl Harbor, pour intégrer de force des camps d’internement (comme celui de Manzanar en Californie). Certains y sont restés des années. L’histoire de Gaijin est celle de Koji, un adolescent américain, dont le père est japonais. Il va devoir intégrer un camp, avec sa mère qui ne peut se résoudre à l’abandonner. Un roman graphique émouvant doté d’une très belle colorisation.

  

Publicités

Ces rêves qu’on piétine, de Sébastien Spitzer – Les Editions de l’Observatoire, août 2017.

Sous les bombardements, dans Berlin assiégé, la femme la plus puissante du IIIe Reich se terre avec ses six enfants dans le dernier refuge des dignitaires de l’Allemagne nazie. L’ambitieuse s’est hissée jusqu’aux plus hautes marches du pouvoir sans jamais se retourner sur ceux qu’elle a sacrifiés. Aux dernières heures du funeste régime, Magda s’enfonce dans l’abîme, avec ses secrets. Au même moment, des centaines de femmes et d’hommes avancent sur un chemin poussiéreux, s’accrochant à ce qu’il leur reste de vie. Parmi ces survivants de l’enfer des camps, marche une enfant frêle et silencieuse. Ava est la dépositaire d’une tragique mémoire : dans un rouleau de cuir, elle tient cachées les lettres d’un père. Richard Friedländer, raflé parmi les premiers juifs, fut condamné par la folie d’un homme et le silence d’une femme : sa fille. Elle aurait pu le sauver. Elle s’appelle Magda Goebbels.

Je n’avais pas vraiment envie de lire un livre évoquant le nazisme, Magda Goebbels, et les terribles camps de concentration. Mais la curiosité m’a piqué, et je voulais moi aussi découvrir ce premier roman. Ce fut une lecture intéressant sur la Seconde Guerre Mondiale, car cette période tragique est ici abordée d’une manière différente : par un roman qui rend vivante l’Histoire. Mais au-delà de ça, je n’ai que moyennement apprécié cette lecture. En fait, son côté romancé de l’Histoire fût pour moi un point fort et un point faible. Quelle est la part de réel ? Celle imaginé par l’auteur ? Le fait d’alterner les points de vue entre la situation dans les camps (puis la fuite) et celle dans le bunker à Berlin devenait de plus en plus troublant, dérangeant pour moi au fil des pages. Le contraste est si saisissant entre les deux. J’avais le sentiment d’étouffer, partout. Comme un mal être grandissant. Et les derniers chapitres n’ont rien arrangé. Cette lecture m’a trop dérangé pour l’apprécier pleinement.

Persepolis (#1) : the Story of a Childhood, de Marjane Satrapi – Pantheon, 2003.

Wise, funny, and heartbreaking, Persepolis is Marjane Satrapi’s memoir of growing up in Iran during the Islamic Revolution. In powerful black-and-white comic strip images, Satrapi tells the story of her life in Tehran from ages six to fourteen, years that saw the overthrow of the Shah’s regime, the triumph of the Islamic Revolution, and the devastating effects of war with Iraq. The intelligent and outspoken only child of committed Marxists and the great-granddaughter of one of Iran’s last emperors, Marjane bears witness to a childhood uniquely entwined with the history of her country. Persepolis paints an unforgettable portrait of daily life in Iran and of the bewildering contradictions between home life and public life. Marjane’s child’s-eye view of dethroned emperors, state-sanctioned whippings, and heroes of the revolution allows us to learn as she does the history of this fascinating country and of her own extraordinary family. Intensely personal, profoundly political, and wholly original, Persepolis is at once a story of growing up and a reminder of the human cost of war and political repression. It shows how we carry on, with laughter and tears, in the face of absurdity. And, finally, it introduces us to an irresistible little girl with whom we cannot help but fall in love.

Ce roman graphique, racontant l’enfance de l’auteur dans un Iran violent et instable, est saisissant, intense, magnifique, touchant, mais aussi instructif. L’Histoire en planches noires et blanches ! Cette petite Marji est incroyable et forte. J’ai très envie de découvrir la suite de cette vie singulière.

The Nameless City, de Faith Erin Hicks – First Second, 2016.

Built on an ancient mountain pass, the City is forever being invaded by one nation or another, and every new master gives it a new name. But for the natives, their home is the Nameless City, and those who try to name it are forever outsiders. Dreamy, sheltered Kaidu is one such outsider. He’s a Dao born and bred–a son of the latest nation to occupy the Nameless City. Cynical, street-smart Rat is a native, and at first she hates Kai for everything he stands for. But Kai’s love of his new home may be the one thing that can unite these two unlikely friends. And they will need to stand together at all costs…because the fate of the Nameless City rests in their hands.

Je retiendrai l’amitié très forte qui se créée entre Kaidu et Rat, et qui devrait permettre à cette cité sans nom un avenir plus serein. Les personnages sont attachants, on les suit avec plaisir au fil des pages. La colorisation est agréable.

  

L’étrangère, de Valérie Toranian – Flammarion, 2015.

etrangere

« Elle tricote. Je sors mon carnet. – Raconte-moi précisément ce qui s’est passé dans les convois… – Plus tard… Je rêve de recueillir cette histoire qui est aussi la mienne et elle s’y oppose comme une gamine butée. – Quand plus tard ? – Quand tu auras eu ton bébé. » Aravni garde farouchement le silence sur son passé. Sa petite-fille, Valérie, aimerait pourtant qu’elle lui raconte son histoire, l’Arménie, Alep, Constantinople et Marseille. Dans ce récit qui traverse le siècle, elle écrit le roman de la vie, ou plutôt des vies d’Aravni : de la toute jeune fille fuyant le génocide arménien en 1915 jusqu’à la grand-mère aussi aimante qu’intransigeante qu’elle est devenue, elle donne à son existence percutée par l’Histoire une dimension universelle et rend hommage à cette grand-mère « étrangère » de la plus belle façon qui soit.

Une écriture forte et courageuse pour évoquer un moment tragique de l’Histoire.
Un très bel hommage d’une femme à sa grand-mère.
Une lecture bouleversante.
Une alternance habile des chapitres entre le passé d’Aravni et son présent.

Livre lu dans le cadre de la Bibliothèque Orange 2016. Ma note : 3/5.

Sept psychopathes, de Fabien Vehlmann (scénario) et Sean Phillips (dessin) – Delcourt, 2007.

sept

Londres,1941. Un colonel de l’armée anglaise reçoit une proposition hors du commun : recruter 7 détraqués, choisis parmi les pensionnaires des asiles psychiatriques, pour former un commando chargé d’assassiner Hitler ! Ces psychopathes sont si imprévisibles, leurs raisonnements si déroutants, que l’ennemi ne parviendra jamais à anticiper leurs agissements ou leur tactique. Winston Churchill en personne ayant donné son accord, le groupe est parachuté sans délai au-dessus de l’Allemagne…

 

La série des 7 est une série originale, (mais elle n’est pas/plus la seule) qui propose à chaque tome un scénariste et un dessinateur différents. Je viens d’en lire le premier tome de la première saison. Bilan : bof bof. L’idée de recruter des personnes bien tarées pour aller zigouiller Hitler était bonne. Le fait que les choses ne se passent pas comme prévu avec ces 7 psychopathes, aussi. Mais je trouve que le scénario est relativement léger toutefois, on survole un peu tout : l’Histoire, l’histoire, les personnages. Le dénouement est un peu surprenant (et surtout flippant), mais pour le reste rien de particulier qui me restera en mémoire longtemps. Côté dessin, je n’ai pas aimé, mise à part la colorisation.

  sept19

sept23

sept25

Cézembre (première partie), de Nicolas Malfin – Dupuis, collection Air Libre, 2012.

cezembre

Saint Malo, août 1944 : alors que gronde la rumeur du débarquement américain, dont les troupes avancent inexorablement, combattant une armée allemande de plus en plus proche de la débâcle, le jeune Erwan, 18 ans, ronge son frein. Témoin de la mort de son père et de son oncle, victimes de soldats allemands, il rêve de rejoindre la résistance alors que couve le combat pour la libération de la cité. Seule la volonté de son grand-père, farouchement opposé à le voir risquer sa vie, le retient de franchir le pas. Mais lorsque l’un de ses meilleurs amis se fait tuer après être tombé dans une embuscade allemande, et qu’il apparaît que le responsable direct n’est autre qu’un de leurs amis d’enfance, il décide de se jeter dans la mêlée, à la veille de la bataille qui décidera du sort de Saint-Malo, et de sa libération. Un récit de guerre qui s’intéresse à un épisode intense et décisif de la libération, à travers la destinée de quatre adolescents pris dans le chaos de la guerre.

 

Je me suis lancée dans la lecture de ce premier tome (pour lequel je me souviens avoir totalement craquée en librairie sur sa couverture), en sachant que je faisais une belle erreur, car je n’ai pas la deuxième partie… Mais mon stock de « bd à lire » s’amenuise, et je me suis promise de ne rien acheter avant de les avoir toutes lues ! et donc je me retrouve dans de drôles de situations, comme lire un tome sans avoir la suite (ce qui est rarement mon habitude). bref, tout cela pour dire que je vais devoir patienter avant de retrouver ewan et tous ces personnages attachants, cette intrigue passionnante, cette histoire de saint-malo sous occupation allemande, et ce graphisme travaillé, ce dessin précis, ces couleurs ! J’ai tout aimé dans cézembre, et pas seulement parce que je suis bretonne ! un véritable coup de cœur, dès le premier tome !

 

 

 

 

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :