Recherche

blogaëlle

Tag

vengeance

Banzaï Sakura, de Véronique Delamarre Bellégo – Oskar éditeur, 2014.

banzai-sakura

Sakura Yamanakako, une japonaise de 11 ans, arrive en milieu d’année dans la classe de Joséphine, dite Jo, et de Fabio le caïd. Si Jo devient vite sa meilleure amie, Fabio accueille chaque matin la nouvelle venue avec des surnoms aussi bêtes que racistes. Sakura ne bronche pas, jusqu’au jour où le garçon la traite de « sexy sushi ». C’en est trop… la guerre est déclarée ! Fabio le macho va découvrir un peu tard qu’on ne s’en prend pas impunément à l’héritière des samouraïs.

Un petit roman écrit sous la forme d’un journal, celui de Jo. Elle nous raconte comment elle a lié une nouvelle amitié avec Sakura, et surtout comment elles ont réussi, ensemble, et avec l’aide de leurs camarades, à faire une belle frayeur à Fabio, pour le remettre à sa place et qu’il cesse une bonne fois pour toute d’importuner voire harceler Sakura. Une belle histoire d’amitié, de solidarité, de tolérance, avec une petite touche de culture japonaise.

Lauréat du Prix des Incorruptibles 2015-2016

L’orangeraie, de Larry Tremblay – La Table Ronde, 2015.

larry

«Quand Amed pleure, Aziz pleure aussi. Quand Aziz rit, Amed rit aussi.» Ces frères jumeaux auraient pu vivre paisiblement à l’ombre des orangers. Mais un obus traverse le ciel, tuant leurs grands-parents. La guerre s’empare de leur enfance et sépare leurs destins. Amed, à moins que ce ne soit Aziz, devra consentir au plus grand des sacrifices. Conte moral, fable politique, L’Orangeraie est un roman où la tension ne se relâche jamais. Un texte à la fois actuel et hors du temps qui possède la force brute des grandes tragédies et le lyrisme des légendes du désert.

Une lecture violente, dure, parfois insoutenable, qui étourdit, secoue, bouscule. L’écriture, sobre et délicate, parfois même poétique, contraste tant avec l’intrigue que cela en est déroutant. Je me demande encore comment j’ai pu aller au bout de ce roman… Accepter de lire l’inacceptable. Je crois que les mots m’ont porté, m’ont soutenu et aidé à supporter une telle violence. Un roman puissant et émouvant d’où émerge beaucoup de questionnements. Une histoire effrayante que je ne suis pas prête d’oublier. A lire absolument !

Livre lu dans le cadre de la Bibliothèque Orange 2016. Ma note : 4/5.

Ce qui nous lie, de Samantha Bailly – Milady, 2014.

1409-nous-lie-p_org

Alice a un don. Les liens entre les individus lui apparaissent sous forme de fils lumineux. Un phénomène inexplicable qu’elle met à profit pour démasquer les hommes infidèles. Mais au fond, Alice n’aspire qu’à retrouver une vie «normale», celle du bureau, des collègues et des relations simples. Son nouveau poste dans un cabinet de recrutement semble lui offrir tout cela, et plus encore. Parmi les personnalités variées qui cohabitent dans l’open space, elle rencontre l’inaccessible Raphaël, qui ne la laisse pas indifférente. Le seul dont Alice n’arrive pas à percevoir les liens.

Gros coup de coeur pour ce livre tout doux. Peut-être même au-delà du coup de coeur ! J’avais un léger à priori en commençant cette lecture, que je classais d’avance dans la catégorie « romance », catégorie peu gratifiante pour moi. Mais Ce qui nous lie est une histoire pleine de magie et d’espoir que j’ai dévoré et que je ne voulais pas finir, pour rester encore quelques instants avec ces personnages si attachants. J’ai suivi avec bonheur et plaisir Alice dans ses questionnements, dans sa quête du bonheur, dans ses émotions. J’ai été transportée par cette lecture, par l’écriture, par les mots de l’auteur ; j’étais ailleurs, complètement absorbée par ce bouquin, qu’il me fallait lire, lire, lire. Je viens de découvrir Samantha Bailly, et d’une belle manière ; je sais déjà que d’autres livres de cet auteur vont bientôt rejoindre ma PAL. Une lecture haletante, hypnotique que je vous conseille vivement. Un roman à lire absolument !

Les corps inutiles, de Delphine Bertholon – JC Lattès, 2015.

corps

Clémence vient d’avoir quinze ans, de terminer le collège. Un nouveau cycle s’ouvre à elle, lorsqu’elle est agressée, en plein jour et en pleine rue, par un inconnu armé d’un couteau. Ce traumatisme inaugural – même si elle n’en a pas encore conscience – va contaminer toute son existence. En effet, l’adolescente réalise qu’elle perd progressivement le sens du toucher… À trente ans, Clémence, toujours insensible, est une célibataire endurcie, solitaire et sauvage. Après avoir été maquilleuse de cinéma, la jeune femme se retrouve employée de la « Clinique », une usine d’un genre particulier. En effet, la Clinique fabrique des poupées… mais des poupées grandeur nature, hyper-réalistes, destinées au plaisir – ou au salut – d’hommes esseulés. Le roman déroule en alternance l’histoire de Clémence adolescente, hantée par cette agression dont elle n’a jamais osé parler à sa famille, et le récit de Clémence adulte, assumant tant bien que mal les conséquences, physiques et psychologiques, de son passé. Mais la vie, comme toujours, est pleine de surprises

