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L’instant présent, de Guillaume Musso – XO Editions, mars 2015.


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Lisa et Arthur n’ont rendez-vous qu’une fois par an. Il passe sa vie à la chercher… Elle passe la sienne à l’attendre. Lisa rêve de devenir comédienne. Pour payer ses études d’art dramatique, elle travaille dans un bar de Manhattan. Un soir, elle fait la connaissance d’Arthur Costello, un jeune médecin urgentiste. Leur complicité est immédiate. Pour le séduire, Lisa est prête à tout. Dans une ville-labyrinthe qui n’offre aucun répit, elle prend tous les risques. Mais Arthur n’est pas un homme comme les autres. Bientôt, il révèle à Lisa la terrible vérité qui lui interdit de l’aimer : « Ce qui m’arrive est inimaginable, et pourtant bien réel… » Dans un New York plus imprévisible que jamais, Arthur et Lisa vont lier leur destin pour déjouer les pièges que leur impose le plus impitoyable des ennemis : le temps.

J’avais écrit ici que je ne lirai plus un livre de Musso. Mais je viens d’achever la lecture de son dernier roman, qui m’avait été offert il y a quelques mois. Comme nous sommes encore en été, je me suis dit qu’il n’y avait pas meilleure période de l’année pour lire un Musso (quelle belle excuse, non ?) ; et que, lorsque l’on m’offre un bouquin, même s’il est loin de mes goûts littéraires, je ne peux pas ne pas le lire, et le faire relativement rapidement, par respect pour la personne qui m’en a fait cadeau. Donc voilà. Un cinquième opus de Musso sur mes étagères. Et une nouvelle lecture sans surprise. Une nouvelle déception. Mais je le savais d’avance. Cet auteur utilise toujours, toujours, toujours les mêmes codes (New York, encore ; un médecin, encore… etc). A un tel point que cela en devient vraiment irrespectueux envers les lecteurs. Et que dire de cette couverture sur laquelle le nom de l’auteur est bien plus mis en valeur que le titre du livre ??? Que dire de cette mise en page avec ses marges énormes et cette taille de police (presque) digne d’un livre des Editions Feryane en gros caractères pour les personnes malvoyantes ? Et que dire de l’auteur qui bâcle son roman ? Peu importe le contenu et le contenant, achetez, c’est un Musso !  Peu importe, le plus important est ailleurs. Peu importe ce que les lecteurs en pensent, ils l’auront acheté. Il est des auteurs qui devraient écrire moins souvent, mais mieux, et Monsieur Musso en fait partie.

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Et je danse aussi, de Anne-Laure Bondoux et Jean-Claude Mourlevat – Fleuve Editions, mars 2015.

danse

La vie nous rattrape souvent au moment où l’on s’y attend le moins. Pour Pierre-Marie, romancier à succès (mais qui n’écrit plus), la surprise arrive par la poste, sous la forme d’un mystérieux paquet expédié par une lectrice. Mais pas n’importe quelle lectrice ! Adeline Parmelan, « grande, grosse, brune », pourrait devenir son cauchemar… Au lieu de quoi, ils deviennent peu à peu indispensables l’un à l’autre. Jusqu’au moment où le paquet révèlera son contenu, et ses secrets.

J’attendais beaucoup de ce roman écrit par deux grandes plumes, deux virtuoses de la littérature jeunesse. J’en attendais trop. Et est arrivé ce qui devait arriver : je suis relativement déçue par cette lecture. Ou plutôt déroutée, car je ne pensais pas que j’allais lire une romance née d’une correspondance entre les deux personnages principaux. Ce roman se lit bien, les auteurs sont à la hauteur en ce qui concerne l’écriture, qui est fluide et pleine de petits mots savoureux. Ces échanges de mails sont riches, ils ressemblent à de réelles lettres manuscrites. Il y par-ci par-là des longueurs, mais on patiente en lisant d’un oeil comme on peut écouter parfois d’une oreille. Mais, au final, ce ne fût pour moi rien de plus qu’une pseudo romance. Je me suis doutée de ce qui allait se produire, j’ai vu le dénouement arriver ; les mails m’ont semblé au fil des pages de moins en moins percutants, j’ai ressenti comme une désagréable lassitude qui s’installait. Mais cela reste un petit roman agréable à lire pendant les vacances.

Demain j’arrête !, de Gilles Legardinier – Pocket, 2013.

demain

Comme tout le monde, Julie a fait beaucoup de trucs stupides. Poussée par une inventivité débridée, à la fois intriguée et attirée par cet inconnu à côté duquel elle vit mais dont elle ignore tout, Julie va prendre des risques toujours plus délirants, jusqu’à pouvoir enfin trouver la réponse à cette question qui révèle tellement: pour qui avons- nous fait le truc le plus idiot de notre vie ?

Je voulais un livre sans prise de tête, qui détend et fait sourire, voire rire parfois. Un livre de plage, à lire au soleil sur la terrasse ou sur un banc en ballade. Et bien, bonne pioche avec ce petit roman frais et léger, très léger. On frôle parfois l’invraisemblable, mais peu importe ici. J’y ai trouvé ce que je cherchais. Et ce fût aussi l’occasion pour moi de découvrir cet auteur à succès.

