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Monster, tome 11 : L’Angle mort, de Naomi Urasawa – Big Kana, 2003.

 

Un appartement dans un vieil immeuble des bas quartiers de Prague avec une enseigne ornée de trois grenouilles… Une femme y vivait avec ses deux enfants, des jumeaux, il y a une dizaine d’années. C’est ce que Tenma apprend des voisins. Ils lui parlent également de la police secrète tchécoslovaque et d’un étrange incendie. Les jumeaux en question pourraient-ils être Johann et Anna ? Parallèlement, Suk, un jeune inspecteur de la police de Prague, tombe sous le charme d’une jolie fille qu’il a rencontrée dans un bar. Elle s’appelle Anna ! Lorsque Tenma et Suk se rencontrent, une nouvelle tragédie se prépare autour d’eux.

Encore un manga dont j’avais arrêté sans raison la lecture. J’avais lu le tome 10 en 2008, puis plus rien… J’ai retrouvé avec plaisir cette intrigue riche et complexe, et ses personnages, attachants pour certains et troublants pour d’autres. L’histoire était étrangement encore assez fraîche dans mon esprit, une bonne surprise !

La promesse des ténèbres, de Maxime Chattam – Albin Michel, 2009.

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New York Mégapole de tous les possibles. De tous les excès. Où la verticalité des buildings s’oppose à celle des souterrains, toujours plus profonds, peuplés de SDF. Où des hommes se déguisent en vampires pour se repaître de la vie de leur partenaire. Où l’industrie pornographique underground se développe à une inquiétante vitesse. Où l’on vend la mort filmée en direct. Au cœur de ce maelström, le journaliste Brady O’Donnel, dans le sillage de Rubis, femme envoûtante, plonge dans l’enfer. Celui de la Promesse des Ténèbres.

J’ai rarement lu un livre si trash. C’est ce qui a rendu ma lecture désagréable par moments. Pour le reste, l’intrigue est relativement bonne, les pages se tournent facilement (mis à part quand on tombe dans le glauque et le trash…). Cependant j’ai trouvé ces personnages aux traits vampiriques un peu too much à mon goût. Je n’y ai pas adhéré. La fin est abrupte, comme dans tous les autres livres que j’ai lu de cet auteur. Je commence à m’y habituer.

Autres romans lus écrits par Maxime Chattam : Les arcanes du chaos, Le 5è règne, Le sang du temps.

Purgatoire des innocents, de Karine Giebel – Pocket, 2014.

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Je m’appelle Raphaël, j’ai passé quatorze ans de ma vie derrière les barreaux. Avec mon frère, William, nous venons de dérober trente millions d’euros de bijoux. Ç’aurait dû être le coup du siècle, ce fut un bain de sang. Deux morts, un blessé grave. Le blessé, c’est mon frère. Alors, je dois chercher une planque sûre où il pourra reprendre des forces. Je m’appelle Sandra. Je suis morte, il y a longtemps, dans une chambre sordide. Ou plutôt, quelque chose est né ce jour-là… Je croyais avoir trouvé le refuge idéal. Je viens de mettre les pieds en enfer. Quelque chose qui marche et qui parle à ma place. Et son sourire est le plus abominable qui soit…

Plonger dans un roman de Karine Giebel, c’est plonger dans un univers sombre, très sombre. Connaissant l’auteur, je n’ai pas été surprise. Mais ce qui m’a déroutée dans ce roman, c’est de voir comment chaque chapitre est devenu une surenchère dans la cruauté, la barbarie, le sordide et le glauque, au point d’en alourdir l’intrigue et de me dire souvent : « C’est trop ! ». Trop de violence et de tortures injustifiées, qui rendent l’intrigue improbable ; je ne pense pas que l’être humain puisse supporter de telles souffrances. Et je ne comprends pas, surtout, comment l’auteur arrive à imaginer une telle histoire. Alors oui, l’intrigue une fois posée donne envie de tourner les pages, pour enfin connaître le dénouement, et le vivre comme une délivrance. Mais il arrive un moment où cette lecture devient trop lourde, où je ne me sentais pas bien en lisant ces pages de plus en plus glauques. Et quelque part, je ressens comme une culpabilité d’avoir tenu jusqu’à la dernière page. Beaucoup trop d’horreur pour moi, cela m’a écœuré, dérangé. Un huis clos bien trop long, répétitif, dont je me suis lassée.

Miserere, de Jean-Christophe Grangé – Albin Michel, 2008.

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Etrange assassinat d’un chef de chorale d’origine chilienne dans l’église arménienne de Paris. Disparitions de plusieurs enfants de choeur. Série de meurtres opérée selon un protocole macabre : perforation inexplicable des tympans, inscriptions tirées du Miserere d’Allegri, mystérieuses traces de pas autour des cadavres, pointure 36… Pour mener l’enquête, deux flics borderline comme les aime Grangé : Kasdan, le vieux briscard à la retraite, et Volo le toxico, beau comme une rock star. Origines arménienne et russe. Deux hommes intelligents, acharnés, hantés par leur passé.

Je ne suis malheureusement jamais vraiment entré dans ce roman de cet auteur que je considère comme un des meilleurs de thriller français. Je pense que cela est plus dû à un moment de lecture mal choisi qu’à l’intrigue elle-même. On sent, comme dans tous les livres de JCG, que l’auteur s’est bien documenté, ce qui fait que la lecture est loin d’être pauvre. Mais l’intrigue mêlant religieux, politique et historique fût un peu trop lourde pour moi. Et, à nouveau, le dénouement est vite servi. Bref, ce n’est vraiment pas le Grangé que je préfère !

La chambre des morts, de Franck Thilliez – Pocket, 2006.

