Recherche

blogaëlle

Tag

thriller psychologique

Ragdoll, de Daniel Cole – Ecco, avril 2017.

William Fawkes, a controversial detective known as The Wolf, has just been reinstated to his post after months of psychological assessment following allegations of a shocking assault. A veteran of the force, Fawkes thinks he’s seen it all. That is, until his former partner and friend, Detective Emily Baxter, calls him to a crime scene and leads him to a career-defining cadaver: the dismembered parts of six victims sewn together like a puppet – a corpse that becomes known in the press as the « ragdoll. » Fawkes is tasked with identifying the six victims, but that gets dicey when his reporter ex-wife anonymously receives photographs from the crime scene, along with a list of six names, and the dates on which the Ragdoll Killer plans to murder them. The final name on the list is Fawkes. Baxter and her trainee partner, Alex Edmunds, hone in on figuring out what links the victims together before the killer strikes again. But for Fawkes, seeing his name on the list sparks a dark memory, and he fears that the catalyst for these killings has more to do with him – and his past – than anyone realises.

Dès les premières pages, on est emporté dans ce roman qui nous offre une enquête riche. Les personnages sont savoureusement complexes (mention spéciale pour Wolf !), mais pas autant que l’intrigue, qui peine parfois dans un rythme un peu trop ralenti à mon goût, comme un début prometteur qui se meurt et qui m’a lassé. Je suis un peu déçue par cette lecture dont j’attendais bien plus après avoir lu de nombreuses critiques dithyrambiques. Un bon premier roman tout de même !

D’après une histoire vraie, de Delphine de Vigan – JC Lattès, 2015.

d-apres-une-histoire-vraie-de-delphine-de-vigan

« Ce livre est le récit de ma rencontre avec L. L. est le cauchemar de tout écrivain. Ou plutôt le genre de personne qu’un écrivain ne devrait jamais croiser. »
Dans ce roman aux allures de thriller psychologique, Delphine de Vigan s’aventure en équilibriste sur la ligne de crête qui sépare le réel de la fiction. Ce livre est aussi une plongée au cœur d’une époque fascinée par le Vrai.

Autobiographie ou pure fiction ? Pour moi l’intérêt de cette lecture fut ailleurs. Car c’est avant tout un roman très fort et très riche sur l’emprise psychologique (très bien traitée), l’écriture et les rapports entre l’auteur et ses lecteurs. La tension est rapidement présente, elle augmente ensuite au fil des pages, jusqu’à éprouver un sentiment d’oppression et d’inquiétude assez fort. J’aime beaucoup l’écriture de Delphine de Vigan qui, une fois de plus, m’a emportée.

Autres romans lus : Les heures souterraines, Rien ne s’oppose à la nuit, No et moi

Livre lu dans le cadre de la Bibliothèque Orange 2016. Ma note : 4/5.

Une autre vie, de S. J. Watson – Sonatine, 2015.

autre

Femme au foyer, Julia mène une vie bien rangée à Londres avec son mari et son fils. Lorsqu’elle apprend la mort de sa jeune sœur, Kate, victime d’une agression à Paris, près du canal de l’Ourcq, elle est sous le choc. Les deux sœurs, dont les relations n’ont jamais été faciles, s’étaient perdues de vue. Ne parvenant pas à faire son deuil, Julia décide d’aller à Paris afin d’en savoir plus sur la vie que menait Kate. Là, elle apprend que cette dernière fréquentait assidûment les sites de rencontre en ligne. Le doute s’insinue alors dans son esprit : et si la mort de sa sœur n’était pas due à une simple agression mais à une mauvaise rencontre ? Ne pouvant se débarrasser de cette idée obsédante, Julia décide de se faire passer pour Kate sur le site Internet d’escorts que celle-ci utilisait. Mais, à l’âge des bilans, des remises en question, des ambitions laissées derrière elle, Julia ne réalise pas qu’elle est en train de jouer un jeu dangereux à double titre. Si elle a en effet raison sur les circonstances de la mort de sa sœur, elle prend tous les risques. Et en goûtant à une autre vie, plus excitante, que va-t-il rester de la sienne ?

