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La terre brûlée (tome 2 : L’épreuve), de James Dashner – Pocket Jeunesse, 2013.

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Thomas en était sûr, la sortie du labyrinthe marquerait la fin de l’épreuve. Mais, à l’extérieur, il découvre un monde ravagé. La terre est dépeuplée, brûlée par un climat ardent. Plus de gouvernement, plus d’ordre… Et des hordes de gens infectés, en proie à une folie meurtrière, errent dans les villes en ruines. Au lieu de la liberté espérée, Thomas se trouve confronté à un nouveau défi démoniaque. Au coeur de cette terre brûlée, parviendra-t-il à trouver la paix… et un peu d’amour ?

En lisant ce tome 2, j’ai eu le sentiment que l’auteur ne savait pas où il voulait aller. On apprend et on comprend certaines choses, mais pas assez à mon goût. Tout en étant relativement palpitante, j’ai aussi trouvé l’intrigue de ce tome assez lente parfois, notamment lors des nombreuses fois où Thomas raconte aux autres personnages ce qui s’est passé et que le lecteur vient tout juste de lire. Ces répétitions alourdissent inutilement l’intrigue et c’est dommage. Je suis lassée des dystopies et je crois que je m’arrêterai à ce tome 2 de la trilogie de James Dashner (mais je regarderai les adaptations cinématographiques par curiosité).

Le voyant, de Jérôme Garcin – Gallimard, 2015.

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Le visage en sang, Jacques hurle: « Mes yeux! Où sont mes yeux? » Il vient de les perdre à jamais. En ce jour d’azur, de lilas et de muguet, il entre dans l’obscurité où seuls, désormais, les parfums, les sons et les formes auront des couleurs. Né en 1924, aveugle à huit ans, résistant à dix-sept, membre du mouvement Défense de la France, Jacques Lusseyran est arrêté en 1943 par la Gestapo, incarcéré à Fresnes puis déporté à Buchenwald. Libéré après un an et demi de captivité, il écrit Et la lumière fut et part enseigner la littérature aux États-Unis, où il devient «The Blind Hero of the French Resistance». Il meurt, en 1971, dans un accident de voiture. Il avait quarante-sept ans. Vingt ans après Pour Jean Prévost (prix Médicis essai 1994), Jérôme Garcin fait le portrait d’un autre écrivain-résistant que la France a négligé et que l’Histoire a oublié.

Je ne connaissais pas du tout ce grand homme que fut Jacques Lusseyran. Ce livre m’aura permis d’en apprendre beaucoup sur lui et sur sa vie, riche, dure, et si touchante. Un homme fort, avec sa part d’ombre, mais dont le courage est impressionnant. Une belle et émouvante leçon de vie ! Petits bémols : l’écriture trop pompeuse de l’auteur, et le sentiment que ce dernier transpose dans son livre plus l’image de son père idolatré que celle de ce réel héros de notre Histoire.

Livre lu dans le cadre de la Bibliothèque Orange 2016. Ma note : 3/5.

Morceau choisi

« Ainsi donc, du camp de Buchenwald, un homme sans regard, si maigre qu’il semble flotter dans sa tenue rayée et puis s’y noyer, a pu écrire :  » J’ai appris ici à aimer la vie. » Même si l’on en comprends le sens – il a appris ici à refuser de mourir, à se battre pour survivre -, cette phrase n’a pas d’équivalent dans toute la littérature concentrationnaire. Elle explose, comme une bombe, à la tête de tous les bourreaux. Elle les tue. » (p.108)

Le Labyrinthe (tome 1 : L’Epreuve), de James Dashner – Pocket Jeunesse, 2012.

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Quand Thomas reprend connaissance, sa mémoire est vide, seul son nom lui est familier… Il se retrouve entouré d’adolescents dans un lieu étrange, à l’ombre de murs infranchissables. Quatre portes gigantesques, qui se referment le soir, ouvrent sur un labyrinthe peuplé de monstres d’acier. Chaque nuit, le plan en est modifié. Thomas comprend qu’une terrible épreuve les attend tous. Comment s’échapper par le labyrinthe maudit sans risquer sa vie ? Si seulement il parvenait à exhumer les sombres secrets enfouis au plus profond de sa mémoire…

