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Le confident, de Hélène Grémillon – Folio, mars 2014.

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Camille vient de perdre sa mère. Parmi les lettres de condoléances, elle découvre un étrange courrier, non signé. Elle croit d’abord à une erreur mais les lettres continuent d’arriver, tissant le roman de deux amours impossibles, de quatre destins brisés. Peu à peu, Camille comprend qu’elle n’est pas étrangère au terrible secret que cette correspondance renferme.

Le Confident est pour moi le genre de livre dont il est difficile de parler de manière claire et tranchée. Ce genre de livre où je me retrouve vraiment dans un entre deux, une dualité entre j’aime/je n’aime pas.
Côté positif, ce roman aura eu le grand mérite de me réconcilier avec le style épistolaire (je faisais un blocage depuis ma lecture du Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates). Ensuite, l’intrigue est tellement énorme qu’elle a fini par me happer et me donner envie de terminer ce livre. Enfin, j’ai aimé ce traitement du thème de la maternité, qui conduit les personnages dans des destins très tourmentés, frisant la folie pour certains.
Côté négatif, l’écriture, principalement, qui cherche à être compliquée, mais sans y parvenir ; une écriture inégale tout au long du roman (parfois recherchée, parfois très simpliste), qui rend la lecture assez troublante ; de nombreux détails qui apportent une certaine lourdeur à l’intrigue ; un récit déconstruit qui donne la désagréable impression que l’auteur a commencé son écriture par la fin. Il y a aussi les personnages, bien trop fades malgré les thèmes abordés. Et pour finir, un dénouement si invraisemblable que j’ai bien du mal à y adhérer.
Impossible donc pour moi de trancher, et je n’aime pas cela…

Juste avant le bonheur, de Agnès Ledig – Albin Michel, 2013.

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Cela fait longtemps que Julie ne croit plus aux contes de fées. Caissière dans un supermarché, elle élève seule son petit Lulu, unique rayon de soleil d’une vie difficile. Pourtant, un jour particulièrement sombre, le destin va lui sourire. Ému par leur situation, un homme les invite dans sa maison du bord de mer, en Bretagne. Tant de générosité après des années de galère : Julie reste méfiante, elle n’a pas l’habitude. Mais pour Lulu, pour voir la mer et faire des châteaux de sable, elle pourrait bien saisir cette main qui se tend…

Merci beaucoup Christine pour ce nouveau prêt !

Dans Juste avant le bonheur, on se retrouve face à une histoire touchante, bouleversante, parfois triste, parfois difficile à lire, mais une histoire qui tend tout de même vers l’espoir. Cependant, mon bilan est ambivalent… J’ai été très touchée par l’intrigue, mais pas vraiment (et c’est étrange en y pensant) par les personnages, tous pourtant très bienveillants. Pour tenter de résumer mon ressenti à la fin de cette lecture, j’hésite entre le trop-de-bons-sentiments-pour-être-honnête-et-crédible, et le juste-bon-dosage-pour-émouvoir-sans-tomber-dans-la-mièvrerie. Etrange sentiment donc… Ce livre est presque un coup de coeur, si je n’avais pas lu d’autres livres de cet auteur avant…

Marie d’en haut, de Agnès Ledig – Les Nouveaux Auteurs, 2011.

marieA trente ans, Marie a un caractère bien trempé et de la ressource. Lorsque Olivier, lieutenant de gendarmerie, débarque chez elle sans prévenir pour une enquête de routine, elle n’hésite pas à le ligoter pour lui faire comprendre qu’il n’est pas le bienvenu. Mais cette carapace de femme forte dissimule ses fêlures. C’est grâce à Antoine, son meilleur ami, et Suzie, sa fille, que Marie trouve un sens à sa vie. Et contre toute attente, Olivier va rejoindre le trio. Entre lui et Antoine, la guerre est déclarée. L’enjeu? Le coeur de Marie.

Merci beaucoup Christine pour ce prêt !

