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Madame Solitude, de Bill Pronzini – Folio Policier, 2015.

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« Elle était la personne la plus triste, la plus solitaire qu’il avait jamais rencontrée : elle était la solitude incarnée, la mélancolie même. » Dès que Jim Messenger croise cette jeune femme dans un café de San Francisco, il est bouleversé par l’impression de solitude qui se dégage d’elle. Elle a beau l’avoir éconduit, il ne peut s’empêcher de l’observer et de la suivre de loin. Jusqu’au jour où elle ne vient pas au café. Inquiet, il se rend chez elle et découvre qu’elle s’est donné la mort. Obsédé par cette femme, Jim décide de découvrir qui était vraiment celle qu’il surnommait Mademoiselle Solitude.

Je me suis abonnée pour 6 mois à Livre-moi(s), et Madame Solitude est le premier livre que j’ai reçu début décembre. J’ai eu beaucoup de mal à entrer dans cette intrigue (même si les premiers chapitres se déroulent à San Francisco où je vis actuellement, et ce fût la petite surprise agréable). Trop de lenteur et la solitude du personnage féminin qui intrigue tant Jim Messenger en sont peut-être les principales causes. L’envie de lire ce livre (et de le finir aussi) est apparue vers la moitié. Les personnages sont attachants, les lieux sont décrits de telle manière que l’on s’y croit vraiment, au point de sentir la poussière sur notre peau parfois. L’intrigue s’accélère et s’étoffe un peu dans les derniers chapitres. Mais la lecture de ce petit polar aura été trop marquée par l’ennui pour moi. Dommage…

Ce soir je vais tuer l’assassin de mon fils, de Jacques Expert – Le Livre de Poche, 2011.

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Quand son fils meurt, renversé par un chauffard qui a pris la fuite, Antonio Rodriguez jure à sa femme qu’il le vengera. Tandis que l’enquête piétine durant des mois, il en vient à découvrir qui est le meurtrier, un cadre supérieur de sa propre entreprise dont l’attitude lui paraît très suspecte. Pourtant, un jour, les gendarmes l’informent qu’ils viennent d’arrêter le coupable. Les preuves sont formelles, l’homme est passé aux aveux. Mais ce n’est pas le même individu. Dans ce roman à quatre voix – Antonio et sa femme, Sylvia, l’assassin, et son épouse-, se joue un ballet macabre, autour du thème de l’autodéfense : qui Antonio Rodriguez va-t-il tuer ce soir?

J’ai découvert Jacques Expert avec Adieu, dont il me reste un bilan de lecture mitigé. J’ai bien plus apprécié ce roman. J’ai adoré cette narration à quatre voix : parfaite, précise, très harmonieuse (le passage d’un narrateur à l’autre m’a rarement paru si doux), bref, elle apporte beaucoup à l’intrigue. Le scénario est très bien ficelé. J’ai dévoré ce livre rapidement. Le dénouement est très bon aussi. Ouvert, certes, mais c’est ce qui le rend efficace je trouve. Je me suis énormément attachée aux deux personnages féminins : Sylvia, bouleversante et forte ; Christine, dont j’admire le courage de rester vivre aux côtés d’une ordure pareil, mais que j’ai trouvé un peu lâche à la fin. Les deux hommes sont des personnages assez riches également, mais ce Jean-Pierre est vraiment le genre de personnage odieux que l’on déteste et qui dégoute du début à la fin. Un bon petit polar français, à lire absolument !

Adieu

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Adieu, de Jacques Expert – Sonatine, 2011.

2001, Châtenay-Malabry. Une mère, son fils et sa fille sont retrouvés assassinés à leur domicile. Une famille apparemment sans histoires. Le père est porté disparu. Est-il lui aussi une victime ou bien le coupable ? Les recherches s’organisent, sous la direction du commissaire Langelier. Un mois plus tard jour pour jour, c’est au tour d’une seconde famille, tout aussi ordinaire, d’être abattue dans des circonstances identiques. Là aussi le père reste introuvable. Presse, politique, police, les avis sont unanimes : un tueur en série est à l’œuvre. Seul Langelier s’entête à concentrer tous ses efforts sur la piste des pères, qu’il soupçonne d’être à l’origine des massacres. Devant son obstination, et son manque de résultat, son supérieur et ami, le commissaire Ferracci est obligé de lui retirer l’affaire. Commence alors entre les deux hommes un combat larvé, chacun s’efforçant de démontrer sa propre vérité, un combat qui tourne bientôt à l’obsession et qui ne prendra fin que dix ans plus tard avec la révélation hallucinante d’une incroyable réalité. Comme dans ses précédents romans, Jacques Expert met en scène avec maestria le quotidien de personnages en apparence ordinaires, mais dont la face cachée révèle d’insoupçonnables noirceurs.

J’ai souvent lu, ici ou là, de bonnes critiques sur Jacques Expert. Je viens de le découvrir avec Adieu. J’ai volontairement attendu quelques jours avant d’écrire ces quelques mots, car je ne savais pas ce que j’en pensais. Et même maintenant, j’hésite. Je peux dire que j’ai aimé ce roman pour l’énorme rebondissement (presque) final et le dénouement de cette histoire ; pour l’enquête (et donc le scénario) colossale et obsessionnelle du commissaire Langelier ; pour les premières pages qui m’ont tout de suite happée dans l’histoire. Mais je peux aussi dire que je n’ai pas aimé : il y a comme une sorte de lourdeur dans ces pages (peut-être due à la narration) ; j’avais la désagréable sensation de me trainer dans cette lecture, tout en avançant (?!?) ; je n’ai pas du tout accroché avec le personnage principal, qui m’est resté antipathique du début à la fin. Une étrange « critique » donc !

Sherman (tome 6)

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Sherman, tome 6 : Le pardon. Jeannie, scénario de Stephen Desberg, dessin de Griffo – Éditions du Lombard, collection Troisième vague, 2012.

C’est la fin du parcours que le mystérieux ennemi de Jay Sherman a prévu pour lui ! Il a perdu ses biens, sa maison et son fils, et la dernière sur la liste est Jeannie, sa fille. Jeannie qu’il n’a plus revue depuis la seconde guerre mondiale, après qu’elle a disparu au sein des services secrets, outrée par les malversations de Jay. Et pourtant, ce dernier n’avait agi que pour la protéger. Aura-t-elle compris ce dernier point ? Viendra-t-elle sauver un père repentant dont elle incarne le dernier espoir… ?

Belle surprise que ce dénouement de la série Sherman ! J’ai retrouvé avec plaisir le personnage de Jeannie (mon préféré !), qui joue un rôle important dans la fin de l’intrigue ; mais la surprise fut ailleurs : dans la découverte de celui qui menaçait Jay Sherman. Un bon scénario et de beaux dessins, cela donne une bonne série qui tient en haleine le lecteur !

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Sherman (tome 5)

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Sherman, tome 5 : Les ruines. Berlin, scénario de Stephen Desberg, dessin de Griffo – Éditions du Lombard, collection Troisième vague, 2012.

Dans l’Amérique des années 50, Jay Sherman est l’incarnation du rêve. Fils d’un clochard, il a gravi les échelons jusqu’à devenir un homme d’affaires en vue. Et, aujourd’hui, son fils semblait promis au bureau ovale… avant qu’une balle ne mette un terme provisoire à cette success story familiale ! Qu’a bien pu faire un homme si respectable pour susciter une telle haine… ? La vérité apparaît enfin alors qu’approche la fin de l’histoire.

Dans cet avant dernier tome de la série Sherman, on alterne toujours entre l’enquête du FBI et les nombreux flashbacks dans le passé de Sherman. On se retrouve ainsi au cœur de la Seconde Guerre Mondiale, de l’horreur du nazisme élaborant ses camps de concentration et les effroyables chambres à gaz. La collaboration de Sherman avec les forces allemandes n’est plus à prouver ; c’est un coup dur pour Sherman, qui semblait ignorer sa participation financière au projet allemand. J’ai regretté (comme dans les tomes précédents) les trop nombreux rappels du fameux appel téléphonique menaçant Jay Sherman, dont tout est parti ; j’ai également été parfois un peu perdue entre deux cases, ne sachant plus dans quelle période de l’histoire je me situais. Mais pour le reste, rien à redire. Et je ne vois vraiment pas comment va finir cette série !

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Sherman (tome 4)

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Sherman, tome 4 : Le piège. Bayreuth, scénario de Stephen Desberg, dessin de Griffo – Éditions du Lombard, collection Troisième vague, 2011.

L’inconnu du téléphone a été très clair : Jay Sherman va payer pour ce qu’il a fait ! Dont acte. Depuis la mort de son fils, le magnat de la finance est en train de tout perdre, pièce par pièce. Et, à présent, « ils » tiennent sa fille, Jeannie, dont il n’a plus de nouvelles depuis des années. Un lourd secret de plus dans le passé d’un homme qui semble n’avoir vécu que pour accumuler les ennemis. S’il veut sauver sa fille, Jay n’a plus le choix : il va lui falloir avouer les pages les plus controversées de son histoire, de New York au Berlin des années 30. Et surtout, se souvenir de cette funeste voix… qu’il ne connaît que trop bien !

Ce tome 4 nous transporte dans une partie noire de notre Histoire, avec les liens dangereusement étroits qu’entretenait indirectement (ou pas…) Sherman avec le nazisme montant de l’époque, et le pouvoir grandissant du IIIème Reich. Finance et politique se mêlent sur fond de guerre. On découvre aussi la fille de Sherman, Jeannie, qui prend une place de plus en plus importante dans l’intrigue. J’ai trouvé ce tome bien plus sombre que les précédents, et pas seulement du fait du contexte historique. Mais l’intrigue se précise et je suis impatiente d’en connaitre le dénouement !

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Sherman (tome 3)

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Sherman, tome 3 : La passion. Lana, scénario de Stephen Desberg, dessin de Griffo – Éditions du Lombard, collection Troisième vague, 2011.

L’inconnu au téléphone était très clair: Jay Sherman va payer pour ce qu’il a fait ! Dont acte. Depuis la mort de son fils, le magnat de la finance est en train de tout perdre, pièce par pièce. À présent, « ils » tiennent sa fille, Jeannie, dont il n’a plus de nouvelles depuis des années. Un lourd secret de plus dans le passé d’un homme qui semble n’avoir vécu que pour collectionner les ennemis. S’il veut sauver sa fille, Jay n’a plus le choix : il va lui falloir avouer les pages les plus controversées de son histoire, de New York au Berlin des années 1930. Il va surtout devoir se souvenir de cette funeste voix… qu’il ne connaît que trop bien !

Le scénario tient toujours la route dans ce troisième tome. Les planches nous dévoilent un Sherman magouilleur, malhonnête, et prêt à tout pour parvenir à ses fins : devenir quelqu’un. Mais cela a un prix, et il s’est attiré de nombreux ennemis…

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