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Le triangle secret, Tome 1 : Le testament du fou, de Didier Convard (scénario) et Gilles Chaillet, Denis Falque, Christian Gine et Pierre Wachs (dessin) – Glénat, 2000.

Mon très cher Didier, quand vous écouterez cette cassette, je ne serai sans doute plus de ce monde. Ceux qui me traquent vont bientôt me débusquer, et il me reste trop peu de temps pour relater les derniers événements qui m’ont conduit au seuil de la mort. Je veux vous préserver, mon ami. Je ne vous livrerai pas la vérité. Maudissez-moi, mais vous ne devez pas savoir ! Jamais ! Abandonnez notre quête, je vous en conjure ! Fermez tous vos livres, brûlez-les et soufflez leurs cendres au vent. Oubliez tout ce que je vous ai dit. Oubliez !

Si j’avais lu ce premier tome plus tôt, je l’aurais probablement bien plus apprécié. Je suis maintenant beaucoup moins attirée par des intrigues sur fond d’ésotérisme, de religion et de franc-maçonnerie. Ajoutez à cela des planches qui manquent sérieusement d’air, avec ces bulles écrites en pattes de mouche, et mon intérêt devient quasi inexistant. Voilà une série que je ne continuerai pas.

Les corps inutiles, de Delphine Bertholon – JC Lattès, 2015.

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Clémence vient d’avoir quinze ans, de terminer le collège. Un nouveau cycle s’ouvre à elle, lorsqu’elle est agressée, en plein jour et en pleine rue, par un inconnu armé d’un couteau. Ce traumatisme inaugural – même si elle n’en a pas encore conscience – va contaminer toute son existence. En effet, l’adolescente réalise qu’elle perd progressivement le sens du toucher… À trente ans, Clémence, toujours insensible, est une célibataire endurcie, solitaire et sauvage. Après avoir été maquilleuse de cinéma, la jeune femme se retrouve employée de la « Clinique », une usine d’un genre particulier. En effet, la Clinique fabrique des poupées… mais des poupées grandeur nature, hyper-réalistes, destinées au plaisir – ou au salut – d’hommes esseulés. Le roman déroule en alternance l’histoire de Clémence adolescente, hantée par cette agression dont elle n’a jamais osé parler à sa famille, et le récit de Clémence adulte, assumant tant bien que mal les conséquences, physiques et psychologiques, de son passé. Mais la vie, comme toujours, est pleine de surprises

Après une certaine hésitation, je pense que j’ai aimé ce roman. L’écriture est agréable, Clémence attachante, et le dénouement heureux. Le sujet du roman est certes très pesant mais jamais étouffant, car j’ai toujours ressenti pendant ma lecture comme un souffle d’espoir ; j’avais l’intime conviction que ces deux personnages qui ne sont qu’un (Clémence adolescente et Clémence adulte) passeraient cette dure et traumatisante épreuve.

Amours, de Léonor de Récondo – Sabine Wespieser Editeur, janvier 2015.

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Nous sommes en 1908. Léonor de Récondo choisit le huis clos d’une maison bourgeoise, dans un bourg cossu du Cher, pour laisser s’épanouir le sentiment amoureux le plus pur – et le plus inattendu. Victoire est mariée depuis cinq ans avec Anselme de Boisvaillant. Rien ne destinait cette jeune fille de son temps, précipitée dans un mariage arrangé avec un notaire, à prendre en mains sa destinée. Sa détermination se montre pourtant sans faille lorsque la petite bonne de dix-sept ans, Céleste, tombe enceinte : cet enfant sera celui du couple, l’héritier Boisvaillant tant espéré. Comme elle l’a déjà fait dans le passé, la maison aux murs épais s’apprête à enfouir le secret de famille. Mais Victoire n’a pas la fibre maternelle, et le nourrisson dépérit dans le couffin glissé sous le piano dont elle martèle inlassablement les touches. Céleste, mue par son instinct, décide de porter secours à l’enfant à qui elle a donné le jour. Quand une nuit Victoire s’éveille seule, ses pas la conduisent vers la chambre sous les combles… Les barrières sociales et les convenances explosent alors, laissant la place à la ferveur d’un sentiment qui balayera tout.

Amours… Ce livre est un tel coup de coeur, un tel bijou, que je ne sais pas par où commencer, que je ne sais pas comment en parler, que je ne sais pas quels mots utiliser pour retranscrire exactement ce que j’ai ressenti et ce que je ressens encore après cette lecture. Je suis si heureuse de l’avoir lu, de l’avoir eu entre mes mains. Merci, un énorme merci à ma belle-soeur qui me l’a prêté cet été. C’est un livre qui fera partie à jamais de mes coups de coeur, un livre que je n’oublierai pas. Un livre marquant. Un livre ô combien poignant. Une écriture délicate, magnifique, éblouissante. Une histoire forte. Un livre qui laisse sans voix. Sans mot. Lisez-le. Lisez ce roman. Lisez Amours. Et vous devriez comprendre…

Le confident, de Hélène Grémillon – Folio, mars 2014.

confident

Camille vient de perdre sa mère. Parmi les lettres de condoléances, elle découvre un étrange courrier, non signé. Elle croit d’abord à une erreur mais les lettres continuent d’arriver, tissant le roman de deux amours impossibles, de quatre destins brisés. Peu à peu, Camille comprend qu’elle n’est pas étrangère au terrible secret que cette correspondance renferme.

