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Out of my mind, de Sharon M. Draper – Atheneum Books for Young Readers, 2010.

Eleven-year-old Melody is not like most people. She can’t walk. She can’t talk. She can’t write. All because she has cerebral palsy. But she also has a photographic memory; she can remember every detail of everything she has ever experienced. She’s the smartest kid in her whole school, but NO ONE knows it. Most people—her teachers, her doctors, her classmates—dismiss her as mentally challenged because she can’t tell them otherwise. But Melody refuses to be defined by her disability. And she’s determined to let everyone know it…somehow.

Un roman très touchant sur le handicap, et surtout sur l’énorme combat que va mener Melody pour, enfin, se faire « entendre » et communiquer avec ses proches et les autres. Du haut de ses onze ans, cette jeune fille nous donne un belle leçon de vie, et surtout de courage. Une lecture coup de coeur !

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Everything, everything, de Nicola Yoon – Ember, mars 2017.

My disease is as rare as it is famous. Basically, I’m allergic to the world. I don’t leave my house, have not left my house in seventeen years. The only people I ever see are my mom and my nurse, Carla. But then one day, a moving truck arrives next door. I look out my window, and I see him. He’s tall, lean and wearing all black—black T-shirt, black jeans, black sneakers, and a black knit cap that covers his hair completely. He catches me looking and stares at me. I stare right back. His name is Olly. Maybe we can’t predict the future, but we can predict some things. For example, I am certainly going to fall in love with Olly. It’s almost certainly going to be a disaster.

Autant j’avais beaucoup apprécié The Sun is Also a Star, autant ce roman ne m’a pas emporté. Je me suis attachée à aucun des personnages, et l’histoire ne m’a pas ému plus que ça. Je suis restée à côté de cette histoire, à côté de cette rencontre, à côté de cette romance, à côté de cette folle envie de se sentir vivante ressentie par Maddy. La fin, avec son énorme rebondissement, m’a toutefois bien surprise, je ne l’avais pas vu venir. Mais ce fut une lecture trop mitigée, trop inégale pour l’apprécier pleinement.

Wrinkles, de Paco Roca – Fantagraphics Books, 2016.

Retired bank manager Emilio, suffering from Alzheimer’s, is taken to an assisted living home by his son. Confused and disoriented by his new surroundings, he finds unexpected support in his roommate Miguel, a brash rogue and overconfident ladies’ man. Together, they employ clever tricks to keep the doctors from noticing Emilio’s ongoing deterioration — and keep him from being transferred to the dreaded confinement of the top floor of the facility. (“Better to die than to end up there.”) Their determination to stay active as individuals and maintain their dignity culminates in a nighttime escape and joyride and adds a dash of adventure to their otherwise tedious day-to-day routine. While for some residents, the home is a place to wind down their lives, for Emilio and Miguel it becomes, in a quirky way, a new beginning. With echoes of One Flew Over the Cuckoo’s Nest and Cocoon, Paco Roca squarely addresses the fears of growing old and isolated in a work infused with remarkable humor, humanity, and sensitivity. Wrinkles was adapted into an award-winning international animated film in 2011, with Martin Sheen and Matthew Modine voicing the main characters in the English version. Wrinkles swept all the top Spanish comics awards, including the National Comics Award and Best Spanish Comic Strip and won Italy’s Gran Guinigi Award. Paco Roca won the Goya Award for his screenplay adaptation for the animated film, in addition to other international awards for his work as a comics artist.

Un roman graphique très émouvant sur la maladie d’Alzheimer, sur la vieillesse et la solitude aussi. On suit l’évolution de cette terrible maladie à travers le personnage d’Emilio, qui intègre un jour la maison de retraite, alors qu’il se croit encore en activité. La dure réalité va le rattraper, petit à petit, avec des moments douloureux de clairvoyance parfois. Il est entouré et soutenu par Miguel, résident et camarade de chambrée. Tous deux refusent de se laisser aller, et cherchent la moindre occasion pour avoir le sentiment d’être encore vivants et surtout présents. Les planches et les dessins de Paco Roca reflètent une certaine douceur, comme un signe de respect envers nos anciens. A lire absolument !

  

Sharko, de Franck Thilliez – Editions Fleuve (Noir), 2017.

« Sharko comparait toujours les premiers jours d’une enquête à une partie de chasse. Ils étaient la meute de chiens stimulés par les cors, qui s’élancent à la poursuite du gibier. À la différence près que, cette fois, le gibier, c’était eux. » Eux, c’est Lucie Henebelle et Franck Sharko, flics aux 36 quai des Orfèvres, unis à la ville comme à la scène, parents de deux petits garçons. Lucie n’a pas eu le choix : en dehors de toute procédure légale, dans une cave perdue en banlieue sud de Paris, elle a tué un homme. Que Franck ignore pourquoi elle se trouvait là à ce moment précis importe peu : pour protéger Lucie, il a maquillé la scène de crime. Une scène désormais digne d’être confiée au 36, car l’homme abattu n’avait semble-t-il rien d’un citoyen ordinaire et il a fallu lui inventer une mort à sa mesure. Lucie, Franck et leur équipe vont donc récupérer l’enquête et s’enfoncer dans les brumes de plus en plus épaisses de la noirceur humaine. Cette enquête autour du meurtre qu’à deux ils ont commis pourrait bien sonner le glas de leur intégrité, de leur équilibre, et souffler comme un château de cartes le fragile édifice qu’ils s’étaient efforcés de bâtir.

