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Japon

Tokyo underground (Otaku Blue 1), de Richard Marazano (scénario) et Malo Kerfriden (dessin) – Dargaud, 2012.

Tokyo. Aujourd’hui. Asami est étudiante en sociologie. Son sujet : les otaku, ces Japonais vivant pour ou par une passion unique. Elle les rencontre, les interviewe, elle dissèque leurs comportements… Au même moment, Kioshi Arakawa, inspecteur de la police métropolitaine, démarre une enquête sur des meurtres rituels de prostituées. Le tueur tranche et emporte à chaque fois une partie du corps de ses victimes… Otaku Blue une enquête double au plus profond des obsessions japonaises, en deux albums.

Il ne se passe pas grand chose dans ce premier tome. Les dessins ne sont pas époustouflants, pourtant la couverture avait fait son effet. En achevant ce tome 1, je ne ressens pas une énorme envie de connaître l’identité de ce Buntaro, et/ou celle du tueur en série

 

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Gaijin : American Prisoner of War, de Matt Faulkner – Hyperion Books, 2014.

With a white mother and a Japanese father, Koji Miyamoto quickly learns that his home is no longer a welcoming one. Streetcars won’t stop for Koji, and his classmates accuse him of being an enemy spy. When a letter arrives from the government notifying him that he must go to a relocation center for Japanese Americans, he and his mother are forced to leave everything they know behind. Once there, Koji soon discovers that being half white in the internment camp is just as difficult as being half Japanese in San Francisco. Koji’s story, based on true events, is brought to life by Matt Faulkner’s cinematic illustrations, which reveal Koji struggling to find his place in a tumultuous world—one where he is a prisoner of war in his own country.

Nous avons visité le Manzanar National Historic Site l’année dernière. Du coup, quand je suis tombée sur ce livre à la librairie, j’ai eu envie de le lire. C’est un moment sombre de l’Histoire américaine qui est évoqué ici ; celui pendant lequel un très grand nombre de Japonais, ou de personnes ayant des origines japonaises, ont dû tout quitter, après l’attaque de Pearl Harbor, pour intégrer de force des camps d’internement (comme celui de Manzanar en Californie). Certains y sont restés des années. L’histoire de Gaijin est celle de Koji, un adolescent américain, dont le père est japonais. Il va devoir intégrer un camp, avec sa mère qui ne peut se résoudre à l’abandonner. Un roman graphique émouvant doté d’une très belle colorisation.

  

Ikigami, tome 7, de Motorô Mase – Kazé éditions, 2010.

 

Quand les Services sociaux envoient une inspectrice évaluer le travail de Fujimoto, le jeune fonctionnaire sent soudain sur ses épaules le poids de la suspicion étatique. Difficile alors pour lui d’être d’un quelconque secours aux deux jeunes hommes qui reçoivent cette fois l’Ikigami. Pour accepter leur destin amputé, ils vont devoir trouver la paix dans leur passion, face au regard des autres et malgré le temps qui passe trop vite… Que feriez-vous de vos dernières 24 heures ?

Je reprends cette série Ikigami après l’avoir « abandonné » au tome 6 en 2010… Les évènements sont toujours un peu redondants malheureusement, et l’intrigue principale avance bien trop lentement. Cependant, le thème du regret, largement abordé dans ce tome 7, est bien traité, et les deux personnages qui reçoivent le fameux ikigami sont touchants. J’irai peut-être au bout de cette série. Encore trois tomes…

 

Le clan des Otori, tome 1 : Le silence du rossignol, de Lian Hearn – Gallimard, 2003.

Pour la première fois de sa vie, Tim va passer deux jours tout seul. Seul dans la très vieille maison où il vient d’emménager avec ses parents. « Si tu as dix minutes à perdre, commence à détapisser les murs de ta chambre », ironise son père. Tim le prend au mot. En arrachant un lambeau de l’affreux papier peint fleuri, Tim fait apparaître un mystérieux message.Dans sa forteresse d’Inuyama, le Seigneur Iida Sadamu est protégé par le fameux «parquet du rossignol» qui conduit à sa chambre. Construit avec un art consommé, ce parquet chante dès qu’on l’effleure. Aucun assassin ne peut le franchir sans qu’Iida l’entende … Au XIVe siècle, dans un Japon médiéval mythique, le jeune Takeo grandit au sein d’une communauté paisible qui condamne la violence. Mais celle-ci est massacrée par les hommes d’Iida, chef du clan des Tohan. Takeo, sauvé par sire Shigeru, du Clan des Otori, se trouve plongé au cœur de luttes sanglantes entre les seigneurs de la guerre. Il doit suivre son destin. Mais qui est-il ? Paysan, seigneur ou assassin? D’où tient-il ses dons prodigieux ? Lorsqu’il rencontre la belle Kaede, un amour fou naît entre les deux jeunes gens : devra-t-il choisir entre cet amour, sa dévotion à sire Shigeru et son désir de vengeance ? Sa quête le mènera jusqu’à la forteresse d’Inuyama, lorsqu’il marchera sur le  » parquet du Rossignol « . Cette nuit-là, le rossignol chantera-t-il ?