Après avoir commencé la découverte de l’univers d’Agnès Ledig en lisant Pars avec lui, j’ai pu poursuivre avec la lecture de son premier roman. Et j’ai aimé cela. On reste bien sûr dans le même style, avec une écriture simple mais efficace, et une histoire humaine avec des personnages touchants auxquels on s’attache très vite. Mais rien de fleur bleue, ni de clichés pour moi. L’auteur nous donne exactement ce qu’il faut, comme un bon dosage d’une formule magique. On n’entre jamais dans le trop plein de sentiments, ni dans la niaiserie, et encore moins dans l’ennui. Un livre que l’on dévore avec délectation. Un livre frais qui fait un bien fou. A lire absolument !

Les gens heureux lisent et boivent du café, de Agnès Martin-Lugand – Pocket, mai 2014.

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« Ils étaient partis en chahutant. J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux. »
Diane a brusquement perdu son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son coeur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. Afin d’échapper à son entourage qui l’enjoint à reprendre pied, elle décide de s’exiler en Irlande, seule. Mais, à fuir avec acharnement la vie, elle finit par vous rattraper…

Une jolie couverture et un petit roman sans prétention qui se lit vite, avec pour thème principal le deuil et comment se reconstruire après la disparition d’êtres chers. L’écriture est un peu simple, et l’histoire légère, car Diane s’en sort relativement bien (et rapidement) face à cette terrible épreuve. Tant mieux pour elle ! La rencontre avec Edward est improbable mais finalement tellement prévisible que cette histoire me laisse un léger petit goût sans saveur. Mais j’ai tout de même apprécié cette lecture, car j’aime beaucoup ce genre d’intrigue avec des personnages malmenés par la vie. L’écriture n’était pas au rendez-vous, la richesse des personnages non plus, mais ce roman mérite d’être lu pourtant.

Pars avec lui, de Agnès Ledig – Albin Michel, octobre 2014.

PARS_AVEC_LUI_couv.inddIl y a Roméo, pompier professionnel qui chute très gravement en sauvant la vie d’un enfant. Il y a Juliette, l’infirmière du service de réa où il va tenter de recoller les mille morceaux de son corps et de son coeur. Ils souffrent tous les deux. Roméo de ne plus pouvoir s’occuper de Vanessa, sa petite soeur adolescente, rebelle et fragile. Juliette, d’éprouver des difficultés à concevoir un enfant, dont le désir est plus fort que tout, malgré un compagnon humiliant et violent. Il y a aussi Guillaume, un collègue infirmier en quête d’équilibre. Et puis Malou, la grand-mère de Juliette, qui, à quatre vingt- quatre ans, ne croit plus au hasard depuis bien longtemps. Cette rencontre accidentelle pourrait bien bouleverser le destin de tous ces personnages dont les chemins se croisent et s’éloignent sans jamais se perdre. Puisque c’est d’amour dont il s’agit. Une histoire de vie où des personnages d’une extrême vérité cherchent à se délivrer d’un passé douloureux, trouvent dans le présent et les liens humains les remèdes aux peines de l’existence, et nous enseignent qu’être heureux, c’est regarder où l’on va, et non d’où l’on vient.

Merci beaucoup Caroline pour ce livre-cadeau !

Ce roman ressemble à un roman de Gavalda (notamment Ensemble c’est tout), avec une touche plus dure de par les thèmes abordés : les violences conjugales (Laurent est un mec odieux), le harcèlement moral, les accidents, les difficultés à avoir un enfant, les traitements, les fausses couches… Mais pour moi c’est un gros coup de cœur tout de même. J’ai certes déjà lu ce genre de roman, ce genre d’histoire avec des personnages perdus, au bout du bout, que l’on regarde de loin chuter encore un peu plus, puis se relever finalement. Ce genre de roman avec des personnages auxquels on s’attache immédiatement et qui cumulent les difficultés, les obstacles, les problèmes, les combats à mener. Je pensais très souvent à eux quand je ne lisais pas, et cela ne m’est pas arrivé à ce point depuis longtemps. On peut trouver parfois que l’auteur en fait trop, que le sort s’acharne de manière démesurée et écœurante sur les personnages. Parfois on s’attend même à certaines réactions, à certains évènements dans les pages suivantes, et tout se passe bien comme on l’avait pressenti. Mais, malgré tout, j’ai lu, j’ai bu chaque mot, chaque phrase de ce roman qui nous décrit des existences bousculées, malmenées. Un grand roman qui donne encore plus envie de profiter de chaque instant. A lire absolument !