Ah, enfin ! Quel immense bonheur de retrouver le Franck Thilliez que j’aime, un de mes auteurs français préférés. Déçue par les deux derniers romans de cet auteur que j’ai lu (mais pas « ses » deux derniers publiés), j’étais pleine d’espoir en achetant ce Sharko. J’avais entendu juste ce qu’il fallait pour me dire que j’allais savourer ma lecture. Et oui, ce fut le cas ! Dès les premières pages, voire même les premières lignes. Quelle intrigue captivante, complexe, fournie et sombre ! Lire et voir tous ces petits éléments se relier pour former un tel puzzle, j’ai adoré. Le rythme est impressionnant, les personnages sous tension. Petit bémol : je trouve encore que la fin est un peu rapide, bâclée, et qu’elle tend vers la démesure. Mais allez savoir pourquoi, cette fois, cela ne me pose aucun problème ! Le livre m’a apporté un très bon moment de lecture, avant la fin j’avais eu ce que je voulais. Une meilleure fin, plus aboutie, aurait été LA cerise sur le gâteau de ce Sharko passionnant. A lire absolument !

Ghosts, de Raina Telgemeier – Scholastic, 2016.

 

Catrina and her family are moving to the coast of Northern California because her little sister, Maya, is sick. Cat isn’t happy about leaving her friends for Bahía de la Luna, but Maya has cystic fibrosis and will benefit from the cool, salty air that blows in from the sea. As the girls explore their new home, a neighbor lets them in on a secret: There are ghosts in Bahía de la Luna. Maya is determined to meet one, but Cat wants nothing to do with them. As the time of year when ghosts reunite with their loved ones approaches, Cat must figure out how to put aside her fears for her sister’s sake — and her own.

Une histoire vibrante, sincère et honnête, qui parle de la maladie et de la mort, mais pas d’une manière pesante. Ses thèmes sont présents, bien évoqués, mais tout en n’étant jamais les sujets principaux de l’histoire. La mort devient une partie de la vie, et comme un prétexte pour parler de la Fête des morts, Día de los Muertos. Un livre positif et optimiste. Et une fois de plus une très bonne colorisation.

La terre brûlée (tome 2 : L’épreuve), de James Dashner – Pocket Jeunesse, 2013.

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Thomas en était sûr, la sortie du labyrinthe marquerait la fin de l’épreuve. Mais, à l’extérieur, il découvre un monde ravagé. La terre est dépeuplée, brûlée par un climat ardent. Plus de gouvernement, plus d’ordre… Et des hordes de gens infectés, en proie à une folie meurtrière, errent dans les villes en ruines. Au lieu de la liberté espérée, Thomas se trouve confronté à un nouveau défi démoniaque. Au coeur de cette terre brûlée, parviendra-t-il à trouver la paix… et un peu d’amour ?

En lisant ce tome 2, j’ai eu le sentiment que l’auteur ne savait pas où il voulait aller. On apprend et on comprend certaines choses, mais pas assez à mon goût. Tout en étant relativement palpitante, j’ai aussi trouvé l’intrigue de ce tome assez lente parfois, notamment lors des nombreuses fois où Thomas raconte aux autres personnages ce qui s’est passé et que le lecteur vient tout juste de lire. Ces répétitions alourdissent inutilement l’intrigue et c’est dommage. Je suis lassée des dystopies et je crois que je m’arrêterai à ce tome 2 de la trilogie de James Dashner (mais je regarderai les adaptations cinématographiques par curiosité).

Avant toi, de Jojo Moyes – Milady, 2013.

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Lou est une fille ordinaire qui mène une vie monotone dans un trou paumé de l’Angleterre dont elle n’est jamais sortie. Quand elle se retrouve au chômage, elle accepte un contrat de six mois pour tenir compagnie à un handicapé. Malgré l’accueil glacial qu’il lui réserve, Lou va découvrir en lui un jeune homme exceptionnel, brillant dans les affaires, accro aux sensations fortes et voyageur invétéré. Mais depuis l’accident qui l’a rendu tétraplégique, Will veut mettre fin à ses jours. Lou n’a que quelques mois pour le faire changer d’avis.

Ce livre est certes une romance, mais il parle aussi bien, très bien, du handicap. Ce thème est abordé selon plusieurs points de vue : celui de Will, jeune tétraplégique ; celui de sa famille et ses amis ; et celui du corps médical, plus particulièrement Lou et Nathan, qui s’occupent de lui quotidiennement. On s’attend assez vite (et c’est ma petite déception) à ce qu’il se passe quelque chose entre Lou et Will, leur rapprochement inéluctable ira de l’amitié à des sentiments plus profonds. Puis l’histoire va très loin pour aboutir au lourd sujet de l’aide au suicide. Une romance, mais une romance tout de même bouleversante grâce aux lourds sujets évoqués.

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