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Kiss, de Jacqueline Wilson – Gallimard Jeunesse, Collection Scripto, 2009.

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Emily et Carl sont amis depuis toujours. Petits, ils jouaient à se marier et aujourd’hui encore, Emily pense que plus tard elle épousera Carl. Pourtant, cette année, Carl est moins présent. Il a changé de collège, c’est vrai. Mais pourquoi est-il si distant? Comme s’il l’évitait… Emily est loin d’imaginer les véritables raisons de l’attitude étrange de son ami…Un roman irrésistible qui évoque avec délicatesse le trouble et les chagrins d’un premier amour «différent», par un auteur phare de la littérature jeunesse

Malgré des clichés et quelques petites longueurs par-ci par-là, c’est un roman plutôt agréable sur l’amitié, l’adolescence, les premières relations amoureuses et l’homosexualité. Je trouve cependant que l’auteur effleure trop le sujet de l’homosexualité, et achève son roman en ayant aborder ce sujet sérieux avec trop de superficialité. Dommage.

Lauréat du 22ème Prix des Incorruptibles 2010/2011, niveau 3ème/Lycée.

La coloc, de Jean-Philippe Blondel – Actes Sud Junior, 2015.

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« Bon, la première chose que nous avons faite, quand nos parents ont tourné les talons, c’est de hurler – de joie, de soulagement. Nous étions tous les trois tendus – nous n’étions pas sûrs qu’ils iraient jusqu’au bout, nous étions convaincus qu’à un moment ou à un autre, ils allaient dire non, ce n’est pas possible, retourne à l’internat, reprends le bus, c’est une idée stupide, la colocation, à seize ans. » Quitter le cocon familial pour vivre en colocation: le rêve pour tout lycéen ! Pourtant, rien n’aurait pu a priori rapprocher Romain, Rémi et Maxime. Mais ce nouveau quotidien va bousculer leurs certitudes et les pousser à créer un improbable et détonnant trio…

Je ne compte plus les livres écrits par Jean-Philippe Blondel que j’ai lu. Et je ne vous redirai pas à nouveau ici tout le bien que je pense de cet auteur. Il est et reste l’un de mes auteurs français contemporains préférés, si ce n’est MON auteur préféré. La Coloc est un roman qui décrit  parfaitement l’adolescence, la quête d’identité et la recherche de l’indépendance. Les liens entre les personnages sont forts, touchants, et si réalistes. L’intrigue est relativement simple, mais, comme souvent chez cet auteur, très riche. On sent l’envie de rester optimiste quoi qu’il arrive ; les difficultés sont surmontées, les tensions avec les amis ou la famille s’apaisent, chaque jour permet de se construire (ou de se reconstruire), de devenir quelqu’un de bien (ou de meilleur) et cela toujours un peu grâce aux autres, à ceux qui croisent notre chemin. Encore un beau roman qui parle si bien de la vie. Merci Monsieur Blondel !

Autre romans déjà lus :
Double jeu
06H41
Brise glace
(Re)play!
G229
Le baby-sitter
Blog
Au rebond

Double jeu, de Jean-Philippe Blondel – Actes Sud Junior, 2013.

blondel« Changer. C’est ce qu’ils veulent tous. Il faut que j’arrête de poser des problèmes aux adultes. Que je cesse d’être dans leur ligne de vision, de mire, de tir. Que je bouge de là. C’est ce que je voudrais, oui. À l’intérieur, je bous. J’aimerais être loin. Loin, genre à l’autre bout du monde. Me réinventer une existence avec un début moins pourri. » Quentin, nouveau dans son lycée, est enrôlé dans un cours de théâtre pour jouer dans la pièce de Tennessee Williams « La Ménagerie de verre ». Comme le personnage qu’il interprète, le garçon est tiraillé entre l’envie de tout plaquer pour voir le monde et celle de se battre. D’affronter. Les parents. Les profs. Les spectateurs. L’avenir.

Le dernier roman de Jean-Philippe Blondel que j’ai lu était 06H41, et j’avais été un peu déçue par cette lecture (et très surprise de l’être !). Pour ne pas rester sur une note (légèrement) négative, je devais lire un autre livre de cet auteur. Je viens donc de terminer Double jeu. Et le verdict est sans appel : me voici pleinement sous le charme de cet auteur, pour sa plume (comme toujours, je suis une inconditionnelle) et pour l’histoire (de nouveau !). Je suis très sensible à cette écriture précise et intimiste qui émane des romans de Jean-Philippe Blondel. J’ai adoré suivre l’évolution du personnage de Quentin dans une phase complexe de sa vie, avec ses doutes, ses hésitations, ses tourments, son courage et sa lâcheté, ses échecs et ses réussites… L’auteur nous dresse encore un portrait émouvant et très juste de l’adolescence. Les mots sont percutants et touchants, ils peignent une vérité et décrivent si bien cette étape importante de la vie. A lire absolument !

Un avion sans elle, de Michel Bussi – Pocket, 2012.