Après une certaine hésitation, je pense que j’ai aimé ce roman. L’écriture est agréable, Clémence attachante, et le dénouement heureux. Le sujet du roman est certes très pesant mais jamais étouffant, car j’ai toujours ressenti pendant ma lecture comme un souffle d’espoir ; j’avais l’intime conviction que ces deux personnages qui ne sont qu’un (Clémence adolescente et Clémence adulte) passeraient cette dure et traumatisante épreuve.

Madame Solitude, de Bill Pronzini – Folio Policier, 2015.

65814507_13704181

« Elle était la personne la plus triste, la plus solitaire qu’il avait jamais rencontrée : elle était la solitude incarnée, la mélancolie même. » Dès que Jim Messenger croise cette jeune femme dans un café de San Francisco, il est bouleversé par l’impression de solitude qui se dégage d’elle. Elle a beau l’avoir éconduit, il ne peut s’empêcher de l’observer et de la suivre de loin. Jusqu’au jour où elle ne vient pas au café. Inquiet, il se rend chez elle et découvre qu’elle s’est donné la mort. Obsédé par cette femme, Jim décide de découvrir qui était vraiment celle qu’il surnommait Mademoiselle Solitude.

Je me suis abonnée pour 6 mois à Livre-moi(s), et Madame Solitude est le premier livre que j’ai reçu début décembre. J’ai eu beaucoup de mal à entrer dans cette intrigue (même si les premiers chapitres se déroulent à San Francisco où je vis actuellement, et ce fût la petite surprise agréable). Trop de lenteur et la solitude du personnage féminin qui intrigue tant Jim Messenger en sont peut-être les principales causes. L’envie de lire ce livre (et de le finir aussi) est apparue vers la moitié. Les personnages sont attachants, les lieux sont décrits de telle manière que l’on s’y croit vraiment, au point de sentir la poussière sur notre peau parfois. L’intrigue s’accélère et s’étoffe un peu dans les derniers chapitres. Mais la lecture de ce petit polar aura été trop marquée par l’ennui pour moi. Dommage…

Anya’s Ghost, de Vera Brosgol – First Second, 2011.

 anya

Of all the things Anya expected to find at the bottom of an old well, a new friend was not one of them. Especially not a new friend who’s been dead for a century. Falling down a well is bad enough, but Anya’s normal life might actually be worse. She’s embarrassed by her family, self-conscious about her body, and she’s pretty much given up on fitting in at school. A new friend—even a ghost—is just what she needs. But her new BFF isn’t kidding about the « Forever » part…

Un très bon roman graphique sur le thème de l’adolescence. L’auteur aborde ce thème sous un angle original, de manière fine et approfondie. J’ai tout de suite été séduite par l’histoire car je me suis attachée au personnage d’Anya. Côté dessin, j’ai aimé la rondeur du trait et le choix de la colorisation. C’est presque un coup de coeur ! A mettre entre les mains de tout adolescent(e).

67

Ce soir je vais tuer l’assassin de mon fils, de Jacques Expert – Le Livre de Poche, 2011.

fils

Quand son fils meurt, renversé par un chauffard qui a pris la fuite, Antonio Rodriguez jure à sa femme qu’il le vengera. Tandis que l’enquête piétine durant des mois, il en vient à découvrir qui est le meurtrier, un cadre supérieur de sa propre entreprise dont l’attitude lui paraît très suspecte. Pourtant, un jour, les gendarmes l’informent qu’ils viennent d’arrêter le coupable. Les preuves sont formelles, l’homme est passé aux aveux. Mais ce n’est pas le même individu. Dans ce roman à quatre voix – Antonio et sa femme, Sylvia, l’assassin, et son épouse-, se joue un ballet macabre, autour du thème de l’autodéfense : qui Antonio Rodriguez va-t-il tuer ce soir?

J’ai découvert Jacques Expert avec Adieu, dont il me reste un bilan de lecture mitigé. J’ai bien plus apprécié ce roman. J’ai adoré cette narration à quatre voix : parfaite, précise, très harmonieuse (le passage d’un narrateur à l’autre m’a rarement paru si doux), bref, elle apporte beaucoup à l’intrigue. Le scénario est très bien ficelé. J’ai dévoré ce livre rapidement. Le dénouement est très bon aussi. Ouvert, certes, mais c’est ce qui le rend efficace je trouve. Je me suis énormément attachée aux deux personnages féminins : Sylvia, bouleversante et forte ; Christine, dont j’admire le courage de rester vivre aux côtés d’une ordure pareil, mais que j’ai trouvé un peu lâche à la fin. Les deux hommes sont des personnages assez riches également, mais ce Jean-Pierre est vraiment le genre de personnage odieux que l’on déteste et qui dégoute du début à la fin. Un bon petit polar français, à lire absolument !

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :