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Le confident, de Hélène Grémillon – Folio, mars 2014.

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Camille vient de perdre sa mère. Parmi les lettres de condoléances, elle découvre un étrange courrier, non signé. Elle croit d’abord à une erreur mais les lettres continuent d’arriver, tissant le roman de deux amours impossibles, de quatre destins brisés. Peu à peu, Camille comprend qu’elle n’est pas étrangère au terrible secret que cette correspondance renferme.

Le Confident est pour moi le genre de livre dont il est difficile de parler de manière claire et tranchée. Ce genre de livre où je me retrouve vraiment dans un entre deux, une dualité entre j’aime/je n’aime pas.
Côté positif, ce roman aura eu le grand mérite de me réconcilier avec le style épistolaire (je faisais un blocage depuis ma lecture du Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates). Ensuite, l’intrigue est tellement énorme qu’elle a fini par me happer et me donner envie de terminer ce livre. Enfin, j’ai aimé ce traitement du thème de la maternité, qui conduit les personnages dans des destins très tourmentés, frisant la folie pour certains.
Côté négatif, l’écriture, principalement, qui cherche à être compliquée, mais sans y parvenir ; une écriture inégale tout au long du roman (parfois recherchée, parfois très simpliste), qui rend la lecture assez troublante ; de nombreux détails qui apportent une certaine lourdeur à l’intrigue ; un récit déconstruit qui donne la désagréable impression que l’auteur a commencé son écriture par la fin. Il y a aussi les personnages, bien trop fades malgré les thèmes abordés. Et pour finir, un dénouement si invraisemblable que j’ai bien du mal à y adhérer.
Impossible donc pour moi de trancher, et je n’aime pas cela…

L’Oubli, de Emma Healey – Sonatine, mai 2014.

oubliElizabeth a disparu. Maud ne cesse de retrouver des bouts de papier dans ses poches, avec ce simple message. Elizabeth a disparu. Le plus troublant : c’est sa propre écriture. Mais elle ne se souvient pas avoir écrit ces mots. Maud ne se souvient d’ailleurs plus de grand-chose ces derniers temps. Elle ne se souvient plus de l’heure, ni si elle a mangé ni si sa fille est venue la voir. Ce qu’elle sait, en revanche, c’est qu’elle n’a pas vu sa vieille amie Elizabeth depuis longtemps. Trop longtemps. Lorsqu’elle tente d’alerter ses proches, elle a droit à des sourires indulgents, personne ne la prend au sérieux, elle est septuagénaire et on la traite comme une enfant de 4 ans. Malgré tout, Maud est de plus en plus persuadée que quelque chose est arrivé à Elizabeth. De la même façon que quelque chose est arrivé, cinquante ans plus tôt, à sa propre sœur aînée, Sakey, dont la disparition ne fut jamais élucidée. Maud ferait-elle un transfert inconscient ? Confondrait-elle le passé et le présent ? Mais n’y a-t-il pas tout autant de mystères autour d’elle aujourd’hui qu’à l’époque ? Maud va bientôt devoir remettre en question ses rares certitudes afin de faire la vérité sur son passé… et sur son présent.

Je ne suis jamais véritablement entrée dans cette histoire. Parvenue à plus de la moitié du roman, j’ai commencé à survoler certains passages, notamment ceux où le personnage principal, Maud, revient sur son passé et la terrible histoire de sa sœur. Le dénouement de cette intrigue est certes surprenant, mais c’est un livre que j’ai déjà oublié

Pome

pome

Pome, de Marie Desplechin – École des Loisirs, collection Neuf, 2007.

Souvenez-vous. Nous avions laissé Verte, l’apprentie sorcière rebelle, rayonnante. Entourée de femmes, comme depuis toujours : sa mère Ursule et sa grand-mère Anastabotte. Mais aussi c’était nouveau pour elle, d’hommes : Soufi. le garçon de sa classe grâce à qui elle avait retrouvé son père, et celui-ci, Gérard, l’entraîneur de foot. Les choses pourraient être simples désormais. Bien sûr, elles ne le seront pas. Car Soufi déménage et Gérard a un père, lui aussi : Raymond, un ancien commissaire de police. Verte pleure, Verte rit, Verte est très entourée soudain, et pourtant elle se sent seule. Heureusement, une fille vient d’emménager avec sa mère dans le bâtiment B. C’est Pome. Verte se dit que c’est un nom parfait pour une alter ego, une future meilleure amie, une pareille en tout. En tout ? Même en sorcellerie ?

La magie ayant bien fonctionné pour moi avec Verte, je ne pouvais pas être de nouveau surprise avec Pome, que j’ai trouvé bien plus fade, d’autant plus que les ingrédients sont les mêmes, et qu’il ne se passe pas grand chose… Alors oui, je suis déçue par cette suite qui n’apporte pas grand chose.

Verte

verte

Verte, de Marie Desplechin – École des Loisirs, collection Neuf, 2008.