Quand on a découvert et adoré un auteur après la lecture de son premier roman, on ne peut pas ne pas lire son deuxième roman. Mais on est tiraillé entre l’envie de s’y plonger et la peur d’être déçu par ce nouvel opus. J’ai lu Avant aller dormir il y a quatre ans, et j’en garde encore un très bon et vif souvenir, même bien plus qu’un souvenir. Si j’ai mis un petit moment avant d’ouvrir et commencer à lire les pages de ce roman, Une autre vie, c’est que je voulais rester sur cette bonne impression, sur cette sensation si particulière. Pourtant, ma curiosité a été plus forte. Et, comme je le craignais et m’y attendais un peu, mais sans aller jusqu’à la déception et encore moins l’ennui, ce deuxième roman est pour moi un peu en-dessous du premier. J’y ai retrouvé le même mécanisme du thriller psychologique typique de cet auteur, mais la surprise ne fut pas au rendez-vous. Un thriller efficace mais sans trop de saveur, avec une fin décevante, voire bâclée.

La fille du train, de Paula Hawkins – Sonatine, mai 2015.

train
Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller à Londres. Le 8 h 04 le matin, le 17 h 56 l’après-midi. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe, lors d’un arrêt, une jolie maison en contrebas de la voie ferrée. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants qu’elle voit derrière la vitre. Pour elle, ils sont Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l’être par le passé avec son mari, avant qu’il ne la trompe, avant qu’il ne la quitte. Rien d’exceptionnel, non, juste un couple qui s’aime. Jusqu’à ce matin où Rachel voit un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Rachel, bouleversée de voir ainsi son couple modèle risquer de se désintégrer comme le sien, décide d’en savoir plus sur Jess et Jason. Quelques jours plus tard, c’est avec stupeur qu’elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu…

Je suis probablement passée à côté de ce livre, car, une fois cette lecture finie, je ne comprends vraiment pas l’emballement médiatique dont il a bénéficié. Côté écriture, rien d’exceptionnel. Je ne me suis pas du tout attachée aux personnages, bien au contraire, je les ai tous trouvé antipathiques. Le début du roman et la mise en place de l’intrigue sont à mon goût laborieux. Les pages sont bien trop souvent difficiles à tourner. Une lecture douloureuse, qui ne mérite pas que je m’attarde plus longuement à en parler ici.

Purgatoire des innocents, de Karine Giebel – Pocket, 2014.

 image

Je m’appelle Raphaël, j’ai passé quatorze ans de ma vie derrière les barreaux. Avec mon frère, William, nous venons de dérober trente millions d’euros de bijoux. Ç’aurait dû être le coup du siècle, ce fut un bain de sang. Deux morts, un blessé grave. Le blessé, c’est mon frère. Alors, je dois chercher une planque sûre où il pourra reprendre des forces. Je m’appelle Sandra. Je suis morte, il y a longtemps, dans une chambre sordide. Ou plutôt, quelque chose est né ce jour-là… Je croyais avoir trouvé le refuge idéal. Je viens de mettre les pieds en enfer. Quelque chose qui marche et qui parle à ma place. Et son sourire est le plus abominable qui soit…

Plonger dans un roman de Karine Giebel, c’est plonger dans un univers sombre, très sombre. Connaissant l’auteur, je n’ai pas été surprise. Mais ce qui m’a déroutée dans ce roman, c’est de voir comment chaque chapitre est devenu une surenchère dans la cruauté, la barbarie, le sordide et le glauque, au point d’en alourdir l’intrigue et de me dire souvent : « C’est trop ! ». Trop de violence et de tortures injustifiées, qui rendent l’intrigue improbable ; je ne pense pas que l’être humain puisse supporter de telles souffrances. Et je ne comprends pas, surtout, comment l’auteur arrive à imaginer une telle histoire. Alors oui, l’intrigue une fois posée donne envie de tourner les pages, pour enfin connaître le dénouement, et le vivre comme une délivrance. Mais il arrive un moment où cette lecture devient trop lourde, où je ne me sentais pas bien en lisant ces pages de plus en plus glauques. Et quelque part, je ressens comme une culpabilité d’avoir tenu jusqu’à la dernière page. Beaucoup trop d’horreur pour moi, cela m’a écœuré, dérangé. Un huis clos bien trop long, répétitif, dont je me suis lassée.