J’ai trouvé que l’action et l’intrigue se mettaient en place trop lentement. Heureusement, les personnages sont lumineux et attachants. On ne peut pas les abandonner en cours de route sans savoir ce qu’ils vont devenir, sans découvrir quelle aventure ils vont vivre, quel combat ils vont mener. Une jolie fresque du Japon médiéval et un début de saga réussi.

Banzaï Sakura, de Véronique Delamarre Bellégo – Oskar éditeur, 2014.

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Sakura Yamanakako, une japonaise de 11 ans, arrive en milieu d’année dans la classe de Joséphine, dite Jo, et de Fabio le caïd. Si Jo devient vite sa meilleure amie, Fabio accueille chaque matin la nouvelle venue avec des surnoms aussi bêtes que racistes. Sakura ne bronche pas, jusqu’au jour où le garçon la traite de « sexy sushi ». C’en est trop… la guerre est déclarée ! Fabio le macho va découvrir un peu tard qu’on ne s’en prend pas impunément à l’héritière des samouraïs.

Un petit roman écrit sous la forme d’un journal, celui de Jo. Elle nous raconte comment elle a lié une nouvelle amitié avec Sakura, et surtout comment elles ont réussi, ensemble, et avec l’aide de leurs camarades, à faire une belle frayeur à Fabio, pour le remettre à sa place et qu’il cesse une bonne fois pour toute d’importuner voire harceler Sakura. Une belle histoire d’amitié, de solidarité, de tolérance, avec une petite touche de culture japonaise.

Lauréat du Prix des Incorruptibles 2015-2016

Le Maître des livres (tome 1), de Umiharu Shinohara – Komikku Editions, 2014.

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Mikoshiba est un homme simple. Mais dans la bibliothèque pour enfants où il travaille, il excelle. Ce véritable sommelier de la littérature jeunesse ne se contente pas de raconter des histoires aux enfants. Il donne un sens à leurs lectures en sélectionnant minutieusement les titres qu’il leur fera découvrir et qui pourra changer leur vie à jamais. Une magnifique ode à l’industrie du livre, un puissant hommage aux grands classiques de la littérature jeunesse du monde entier.

J’ai voulu lire à nouveau un manga. Cela faisait bien longtemps que je ne l’avais pas fait. Hélas, ce premier tome du Maître des livres ne m’a pas plu. J’ai apprécié ce rapport au Livre et à la littérature qu’ont (ou que vont avoir) les personnages. Mais jamais assez pour vraiment entrer dans cette histoire. Mikoshiba est bien trop irascible à mon goût. Je ne poursuivrai pas avec le tome 2. Dommage !

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Kaïken

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Kaïken, de Jean-Christophe Grangé– Albin Michel, septembre 2012.

Résumé : Olivier Passan de la Criminelle. Un solitaire fasciné par le Japon traditionnel, un samouraï des temps modernes, lancé dans la traque d’un insaisissable criminel, « l’Accoucheur », qui éventre les femmes au terme de leur grossesse pour brûler le fœtus. Ce flic tourmenté, complexe, cherche à comprendre les raisons du naufrage de son couple : Naoko, sa femme japonaise, a demandé le divorce mais ils se sont entendus pour une garde alternée de leurs deux enfants. Cette vie de famille chaotique est au centre de l’intrigue, qui joue des similitudes entre l’histoire personnelle de Passan et celle du serial killer que l’on est tenté de voir comme son double monstrueux. Mais le suicide de l’Accoucheur ne résout rien et Passan devra aller jusqu’à Tokyo rechercher la clé de l’énigme…

Mon avis : j’ai délaissé cet auteur depuis Le serment des limbes (que j’avais pourtant beaucoup apprécié, comme tous ses romans précédents, mon préféré étant, pour le moment, La Ligne noire !). Et après avoir fini et apprécié Kaïken, je ne comprends toujours pas pourquoi. Je n’ai jamais été vraiment déçue par cet auteur, et une fois de plus, tous les ingredients sont là pour tenir le lecteur. Je note juste, après avoir relu ma dernière critique sur cet auteur, que la fin de Kaïken est aussi trop rapide et simpliste, elle parait bien fade au regard du reste du roman… J’ai dans ma PAL MiserereLa Forêt des Mânes et Le Passager… Un retard à vite combler !

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