Spontanément, après avoir tout juste achevé la lecture de cette dystopie, je dirais que j’ai aimé ce premier tome. Intrigue (facile, mais) prenante. Suspense à (presque) tous les (courts) chapitres. (Après un début de lecture un peu lent), j’ai (finalement) dévoré les pages. Bref, j’aime les dystopies, donc j’ai apprécié. Mais en réfléchissant à ce que j’allais écrire, mon opinion est de plus en plus nuancée. L’intrigue n’a rien de novatrice dans le fond, rien de nouveau ici par rapport à d’autres séries comme Hunger Games, Divergente ou encore la série d’Allie Condie, pour ne citer qu’elles, sauf peut-être l’idée de prendre un héros masculin… Je ne me suis pas beaucoup attachée aux personnages. Thomas est agaçant avec son air du mec qui ne comprend rien mais qui finalement s’adapte très vite, prend les bonnes décisions et finit par sauver tous ces blocards qui tournaient en « rond » dans ce labyrinthe. Mais ce qui m’a le plus dérangé, c’est le personnage de Teresa, la touche « romance » de l’histoire, comme s’il en fallait forcément une. J’imagine déjà ce qu’un tel personnage apportera dans la suite de la série… Je mise donc sur la lecture du tome 2 (que je lirai, bien sûr !)  pour mieux comprendre cet aspect « intrigue facile », en espérant qu’il m’apportera les réponses à mes questions. Et je tiens à préciser que, malgré tout ce que j’ai écrit plus haut, ce roman ado est à lire absolument, si toutefois vous aimez les dystopies !

Un avion sans elle, de Michel Bussi – Pocket, 2012.

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23 décembre 1980. Un crash d’avion dans le Jura. Une petite libellule de 3 mois tombe du ciel, orpheline. Deux familles que tout oppose se la disputent. La justice tranche : elle sera Émilie Vitral. Aujourd’hui, elle a 18 ans, la vie devant elle mais des questions plein la tête. Qui est-elle vraiment ? Dix-huit ans que Crédule Grand-Duc, détective privé, se pose la même question. Alors qu’il s’apprête à abandonner, la vérité surgit devant ses yeux, qu’il referme aussitôt, assassiné. Il ne reste plus qu’un vieux carnet de notes, des souvenirs, et Marc, son frère, pour découvrir la vérité…

J’ai dévoré les 200 premières pages de ce roman, puis plus rien, avant de m’y remettre vraiment il y a deux jours et le finir, enfin ! Premier roman de Michel Bussi, dont je découvre donc la plume. Hélas, rien d’extraordinaire malheureusement, l’écriture est même bien pauvre. Tout manque de profondeur, tout sauf cette intrigue. Car, même si elle nous est lourdement dévoilée, avec des longueurs, les égarements d’un des narrateurs (l’enquêteur Crédule Grand-Duc), avec des personnages transparents pour la plupart, bref, malgré cela, je dois avouer que l’intrigue est assez bonne et bien construite, le suspense est clairement au rendez-vous, et le dénouement, bien qu’il puisse paraître un peu attendu, ne l’est pas tant que ça dans son intégralité. Au final, je ne sais pas si j’ai aimé ou pas cette lecture, et encore moins si je tenterai à nouveau de plonger dans l’univers de cet auteur fraîchement découvert pour moi. Peut-être que oui, pour avoir une opinion plus claire…

Parce que je t’aime, de Guillaume Musso – Pocket, 2009.

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Layla, une petite fille de cinq ans, disparaît dans un centre commercial de Los Angeles. Ses parents, brisés, finissent par se séparer. Cinq ans plus tard, elle est retrouvée à l’endroit exact où on avait perdu sa trace. Elle est vivante, mais reste plongée dans un étrange mutisme. À la joie des retrouvailles, succèdent alors les interrogations. Où était Layla pendant cette période? Avec qui? Et surtout pourquoi est-elle revenue?

C’est un peu honteusement que je viens de lire un Musso… J’ai récidivé, après avoir volontairement éloigné de moi tout roman de cet auteur depuis 2006, année où j’ai découvert cet auteur, apprécié Et après…, un peu moins Sauve-moi et encore moins Seras-tu là. Ses romans utilisant les mêmes ficelles, je me suis lassée au bout de trois. Alors pourquoi avoir « rechuté » ? Tout simplement parce que ma PAL se réduit au fil des mois (je me trainais ce roman depuis 2009…), et que, faute de librairie française où j’habite actuellement, les livres de ma PAL restant ne sont pas toujours de grande qualité ! Bon, cessons toutes ces pseudos justifications et venons en au fait ! Personne ne m’a forcé à le lire, et je l’ai effectivement lu ! Mais, vraiment, je pense (et j’espère !) que ce sera le dernier. J’ai retrouvé le « style » Musso, proche du scénario de série télévisée (et encore) : des chapitres courts, dont les dernières lignes apportent toujours le petit élément « accrocheur » qui vous fait tourner la page suivante ; des personnages inconsistants et lisses ; une fin surprenante, oui, si on veut, mais tellement invraisemblable. Bref, ce roman est décidément trop convenu et mièvre pour moi, rempli de clichés et dépourvu de la moindre profondeur. Un vrai livre d’été…