Les apparences

apparences

Les apparences, de Gillian Flynn– Sonatine, janvier 2012.

Présentation de l’éditeur : « À quoi penses-tu ? Comment te sens-tu ? Qui es-tu ? Que nous sommes-nous fait l’un à l’autre ? Qu’est-ce qui nous attend ? Autant de questions qui, je suppose, surplombent tous les mariages, tels des nuages menaçants. » Amy, une jolie jeune femme au foyer, et son mari Charlie, propriétaire d’un bar, forment, selon toutes apparences, un couple idéal. Ils ont quitté New York deux ans plus tôt pour emménager dans la petite ville des bords du Mississippi où Charlie a grandi. Le jour de leur cinquième anniversaire de mariage, en rentrant du travail, Charlie découvre dans leur maison un chaos indescriptible : meubles renversés, cadres aux murs brisés, et aucune trace de sa femme. Quelque chose de grave est arrivée. Après qu’il a appelé les forces de l’ordre pour signaler la disparition d’Amy, la situation prend une tournure inattendue. Chaque petit secret, lâcheté, trahison quotidienne de la vie d’un couple commence en effet à prendre, sous les yeux impitoyables de la police, une importance inattendue et Charlie ne tarde pas à devenir un suspect idéal. Alors qu’il essaie désespérément, de son côté, de retrouver Amy, il découvre qu’elle aussi cachait beaucoup de choses à son conjoint, certaines sans gravité et d’autres plus inquiétantes. Si leur mariage n’était pas aussi parfait qu’il le paraissait, Charlie est néanmoins encore loin de se douter à quel point leur couple soi-disant idéal n’était qu’une illusion.

Mon avis : j’avais pris (la mauvaise ?!?) habitude de me lancer dans la lecture d’un livre paru chez Sonatine « les yeux fermés », persuadée, d’avance, de passer un très bon moment. Et bien, ce fut TRÈS loin d’être le cas pour ce roman de Gillian Flynn. Mais quel ennui… et quelle prouesse pour moi d’être allée jusqu’au bout, tout en lisant parfois largement entre les lignes. Ce roman rentre pour moi dans la catégorie des « livres-pavés qui pourraient se réduire à quelques pages ». Bref, un livre indigeste par ses trop nombreuses longueurs ! Dommage.

Avant d’aller dormir

Avant d’aller dormir, de S.J. Watson – Sonatine, 2011.

Présentation de l’éditeur : À la suite d’un accident survenu une vingtaine d’années plus tôt, Christine est aujourd’hui affectée d’un cas très rare d’amnésie : chaque matin, elle se réveille en croyant être une jeune femme célibataire ayant la vie devant elle, avant de découvrir qu’elle a en fait 47 ans et qu’elle est mariée depuis vingt ans. Son dernier espoir réside dans son nouveau médecin, Ed Nash. Celui-ci lui a conseillé de tenir un journal intime afin qu’elle puisse se souvenir de ce qui lui arrive au quotidien et ainsi reconstituer peu à peu son existence. Quand elle commence à constater de curieuses incohérences entre son journal, ce que lui dit son entourage et ses rares souvenirs, Christine est loin de se douter dans quel engrenage elle va basculer. Très vite elle va devoir remettre en question ses rares certitudes afin de faire la vérité sur son passé… et sur son présent.

Mon avis : lire ce livre était pour moi une évidence, encore fallait-il prendre le temps de le faire… C’est chose faite, et j’ai pris une belle claque. Je suis entrée toute de suite dans cette intrigue, brillante, et j’ai vraiment dévoré ce pavé. Je ne sais pas quoi, mais j’aurais voulu en lire encore plus. Le seul petit bémol serait ce semblant de répétition, l’amnésie de Christine rendant les débuts de chapitre presque identiques à quelques nuances près, mais de part l’intrigue cela me semble inévitable. Premier roman de cet auteur. Et déjà des initiales et un nom à ne pas oublier. L’expression « un livre qu’on ne peut pas lâcher », trop souvent injustement utilisée, prend ici toute sa valeur. Bref, un livre à lire absolument !

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :