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Les cahiers d’Esther, tome 1 : Histoires de mes 10 ans, de Riad Sattouf – Allary Editions, 2016.

Écrits d’après les histoires vraies d’Esther A.*, Les Cahiers d’Esther nous plongent dans le quotidien d’une fille de 10 ans qui nous parle de son école, ses amis, sa famille, ses idoles. Que sont Tal, Kendji Girac ou bien les têtes brûlées ? Quels sont les critères de beauté que doivent avoir les garçons et les filles pour être populaires ? Comment fait-on quand on a des copines plus riches que soi ? Qu’est-ce que le petit pont massacreur ? Comment les attentats du 7 janvier ont-ils été vécus dans la classe d’Esther ? Comment faire quand on a peur d’avoir des gros seins ? En cinquante-deux pages qui sont autant de saynètes sur un thème à chaque fois différent, Esther nous raconte sa vie et son époque. Ce qu’elle ne dit pas à ses parents, elle le raconte dans ce journal intime, tour à tour drôle et émouvant, tendre et cruel : un portrait de la jeunesse d’aujourd’hui et un miroir de notre société.
*Les noms des vraies personnes ont été modifiés !

Cette BD, c’est la vision d’une petite fille sur notre société actuelle, c’est ses réactions face à certaines actualités, et c’est aussi sa relation avec sa famille, ses amis à l’école. Esther est parfois drôle, souvent dure et cruelle, elle a (presque) un avis sur tout, elle comprend beaucoup de choses à son âge, mais elle croit aussi en comprendre d’autres. Si Esther est vraiment à l’image de notre jeunesse actuelle, c’est assez inquiétant…

 

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Le cabaret des ombres (Une aventure des Spectaculaires, tome 1), de Régis Hautière (scénario) et Arnaud Poitevin (dessin) – Rue de Sèvres, 2016.

Qu’ils soient hercule de foire, homme volant, lanceur de couteaux ou lycanthrope, les membres de la joyeuse troupe du Cabaret des Ombres ont tous un talent certain… pour le trucage et l’illusion. Hélas, à l’heure où le Tout-Paris ne jure plus que par le cinématographe, leurs tours de passe-passe ne suffisent plus pour émouvoir les foules. Aussi, quand l’inénarrable professeur Pipolet leur propose de sauver le monde, ils se disent que le moment est venu pour eux de se montrer vraiment… spectaculaires.

Cette BD jeunesse au rythme fou ne manque pas de rebondissements, ni d’humour. L’ambiance est rétro, burlesque, et le contexte historique intéressant. J’ai savouré cette histoire servie par des planches aux couleurs chaudes, vivantes, et un décor somptueux. La couverture annonçait la couleur et je n’ai pas été déçue !

 

 

Question d’équilibre (Pico bogue #3), de Dominique Roques (scénario) et Alexis Dormal (dessin) – Dargaud, 2012.

Pico Bogue poursuit son exploration au petit bonheur la chance des grandes questions sur la vie et absolument tout le reste ! Ana Ana, sa petite soeur, met un point d’honneur à l’aider ou le contrarier selon les circonstances, ses parents passent du rire aux larmes, et les amis des parents apprennent à découvrir le charmant petit monstre. Une galerie de personnages, des histoires et des situations absolument irrésistibles !

Toujours aussi savoureux de lire un album de Pico Bogue. Comme d’habitude j’ai ri et souri de nombreuses fois, et je m’attache de plus en plus à ces personnages. Un vrai régal. A lire absolument !

 

 

Persepolis (#1) : the Story of a Childhood, de Marjane Satrapi – Pantheon, 2003.

Wise, funny, and heartbreaking, Persepolis is Marjane Satrapi’s memoir of growing up in Iran during the Islamic Revolution. In powerful black-and-white comic strip images, Satrapi tells the story of her life in Tehran from ages six to fourteen, years that saw the overthrow of the Shah’s regime, the triumph of the Islamic Revolution, and the devastating effects of war with Iraq. The intelligent and outspoken only child of committed Marxists and the great-granddaughter of one of Iran’s last emperors, Marjane bears witness to a childhood uniquely entwined with the history of her country. Persepolis paints an unforgettable portrait of daily life in Iran and of the bewildering contradictions between home life and public life. Marjane’s child’s-eye view of dethroned emperors, state-sanctioned whippings, and heroes of the revolution allows us to learn as she does the history of this fascinating country and of her own extraordinary family. Intensely personal, profoundly political, and wholly original, Persepolis is at once a story of growing up and a reminder of the human cost of war and political repression. It shows how we carry on, with laughter and tears, in the face of absurdity. And, finally, it introduces us to an irresistible little girl with whom we cannot help but fall in love.

Ce roman graphique, racontant l’enfance de l’auteur dans un Iran violent et instable, est saisissant, intense, magnifique, touchant, mais aussi instructif. L’Histoire en planches noires et blanches ! Cette petite Marji est incroyable et forte. J’ai très envie de découvrir la suite de cette vie singulière.

La survie de l’espèce, de Paul Jorion et Grégory Maklès – Futuropolis, 2012.

Si l’on en croit Paul Jorion, l’économie est une chose trop sérieuse pour être laissée aux mains des seuls économistes ! Preuve en est faite avec « La Survie de l’espèce », un essai dessiné percutant, drôle, et pas complètement désespéré, mis en images par Grégory Maklès, connu jusqu’ici pour ses bandes dessinées de fantasy humoristique. En une succession de courts chapitre et d’analyses aussi pointues sur le fond, que délirantes dans la présentation, pimentées d’un brin de souvenirs personnels et d’un zeste d’actualité, Jorion brosse au vitriol un portrait érudit et rigolo de l’idéologie politique et de l’organisation de l’humanité actuelles, qui s’acheminent vers leur extinction naturelle, et il propose quelques idées pour l’éviter. Jouant des symboles connus de tous, Maklès vulgarise les écrits de Jorion, avec la volonté de faire sourire plutôt que de se laisser abattre. Cela commence avec le procès de monsieur x, trader et mercenaire zélé de la banque d’investissement Gloldman Sax, accusé d’avoir créé un produit financier à partir des créances les plus pourries du marché, qu’il a revendu sciemment à ses clients avant de parier sur l’effondrement de cette « camelote ». Pourquoi ? Parce que ces clients étaient faibles, et que le système dit M.A.F. (Mort Aux Faibles) ! Bien sûr, cela nous rappelle quelque chose… Comment a-t-on bien pu en arriver là ? C’est le postulat de départ des auteurs : comprendre. Alors, avec trois symboles simples (le Salarié, un petit jouet en plastique, le Patron, un général d’armée, et le Capital, un financier à haut de forme et gros cigare), Jorion et Maklès expliquent pourquoi et comment. Cyniquement, ironiquement et avec beaucoup d’humour (noir), ils décortiquent l’invention du travail, le partage des richesses, le management, la Bourse ou encore l’ultra libéralisme.

Très loin d’avoir apprécié les planches de cette bd et le sujet économique +++ ; le contenu est décrit avec un humour pinçant sur notre société actuelle et ses aberrations. Intéressant, mais parfois trop cynique pour moi.

 

Il était 2 fois dans l’ouest, de Séverine Vidal – Sarbacane, collection ˜Pépix, Le œFeuilleton des Incos, 2015.

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Quand Luna arrive à Monument Valley, en territoire indien pour les vacances d’été, elle ne sait pas qu’elle vient de mettre les deux pieds dans l’aventure ! En réalité, Luna va vivre des vacances… complètement dingues. Ça commence par sa rencontre avec Josh, un (très beau) garçon Navajo qui va lui faire découvrir à cheval les paysages incroyables du territoire indien ; et ça continue avec de la magie, des croyances indiennes, des animaux sauvages, un vieux cow-boy fou sur- nommé « Sloppy Joe »… Bref : Luna et Josh vont vivre les « mille façons de frémir en Arizona » !!!

Lecture commune avec ma fille, dont la classe de CM2 participe au Prix des Incorruptibles 2016/2017. On a a-do-ré !!! De jolies illustrations en noir et blanc, beaucoup d’humour, une grande aventure, l’amitié qui se transforme en un sentiment plus fort, les petits bonus qui fourmillent d’informations, et, énorme cerise sur le gâteau (déjà bien gros et délicieux !), le décor de ce roman : Monument Valley en Arizona ! J’ai tellement eu l’impression d’être retournée dans ce lieu magnifique grâce à ce livre, une sensation très agréable. Un gros coup de coeur ! A lire absolument !!!

Enceinte ! : C’est pas une mince affaire, de Mademoiselle Caroline – City Editions, 2010.

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Etre enceinte, ce n’est vraiment pas une mince affaire ! Avec tendresse, cynisme et humour, Mademoiselle Caroline croque dans cette bande dessinée les neuf mois de grossesse que vivent toutes les femmes attendant un heureux événement. Un épanouissement ? Pas sûr… Cela ressemblerait plutôt une longue (très longue) maladie : les nausées, les envies pressantes à tout bout de champ, la sensation d’être une grosse vache qui se traîne. Etre enceinte, c’est aussi ne plus pouvoir boire de vin, manger de fromage, de charcuterie, de sushis, ne plus avoir le droit de caresser un chat ou un chien, etc.

Une bande dessinée légère sur les neuf mois de grossesse, avec une petite touche d’humour. J’aime beaucoup les dessins de Mademoiselle Caroline.

 

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