Le Confident est pour moi le genre de livre dont il est difficile de parler de manière claire et tranchée. Ce genre de livre où je me retrouve vraiment dans un entre deux, une dualité entre j’aime/je n’aime pas.
Côté positif, ce roman aura eu le grand mérite de me réconcilier avec le style épistolaire (je faisais un blocage depuis ma lecture du Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates). Ensuite, l’intrigue est tellement énorme qu’elle a fini par me happer et me donner envie de terminer ce livre. Enfin, j’ai aimé ce traitement du thème de la maternité, qui conduit les personnages dans des destins très tourmentés, frisant la folie pour certains.
Côté négatif, l’écriture, principalement, qui cherche à être compliquée, mais sans y parvenir ; une écriture inégale tout au long du roman (parfois recherchée, parfois très simpliste), qui rend la lecture assez troublante ; de nombreux détails qui apportent une certaine lourdeur à l’intrigue ; un récit déconstruit qui donne la désagréable impression que l’auteur a commencé son écriture par la fin. Il y a aussi les personnages, bien trop fades malgré les thèmes abordés. Et pour finir, un dénouement si invraisemblable que j’ai bien du mal à y adhérer.
Impossible donc pour moi de trancher, et je n’aime pas cela…

Un avion sans elle, de Michel Bussi – Pocket, 2012.

avion

23 décembre 1980. Un crash d’avion dans le Jura. Une petite libellule de 3 mois tombe du ciel, orpheline. Deux familles que tout oppose se la disputent. La justice tranche : elle sera Émilie Vitral. Aujourd’hui, elle a 18 ans, la vie devant elle mais des questions plein la tête. Qui est-elle vraiment ? Dix-huit ans que Crédule Grand-Duc, détective privé, se pose la même question. Alors qu’il s’apprête à abandonner, la vérité surgit devant ses yeux, qu’il referme aussitôt, assassiné. Il ne reste plus qu’un vieux carnet de notes, des souvenirs, et Marc, son frère, pour découvrir la vérité…

J’ai dévoré les 200 premières pages de ce roman, puis plus rien, avant de m’y remettre vraiment il y a deux jours et le finir, enfin ! Premier roman de Michel Bussi, dont je découvre donc la plume. Hélas, rien d’extraordinaire malheureusement, l’écriture est même bien pauvre. Tout manque de profondeur, tout sauf cette intrigue. Car, même si elle nous est lourdement dévoilée, avec des longueurs, les égarements d’un des narrateurs (l’enquêteur Crédule Grand-Duc), avec des personnages transparents pour la plupart, bref, malgré cela, je dois avouer que l’intrigue est assez bonne et bien construite, le suspense est clairement au rendez-vous, et le dénouement, bien qu’il puisse paraître un peu attendu, ne l’est pas tant que ça dans son intégralité. Au final, je ne sais pas si j’ai aimé ou pas cette lecture, et encore moins si je tenterai à nouveau de plonger dans l’univers de cet auteur fraîchement découvert pour moi. Peut-être que oui, pour avoir une opinion plus claire…

Le livre noir des secrets

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Le livre noir des secrets, de F. E. Higgins – Pocket Jeunesse, 2008.

« Je ne suis pas l’auteur du livre noir des secrets. J’en ai découvert le manuscrit, soigneusement dissimulé au creux d’une jambe de bois. Ce récit extraordinaire y dormait depuis plus d’un siècle, attendant de révéler tous ses mystères. » F.E. HIGGINS
Voici l’incroyable histoire d’un jeune pickpocket en fuite et d’un mystérieux prêteur sur gages, qui achète les plus noirs secrets des villageois…à minuit.

Dans une atmosphère bien particulière, on suit les aventures de Ludlow, un jeune garçon livré à lui-même après avoir dû quitter Londres et sa misère, où il survivait tant bien que mal, auprès de ses parents qui l’exploitaient. Par chance, il va croiser la route d’un certain Joe Zabbidou, un étrange prêteur sur gages qui va l’engager et l’initier à son métier (mais pas à celui que l’on croit !). Happée très vite par l’intrigue, le suspense a fait le reste pour me tenir jusqu’à la dernière page. Un très bon roman !

Qui a tué michka ?

Qui a tué michka ? d’Irène Cohen-Janca – Éditions du Rouergue, collection Dacodac, janvier 2012.

Quatrième de couverture : Michka est bien plus qu’une simple peluche. Nora lui confie tout, même ce qu’ elle n’ose dire à personne. Michka est rempli de tous ses secrets. Mais où Michka a-t-il disparu ? A-t-il repris sa liberté ?

Mon avis : Nora, la narratrice, a le sentiment que le monde s’écroule depuis qu’elle et sa famille ont déménagé et se sont installées dans cette maison. Plus rien ne va. Non seulement elle se retrouve en décalage avec sa famille (ils sont tous heureux de ce changement, elle aimerait tant retourner dans leur ancien appartement), mais dans le déménagement elle a perdu Michka (une peluche à qui elle disait tous ses secrets et la « nourrissait » même avec). Et le pire de tout, elle se met en tête que sa mère a changé radicalement de comportement envers elle et ne l’aime plus car elle aurait été adoptée. Mais au final, sa maman sera la clef de tous ses tourments, et Nora comprendra pourquoi Michka est parti, en dévoilant ses secrets. Un beau roman sur la relation mère-fille, et l’importance de communiquer avec ceux qu’on aime.

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