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23 décembre 1980. Un crash d’avion dans le Jura. Une petite libellule de 3 mois tombe du ciel, orpheline. Deux familles que tout oppose se la disputent. La justice tranche : elle sera Émilie Vitral. Aujourd’hui, elle a 18 ans, la vie devant elle mais des questions plein la tête. Qui est-elle vraiment ? Dix-huit ans que Crédule Grand-Duc, détective privé, se pose la même question. Alors qu’il s’apprête à abandonner, la vérité surgit devant ses yeux, qu’il referme aussitôt, assassiné. Il ne reste plus qu’un vieux carnet de notes, des souvenirs, et Marc, son frère, pour découvrir la vérité…

J’ai dévoré les 200 premières pages de ce roman, puis plus rien, avant de m’y remettre vraiment il y a deux jours et le finir, enfin ! Premier roman de Michel Bussi, dont je découvre donc la plume. Hélas, rien d’extraordinaire malheureusement, l’écriture est même bien pauvre. Tout manque de profondeur, tout sauf cette intrigue. Car, même si elle nous est lourdement dévoilée, avec des longueurs, les égarements d’un des narrateurs (l’enquêteur Crédule Grand-Duc), avec des personnages transparents pour la plupart, bref, malgré cela, je dois avouer que l’intrigue est assez bonne et bien construite, le suspense est clairement au rendez-vous, et le dénouement, bien qu’il puisse paraître un peu attendu, ne l’est pas tant que ça dans son intégralité. Au final, je ne sais pas si j’ai aimé ou pas cette lecture, et encore moins si je tenterai à nouveau de plonger dans l’univers de cet auteur fraîchement découvert pour moi. Peut-être que oui, pour avoir une opinion plus claire…

Lulu femme nue / BD du mercredi #7

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Lulu femme nue, tomes 1 et 2, d’Étienne Davodeau – Futuropolis, 2008 (tome 1) et 2010 (tome 2).

Présentation de l’éditeur : Lulu, mère de famille de quarante ans, sans histoire, a disparu depuis plus de deux semaines, abandonnant mari et enfants à ses amis désemparés. L’un d’eux, Xavier, a retrouvé sa trace. En une nuit, il entreprend de raconter aux autres ce qu’a vécu Lulu pendant cet étrange voyage : Lulu a quitté sa vie normale en sortant d’un énième entretien d’embauche. Elle n’avait rien prémédité. Ça s’est passé très simplement. Elle est partie avec une femme dont elle ne connaissait rien, et s’est octroyé quelques jours de liberté, seule, sur la côte, sans autre projet que de savourer pleinement, et sans culpabilité, cette vacance inédite. Presque surprise par sa propre audace, Lulu rencontre de drôles de gens, qui sont, d’une façon ou d’une autre, eux aussi au bord du monde. Grisante, joyeuse, dangereuse et cruelle, l’expérience improvisée de Lulu en fera une autre femme.

Mon avis :on suit Lulu dans ses errances, dans sa recherche sur elle-même, et au fil des pages ce personnage devient très attachant. Cette femme qui accède, sans vraiment le chercher au départ, à une toute nouvelle et savoureuse liberté m’a beaucoup touchée. Une très belle BD où se mêlent de nombreuses émotions.

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Avant d’aller dormir

Avant d’aller dormir, de S.J. Watson – Sonatine, 2011.

Présentation de l’éditeur : À la suite d’un accident survenu une vingtaine d’années plus tôt, Christine est aujourd’hui affectée d’un cas très rare d’amnésie : chaque matin, elle se réveille en croyant être une jeune femme célibataire ayant la vie devant elle, avant de découvrir qu’elle a en fait 47 ans et qu’elle est mariée depuis vingt ans. Son dernier espoir réside dans son nouveau médecin, Ed Nash. Celui-ci lui a conseillé de tenir un journal intime afin qu’elle puisse se souvenir de ce qui lui arrive au quotidien et ainsi reconstituer peu à peu son existence. Quand elle commence à constater de curieuses incohérences entre son journal, ce que lui dit son entourage et ses rares souvenirs, Christine est loin de se douter dans quel engrenage elle va basculer. Très vite elle va devoir remettre en question ses rares certitudes afin de faire la vérité sur son passé… et sur son présent.

Mon avis : lire ce livre était pour moi une évidence, encore fallait-il prendre le temps de le faire… C’est chose faite, et j’ai pris une belle claque. Je suis entrée toute de suite dans cette intrigue, brillante, et j’ai vraiment dévoré ce pavé. Je ne sais pas quoi, mais j’aurais voulu en lire encore plus. Le seul petit bémol serait ce semblant de répétition, l’amnésie de Christine rendant les débuts de chapitre presque identiques à quelques nuances près, mais de part l’intrigue cela me semble inévitable. Premier roman de cet auteur. Et déjà des initiales et un nom à ne pas oublier. L’expression « un livre qu’on ne peut pas lâcher », trop souvent injustement utilisée, prend ici toute sa valeur. Bref, un livre à lire absolument !

La page blanche

La page blanche, scénario de Boulet, dessin et couleur de Pénélope Bagieu – Delcourt, collection Mirages, janvier 2012.

Résumé de l’éditeur : une jeune femme reprend ses esprits sur un banc sans se rappeler ni son nom ni ce qu’elle fait là. Menant l’enquête tant bien que mal, elle tente de retrouver la mémoire et son identité. Mais que va-t-elle découvrir ? Un passé romanesque fait de drames et de romances ou l’existence banale d’une femme ordinaire ? Et dans ce cas, saura-t-elle devenir quelqu’un après avoir été quelconque ?

Mon avis : quel bonheur de retrouver Pénélope Bagieu, et, cerise sur le gâteau, avec un scénario de Boulet ! Que demander de mieux ??? Mlle Bagieu me ravie toujours avec ses planches, pleines de couleur et de douceur dans le trait. Quant au texte, l’intrigue est vraiment bien ficelée, on suit avec attention l’enquête d’Éloïse. Un « petit » bijou avec une juste dose d’humour et de sensibilité. A lire absolument !

Morceaux choisis :

  

     

  

  

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