A onze ans, la petite Verte ne montre toujours aucun talent pour la sorcellerie. Pire que cela, elle dit qu’elle veut être quelqu’un de normal et se marier. Elle semble aussi s’intéresser aux garçons de sa classe et ne cache pas son dégoût lorsqu’elle voit mijoter un brouet destiné à empoisonner le chien des voisins. Sa mère, Ursule, est consternée. C’est si important pour une sorcière de transmettre le métier à sa fille. En dernier ressort, elle décide de confier Verte une journée par semaine à sa grand-mère, Anastabotte. Puisqu’elles ont l’air de si bien s’entendre. Dès la première séance, les résultats sont excellents. On peut même dire qu’ils dépassent les espérances d’Ursule. Un peu trop, peut-être.

Dans son roman, Marie Desplechin nous raconte bien des choses (sur l’affirmation de soi, les tracas de l’adolescence, la relation mère-fille…), et ne nous parle pas seulement ici de sorcellerie ! Ce qui m’a plu, c’est de découvrir cette histoire à travers les différents regards des personnages sur les événements, qui à aucun moment tendent vers une répétition, bien au contraire, car on avance un peu plus à chaque fois dans l’histoire. Un livre qui plait aussi bien aux enfants qu’aux adultes, et c’est magique ! Je me plonge immédiatement dans Pome, la suite de Verte

Lucille

Lucille de Ludovic Debeurme  – Futuropolis, 2006.

Présentation de l’éditeur : Enfant, Lucille était une petite grosse. Une petite fille moche, délaissée par les garçons, et qui s’accrochait, fascinée, à sa poupée mannequin, Linda. Elle était si belle Linda, tellement jolie, tellement mince. Quand Lucille a rangé sa poupée au fond d’une malle, c’est qu’elle était enfin devenue Linda, mince comme un fil. La beauté en moins. Arthur aime son père. Petit, il restait des heures au bistrot avec lui, à l’attendre en comptant les verres vides, pour tromper l’ennui. Il est marin, son père. Pas un marin au long cours, non, un pêcheur. Pas un patron-pêcheur, un employé sur un petit chalut. Arthur supporte tout de son père, l’alcool, les bagarres, le port, l’odeur des moteurs, la mer. Le père d’Arthur, c’est Vladimir. Il s’appelle Vladimir comme son père, comme Arthur plus tard quand lui, il aura cassé sa pipe. Les hommes, les aînés, ils s’appellent tous Vladimir, c’est la tradition. Une croix de plus à porter pour Arthur… Et puis un hasard, une rencontre : Arthur et Lucille s’aiment au premier regard. Alors ils s’enfuient. Ensemble, ils partent pour Paris, puis l’Italie. Elle fuit sa mère. Lui, le fantôme de son père. Loin du chagrin et des souffrances, c’est avec la simplicité, la naïveté et l’enthousiasme de leur jeunesse qu’ils vivent leur amour. C’est magnifique, la Toscane. Tout va changer. Oui, c’est ça. Une autre vie va commencer, loin du passé…

Mon avis : Lucille, c’est un pavé de 500 pages qui ne laisse pas indifférent. La narration nous fait entrer dans le plus intime des personnages, tout en le faisant avec pudeur et non sans émotion. Le dessin, fait uniquement de noir et de blanc, de courbes légères, et très minimaliste, rend ce roman graphique assez particulier mais si attachant. En lisant la dernière page et ces derniers mots « Fin de la première partie », je me suis hélas souvenue trop tard que Lucille avait une suite … que je n’ai pas dans ma PAL actuellement. Il me la faut !

Qui a tué michka ?

Qui a tué michka ? d’Irène Cohen-Janca – Éditions du Rouergue, collection Dacodac, janvier 2012.

Quatrième de couverture : Michka est bien plus qu’une simple peluche. Nora lui confie tout, même ce qu’ elle n’ose dire à personne. Michka est rempli de tous ses secrets. Mais où Michka a-t-il disparu ? A-t-il repris sa liberté ?

Mon avis : Nora, la narratrice, a le sentiment que le monde s’écroule depuis qu’elle et sa famille ont déménagé et se sont installées dans cette maison. Plus rien ne va. Non seulement elle se retrouve en décalage avec sa famille (ils sont tous heureux de ce changement, elle aimerait tant retourner dans leur ancien appartement), mais dans le déménagement elle a perdu Michka (une peluche à qui elle disait tous ses secrets et la « nourrissait » même avec). Et le pire de tout, elle se met en tête que sa mère a changé radicalement de comportement envers elle et ne l’aime plus car elle aurait été adoptée. Mais au final, sa maman sera la clef de tous ses tourments, et Nora comprendra pourquoi Michka est parti, en dévoilant ses secrets. Un beau roman sur la relation mère-fille, et l’importance de communiquer avec ceux qu’on aime.

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