L’Oubli, de Emma Healey – Sonatine, mai 2014.

oubliElizabeth a disparu. Maud ne cesse de retrouver des bouts de papier dans ses poches, avec ce simple message. Elizabeth a disparu. Le plus troublant : c’est sa propre écriture. Mais elle ne se souvient pas avoir écrit ces mots. Maud ne se souvient d’ailleurs plus de grand-chose ces derniers temps. Elle ne se souvient plus de l’heure, ni si elle a mangé ni si sa fille est venue la voir. Ce qu’elle sait, en revanche, c’est qu’elle n’a pas vu sa vieille amie Elizabeth depuis longtemps. Trop longtemps. Lorsqu’elle tente d’alerter ses proches, elle a droit à des sourires indulgents, personne ne la prend au sérieux, elle est septuagénaire et on la traite comme une enfant de 4 ans. Malgré tout, Maud est de plus en plus persuadée que quelque chose est arrivé à Elizabeth. De la même façon que quelque chose est arrivé, cinquante ans plus tôt, à sa propre sœur aînée, Sakey, dont la disparition ne fut jamais élucidée. Maud ferait-elle un transfert inconscient ? Confondrait-elle le passé et le présent ? Mais n’y a-t-il pas tout autant de mystères autour d’elle aujourd’hui qu’à l’époque ? Maud va bientôt devoir remettre en question ses rares certitudes afin de faire la vérité sur son passé… et sur son présent.

Je ne suis jamais véritablement entrée dans cette histoire. Parvenue à plus de la moitié du roman, j’ai commencé à survoler certains passages, notamment ceux où le personnage principal, Maud, revient sur son passé et la terrible histoire de sa sœur. Le dénouement de cette intrigue est certes surprenant, mais c’est un livre que j’ai déjà oublié

Le passeur

passeur

Le Passeur, de Lois Lowry – L’Ecole des loisirs, collection Medium, 1994.

Dans le monde où vit Jonas, la guerre, la pauvreté, le chômage, le divorce n’existent pas. Les inégalités n’existent pas. la désobéissance et la révolte n’existent pas. L’harmonie règne dans les cellules familiales constituées avec soin par le comité des sages. Les personnes trop âgées, ainsi que les nouveaux-nés inaptes sont « élargis », personne ne sait exactement ce que cela veut dire. Dans la communauté, une seule personne détient véritablement le savoir : c’est le dépositaire de la mémoire. Lui seul sait comment était le monde, des générations plus tôt, quand il y avait encore des animaux, quand l’œil humain pouvait encore voir les couleurs, quand les gens tombaient amoureux. Dans quelques jours, Jonas aura douze ans. Au cours d’une grande cérémonie, il se verra attribuer, comme tous les enfants de son âge, sa future fonction dans la communauté. Jonas ne sait pas encore qu’il est unique. Un destin extraordinaire l’attend. Un destin qui peut le détruire.

Ce livre a reçu la Newberry Medal 1994, le Prix « Tam Tam »décerné par le salon du Livre de Jeunesse de Montreuil en 1994, le Prix « Lecture Jeunesse » en 1995, le « Prix des Jeunes Lecteurs organisé par la bibliothèque Municipale de Thorigny 1996 et le « Prix Farniente » 2001 (Belgique).

Jonas, en passe de devenir celui qui saura tout sur sa communauté et le monde qui l’entoure, semble au début accepter son « rôle », celui de devenir le prochain dépositaire de la mémoire. Mais au fil de son apprentissage, ce qu’il apprend grâce au passeur le trouble de plus en plus. Et le regard qu’il porte sur cette communauté va alors radicalement changer. Il a dorénavant tous les éléments pour se faire sa propre opinion, et prendre son destin en main. Ce qu’il fera est une grande preuve de courage mais aussi d’envie de liberté. Un très bon roman sur la transmission du savoir, et surtout ce qu’on en fait ensuite. C’est aussi un excellent roman d’anticipation, qui nous dépeint une société effrayante, aseptisée, sans couleurs, dénuée de toute liberté, dans laquelle ses habitants « vivent » dans la plus grande ignorance. A lire absolument (si ce n’est pas déjà fait !).

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