Miserere, de Jean-Christophe Grangé – Albin Michel, 2008.

miserere

Etrange assassinat d’un chef de chorale d’origine chilienne dans l’église arménienne de Paris. Disparitions de plusieurs enfants de choeur. Série de meurtres opérée selon un protocole macabre : perforation inexplicable des tympans, inscriptions tirées du Miserere d’Allegri, mystérieuses traces de pas autour des cadavres, pointure 36… Pour mener l’enquête, deux flics borderline comme les aime Grangé : Kasdan, le vieux briscard à la retraite, et Volo le toxico, beau comme une rock star. Origines arménienne et russe. Deux hommes intelligents, acharnés, hantés par leur passé.

Je ne suis malheureusement jamais vraiment entré dans ce roman de cet auteur que je considère comme un des meilleurs de thriller français. Je pense que cela est plus dû à un moment de lecture mal choisi qu’à l’intrigue elle-même. On sent, comme dans tous les livres de JCG, que l’auteur s’est bien documenté, ce qui fait que la lecture est loin d’être pauvre. Mais l’intrigue mêlant religieux, politique et historique fût un peu trop lourde pour moi. Et, à nouveau, le dénouement est vite servi. Bref, ce n’est vraiment pas le Grangé que je préfère !

Odette Toulemonde et autres histoires, de Eric-Emmanuel Schmitt – Le Livre de Poche, 2009.

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Huit récits, huit femmes, huit histoires d’amour. De la petite vendeuse à la milliardaire implacable, de la trentenaire désabusée à une mystérieuse princesse aux pieds nus en passant par des maris ambigus, des amants lâches et des mères en mal de filles, c’est une galerie de personnages inoubliables qu’Eric-Emmanuel Schmitt poursuit avec tendresse dans leur quête du bonheur.

8 nouvelles, simples, parfois touchantes, parfois surprenantes. 8 nouvelles qui racontent les tranches de vie de plusieurs femmes, des moments du passé, d’autres plus contemporains. La plume de l’auteur est légère. Ces nouvelles sont agréables à lire. Mais rien de plus. Sinon peut-être juste l’envie de voir un jour le film à l’origine de la nouvelle « Odette Toulemonde »… Je trouve très étrange d’écrire une nouvelle à partir d’un film, et cette adaptation littéraire m’intrigue quelque peu.

Bifteck, de Martin Provost – Phébus, 2010.

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Chez Plomeur, à Quimper, on est boucher de père en fils. En pleine Première Guerre mondiale, le tout jeune André se découvre un don pour faire « chanter la chair » – et pas n’importe laquelle : celle des femmes, dont la file s’allonge devant la boucherie… Leurs hommes partis au front, celles-ci comptent sur André pour goûter au plaisir suprême. Hélas, le conflit touche à sa fin et les maris reviennent. Un matin, le boucher trouve sur le pas de sa porte un bébé gazouillant dans un panier en osier, puis un deuxième, un troisième… Du jour au lendemain, le voilà père de sept enfants, et poursuivi par un époux jaloux décidé à lui faire la peau. Avec la chair de sa chair, André s’enfuit à Concarneau et affrète un bateau. Direction l’Amérique !

Un petit roman loufoque mais plein de douceur, qui se lit comme une fable. De boucher, André devient père, LE père, celui de sept enfants, que les mères ont abandonnés devant la boucherie paternelle. Loin de prendre la fuite, perdre la tête ou être dépassé, André va au contraire garder tous ses rejetons, et découvrir un peu plus tous les jours le sentiment d’être père, les joies et les richesses de la paternité, et commencer avec eux un voyage quasi initiatique. Les péripéties sont nombreuses, le chemin agité, on sourit souvent, on s’étonne aussi. Mais c’est un bien joli voyage ! A lire absolument.

Charlotte, de David Foenkinos – Gallimard, 2013.

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Ce roman retrace la vie de Charlotte Salomon, artiste peintre morte à vingt-six ans alors qu’elle était enceinte. Après une enfance à Berlin marquée par une tragédie familiale, Charlotte est exclue progressivement par les nazis de toutes les sphères de la société allemande. Elle vit une passion amoureuse fondatrice, avant de devoir tout quitter pour se réfugier en France. Exilée, elle entreprend la composition d’une œuvre picturale autobiographique d’une modernité fascinante. Se sachant en danger, elle confie ses dessins à son médecin en lui disant: « C’est toute ma vie. » Portrait saisissant d’une femme exceptionnelle, évocation d’un destin tragique, Charlotte est aussi le récit d’une quête. Celle d’un écrivain hanté par une artiste, et qui part à sa recherche.

En choisissant une forme originale d’écriture (une phrase courte par ligne), l’auteur a cru faire oublier au lecteur la pauvreté du fond. Car au final, Foenkinos n’a pas écrit grand-chose. Ni en quantité. Ni en qualité. L’idée de parler de Charlotte Salomon était très bonne, encore eut-il fallu parler réellement de sa peinture et de son oeuvre. L’auteur évoque souvent son émotion trop forte pour justifier le style d’écriture utilisé dans ce roman ; je trouve malheureusement que l’émotion fait cruellement défaut par son absence. Foenkinos de donne rien, n’explique rien. Et les nombreuses mentions de ses recherches n’apportent aucun intérêt au roman. Mais la courte vie de Charlotte Salomon étant ce qu’elle fût, je suis allée au bout de ce roman. Le livre est émouvant, certes, mais il le doit plus au sujet abordé qu’à la plume de l’auteur. Mon premier Foenkinos… Une première rencontre qui ne me donne pas vraiment envie de relire cet auteur dans l’immédiat.

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