« Si on ne peut pas revenir en arrière, on peut au moins composer avec le présent pour que les instants suivants soient meilleurs. » (p.348)

Double jeu, de Jean-Philippe Blondel – Actes Sud Junior, 2013.

blondel« Changer. C’est ce qu’ils veulent tous. Il faut que j’arrête de poser des problèmes aux adultes. Que je cesse d’être dans leur ligne de vision, de mire, de tir. Que je bouge de là. C’est ce que je voudrais, oui. À l’intérieur, je bous. J’aimerais être loin. Loin, genre à l’autre bout du monde. Me réinventer une existence avec un début moins pourri. » Quentin, nouveau dans son lycée, est enrôlé dans un cours de théâtre pour jouer dans la pièce de Tennessee Williams « La Ménagerie de verre ». Comme le personnage qu’il interprète, le garçon est tiraillé entre l’envie de tout plaquer pour voir le monde et celle de se battre. D’affronter. Les parents. Les profs. Les spectateurs. L’avenir.

Le dernier roman de Jean-Philippe Blondel que j’ai lu était 06H41, et j’avais été un peu déçue par cette lecture (et très surprise de l’être !). Pour ne pas rester sur une note (légèrement) négative, je devais lire un autre livre de cet auteur. Je viens donc de terminer Double jeu. Et le verdict est sans appel : me voici pleinement sous le charme de cet auteur, pour sa plume (comme toujours, je suis une inconditionnelle) et pour l’histoire (de nouveau !). Je suis très sensible à cette écriture précise et intimiste qui émane des romans de Jean-Philippe Blondel. J’ai adoré suivre l’évolution du personnage de Quentin dans une phase complexe de sa vie, avec ses doutes, ses hésitations, ses tourments, son courage et sa lâcheté, ses échecs et ses réussites… L’auteur nous dresse encore un portrait émouvant et très juste de l’adolescence. Les mots sont percutants et touchants, ils peignent une vérité et décrivent si bien cette étape importante de la vie. A lire absolument !

Un avion sans elle, de Michel Bussi – Pocket, 2012.

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23 décembre 1980. Un crash d’avion dans le Jura. Une petite libellule de 3 mois tombe du ciel, orpheline. Deux familles que tout oppose se la disputent. La justice tranche : elle sera Émilie Vitral. Aujourd’hui, elle a 18 ans, la vie devant elle mais des questions plein la tête. Qui est-elle vraiment ? Dix-huit ans que Crédule Grand-Duc, détective privé, se pose la même question. Alors qu’il s’apprête à abandonner, la vérité surgit devant ses yeux, qu’il referme aussitôt, assassiné. Il ne reste plus qu’un vieux carnet de notes, des souvenirs, et Marc, son frère, pour découvrir la vérité…

J’ai dévoré les 200 premières pages de ce roman, puis plus rien, avant de m’y remettre vraiment il y a deux jours et le finir, enfin ! Premier roman de Michel Bussi, dont je découvre donc la plume. Hélas, rien d’extraordinaire malheureusement, l’écriture est même bien pauvre. Tout manque de profondeur, tout sauf cette intrigue. Car, même si elle nous est lourdement dévoilée, avec des longueurs, les égarements d’un des narrateurs (l’enquêteur Crédule Grand-Duc), avec des personnages transparents pour la plupart, bref, malgré cela, je dois avouer que l’intrigue est assez bonne et bien construite, le suspense est clairement au rendez-vous, et le dénouement, bien qu’il puisse paraître un peu attendu, ne l’est pas tant que ça dans son intégralité. Au final, je ne sais pas si j’ai aimé ou pas cette lecture, et encore moins si je tenterai à nouveau de plonger dans l’univers de cet auteur fraîchement découvert pour moi. Peut-être que oui, pour avoir une opinion plus claire…

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