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Imaginez… Vous roulez en pleine nuit avec votre meilleur ami, tous feux éteints. Devant vous, un champ d’éoliennes désert. Soudain le choc, d’une violence inouïe. Un corps gît près de votre véhicule. A ses côtés, un sac de sport. Dedans, deux millions d’euros, à portée de la main. Que feriez-vous ? Vigo et Sylvain, eux, ont choisi. L’amitié a parfois le goût du sang : désormais le pire de leur cauchemar a un nom… La Bête.

Oui, l’intrigue est bonne et bien ficelée. Oui, le suspense est bien présent. Oui, je suis allée jusqu’au bout. Mais, pourtant, je ne peux pas dire que j’ai aimé ce thriller de Thilliez. Trop glauque pour moi. Des lourdeurs. Une fin bâclée. Une plume moins aboutie que dans ses autres romans, celui-ci étant son deuxième. Mais j’ai enfin fait connaissance avec l’intrigante Henebelle, un des personnages récurrents de l’auteur que je retrouverai bientôt dans un autre de ses romans. Et Franck Thilliez reste, encore et malgré tout, un de mes auteurs de frissons à la française préférés. Je pense que si je l’avais lu au moment de sa sortie, mon avis aurait été tout autre.

Déjà lus du même auteur : La forêt des ombres, Fractures et Vertige.

L’invisible

L’invisible de Robert Pobi – Sonatine, mai 2012.

Présentation de l’éditeur : Montauk, Nouvelle-Angleterre. Jack Cole revient pour la première fois depuis près de trente ans dans la maison où il a grandi. Son père, Jacob Coleridge, un peintre reconnu et célébré dans tout le pays à l’égal de Jackson Pollock, y vit reclus depuis des années, souffrant de la maladie d’Alzheimer. Son état a récemment empiré et une crise de démence l’a conduit à l’hôpital. Si ses jours ne sont pas en danger, ses moments de lucidité sont rares. Jack, qui a le corps entièrement tatoué d’un chant de L’Enfer de Dante, souvenir d’une jeunesse perturbée, est lui aussi un artiste en son genre. Travaillant en indépendant pour le FBI, il possède un don unique pour lire les scènes de crime et entrer dans l’esprit des psychopathes. Alors qu’un terrible ouragan s’approche des côtes, Dan Hauser, le shérif de la ville, profite de la présence de Jack pour lui demander de l’aider à résoudre un double assassinat, celui d’une femme et d’un enfant dont on ignore les identités. Devant la méthode employée par le tueur, Jack ne peut s’empêcher de faire le lien avec un autre crime, jamais résolu, le meurtre de sa mère lorsqu’il avait 12 ans. Alors que le village est bientôt coupé du monde par la tempête, les meurtres se succèdent et Jack est bientôt convaincu que son père connaît l’identité de l’assassin. La clé réside-t-elle dans les 5 000 mystérieux tableaux qu’il a peints inlassablement ces dernières années et qui semblent constituer une sorte d’étrange puzzle ? C’est dans l’esprit de son père que Jack va cette fois devoir entrer, comme il entre d’habitude dans celui des criminels, pour trouver une vérité complètement inattendue.
Dans ce premier roman impressionnant, Robert Pobi s’intéresse à un trait commun que partagent artistes, médecins et policiers, celui d’interroger obsessionnellement les apparences afin d’atteindre, peut-être, la vérité qui se cache derrière. Avec une efficacité et une maîtrise dignes des plus grands auteurs de thrillers, il tient le lecteur en haleine de la première à la dernière page, au fil d’une intrigue machiavélique, jusqu’au coup de théâtre final, qui place le livre au niveau des plus grandes réussites du genre.

Mon avis : décidément, les éditions Sonatine excellent dans la publication de premiers romans époustouflants. Comme récemment avec Avant d’aller dormir, je suis une fois de plus bluffée en achevant cette lecture. Je n’ai rien vu venir, rien soupçonné avant les dernières pages. Et quand un auteur me piège ainsi, j’adore, et je dis « Bravo » ! La surprise est un ingrédient des plus appréciable dans la lecture…

Vertige

Vertige de Franck Thilliez – Fleuve Noir, collection Thriller, octobre 2011.

Quatrième de couverture : un homme se réveille au fond d’un gouffre, au cœur d’un environnement hostile, deux inconnus et son fidèle chien comme seuls compagnons d’infortune. Il est enchaîné au poignet, l’un des deux hommes à la cheville et le troisième est libre, mais sa tête est recouverte d’un masque effroyable, qui explosera s’il s’éloigne des deux autres. Qui les a emmenés là ? Pourquoi ? Bientôt, une autre question s’imposera, impérieuse : jusqu’où faut-il aller pour survivre ? Pour son 10e roman, Franck Thilliez réussit un tour de force dans ce huis clos étouffant et glacial à la fois, où il joue à décortiquer l’âme humaine confrontée aux situations de l’extrême. Sans jamais épargner son lecteur, manipulé jusqu’à la dernière ligne, et, qui sait, peut-être plus encore…

Mon avis : Franck Thilliez est un de mes auteurs préférés. Cependant la lecture de ce Vertige fut pour moi laborieuse. On retrouve certes les ingrédients de prédilection de cet auteur, avec un huis clos psychologique où la tension monte au fil des pages. Mais j’ai vraiment commencé à apprécier tout cela qu’après avoir lu les 2/3 du livre. Un énième rebondissement qui m’a, cette fois, emporté jusqu’à la dernière page. Je ne voulais pas abandonner ce livre avant la fin, car cet auteur ne pouvait pas me décevoir. Je regrette de devoir écrire aujourd’hui que ce fut le cas avec Vertige

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